Weekly Ismo – 28 mars 2022

La guerre semble s’enliser

L’Ukraine semble mener des contre-attaques autour de Kiev avec succès. Le nombre de russes tués, blessés, capturés ou disparus montent régulièrement et pourrait avoir atteint 40 000 selon l’OTAN. Le président Joe Biden affirme que l’OTAN réagira en cas d’utilisation d’armes chimiques et fait pression pour exclure la Russie du G20. Cette demande a peu de chance d’aboutir compte tenu de l’opposition de plusieurs membres comme l’Inde, la Chine et l’Arabie Saoudite.

 

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World poursuit son rebond : 1,2%.
  • Les taux s’envolent encore : 2,49% pour le 10 ans US, 0,57% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premièresrepartent à la hausse. Le pétrole à 114$/bl.
  • Le Bitcoin monte de 5% à 42 000$.
  • Le dollar progresse à 1,10$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, se dégonfle à 21.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 25 mars 2022.

Les prix des fertilisants au plus haut

A cause de la guerre et des problèmes d’approvisionnement, les prix des engrais ne font que monter. Ses composants comme l’ammoniac, l’azote, les nitrates, le potassium et les sulfates sont difficiles à trouver et leurs prix ont monté de plus de 30% depuis le début de l’année. Cette hausse combinée avec celle de l’énergie va continuer de faire monter les prix des denrées alimentaires. On peut craindre la famine dans certaines des zones les plus pauvres du globe.

La FED veut s’occuper de l’inflation

On pourrait voir très bientôt de l’inflation à deux chiffres aux US ! La Fed est résolue à mettre tout en œuvre pour la combattre. Les taux vont donc monter vite, très vite, et plus haut qu’anticipé. Fini la volonté de régulariser la politique monétaire petit à petit.

Les US vont fournir du gaz à l’Europe

Les US veulent aider les européens à sortir de leur dépendance aux hydrocarbures russes (et entrer dans la leur ?). Ils se sont engagés à fournir du gaz naturel liquéfié en quantité. Mais à quel prix pour les européens ? En effet, il est notoire qu’il n’y a pas moins cher que le gaz russe. De plus, le gaz naturel liquéfié nécessite des infrastructures portuaires qui sont actuellement insuffisantes. De leur côté, les européens n’ont pas réussi à se mettre d’accord pour un embargo sur le gaz et le pétrole russe.

L’immobilier baisse en France

Le volume des transactions baisse (-9% en février). Compte tenu du contexte actuel, c’est normal. Cette baisse peut même être considérée comme une saine correction après des années d’euphorie. Ce qui est attendu désormais, c’est une baisse sensible des prix. En effet, avec la hausse des taux long, la capacité des particuliers à financer une acquisition par l’emprunt va diminuer.