Weekly Ismo – 7 février 2022

Chers lecteurs,

Comme chaque semaine, Ismo décrypte pour vous l’actualité qui impacte les marchés financiers.

Bonne lecture !

Mauvais mois de janvier pour les actions

Avec Plus de 6% de baisse pour le MSCI World en janvier, les actions ont connu leur plus mauvais début d’année depuis 2016. Sans le rebond de fin de mois, elles auraient pu enregistrer la pire performance depuis la crise de 2008. Les valeurs de croissance sont massacrées comme en témoigne la performance de l’indice sectoriel Eurostoxx Technology qui perd 15% depuis le début de l’année alors que les values ont pu tirer leur épingle du jeu avec une progression de 10% pour l’Eurostoxx Oil & Gas et l’Eurostoxx Banks.

 

Les chiffres de la semaine

  •  Le MSCI World progresse : +1,95%.
  • Les taux grimpent : 1,92% pour le 10 ans US, +0,21% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières sont en hausse. Le pétrole gagne encore de 6% à 92$/bl.
  • Le Bitcoin gagne 9% et passe à 41 500$.
  • Le dollar recule à 1,14$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, recule à 23.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 4 février 2022.

L’inflation progresse partout, trop vite

Cela commence à devenir problématique, l’inflation est galopante : 7% aux US, 5% en Europe ou au Royaume-Uni. Il n’y a aucun signe de ralentissement. Les banques centrales se sont trompées en pensant que l’inflation n’était que conjoncturelle. Elles sont maintenant obligées d’agir plus vite et plus fort pour rattraper le temps perdu.

 

La banque d’Angleterre monte encore les taux

Les Anglais confrontés à une inflation importante ont monté une deuxième fois les taux après une première hausse en décembre. En effet, la banque centrale prévoit que l’inflation atteindra au moins 7,25% en avril. Son taux directeur est maintenant de 0,5%. Il y a donc encore de la marge.

La BCE prend les marchés obligataires par surprise

Comme prévu, la banque centrale n’a pas bougé son taux directeur. Mais sa position devient difficile. D’ailleurs sa Présidente n’a pas voulu confirmer qu’il n’y aurait pas de hausse en 2022, provoquant un réajustement à la hausse des taux longs et donc la chute des obligations. Les taux allemands à 10 ans sont à nouveau positifs, une première depuis 2019. A l’instar des autres banques centrales, la BCE est obligée de prendre en compte l’inflation qui progresse encore à 5,1% en janvier. On s’approche de plus en plus de la fin des taux négatifs.

La Turquie au bord du chaos ?

Les expérimentations monétaires du président Erdogan tournent à la catastrophe. Le pays connait une période d’hyperinflation proche de 50% et une devise qui n’en finit plus de s’affaiblir. Pour tenter de calmer la population, le président promet une hausse du salaire minimum de 50% et de monter les retraites.

Les prix de l’énergie toujours en hausse ​

Avec le pétrole qui s’approche de 100$/bl et qui montent toutes les semaines, avec les prix du gaz et de l’électricité qui ne descendent pas, la facture énergétique va être salée. En France, les prix de l’électricité sont réglementés et dans cette période électorale, impossible de passer la hausse de 35% sur l’électeur. La hausse est donc limitée à 4%. Mais ne nous trompons pas, le gouvernement ne peut que retarder l’inéluctable. La hausse finira par être intégralement supportée par les particuliers si les prix ne baissent pas.