De l’importance des dividendes

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Nous vous parlons souvent de « l’effet compound » ou de « l’effet boule de neige ». Derrière cette image se cache une réalité financière. Les actions versent régulièrement des dividendes à leurs détenteurs et les obligations des coupons d’intérêts. C’est la récompense octroyée par les entreprises qui de part leur activité font des profits. Toutes les entreprises n’en versent pas. Notamment les valeurs de croissance qui brûlent du capital et enregistrent des pertes. Celles des secteurs plus traditionnels en versent notamment lorsque l’économie est en croissance. Les banques, les assureurs, les entreprises de l’énergie et du luxe versent des dividendes conséquents. Si leurs résultats sont en hausse, leur dividende peut progresser de manière spectaculaire. En revanche, en cas de crise, les dividendes peuvent chuter à 0. Ce fut le cas pour les banques lors de la grande crise financière.

Quand on investit à long terme, on veut que son argent « travaille ». Les investissements peuvent voir leur valeur monter faisant progresser votre capital. Ils vont aussi régulièrement vous verser des dividendes et des intérêts. « L’effet boule de neige » consiste à réinvestir cet argent dans les mêmes actifs. Ainsi vous détenez de plus en plus d’actions qui produiront plus de dividendes et plus de potentiel de gain en capital.

On attribue à Albert Einstein d’avoir déclaré : « Les intérêts composés sont la huitième merveille du monde. Celui qui le comprend s’enrichit ; celui qui ne le comprend pas, le paie » (cependant, personne n’est vraiment certain que ce soit lui qui l’ait affirmé).

Le graphique ci-dessus illustre l’intérêt de commencer tôt pour profiter de la composition des intérêts.

Mais qu’en est-il dans la réalité ? Est-ce que ça marche ?

Pour cela regardons la différence entre un indice sans dividendes et le même indice avec les dividendes réinvestis. Les indices cotent la plupart du temps sans les dividendes. Ainsi, si vous regardez un graphique du CAC40, vous avez l’impression que depuis mars 2000, il n’a pas progressé. Mais si vous aviez acheté du CAC40 en 2000, vous auriez pu toucher et réinvestir beaucoup de dividendes. Et ça fait toute la différence ! Vous auriez gagné 70% de plus !

Source : Refinitiv, Le DJ stoxx et le DJ stoxx dividendes réinvestis, aucun frais appliqué

Autre exemple, l’indice des plus grandes capitalisations européennes : le DJ STOXX.

Une personne ayant investi 5 000€ en 1992, aurait multiplié par 10 son capital grâce aux dividendes. Attention, les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Mais l’hypothèse selon laquelle les entreprises continueront à verser des dividendes est réaliste. Grosso modo, l’écart entre les deux courbes est de 3% par an. Cela illustre aussi l’importance de bien regarder les frais que vous supportez. Si vous payez des frais de 3% par an, l’effet des dividendes sera absorbé !

Philippe de Gouville
CEO et co-fondateur d’Ismo

Philippe vous propose chaque semaine son analyse de l’actualité des marchés financiers sur le blog Ismo. Retrouvez ses précédentes analyses dans la catégorie Actualités du blog.