Weekly Ismo – 28 mai 2021

  • Le MSCI World progresse nettement (+1,41%), au plus haut.
  • Les taux reculent légèrement (1.58% pour le 10 ans US, -0.18% pour le 10 ans allemand)
  • Les matières premières remontent avec le pétrole qui s’envole de plus de 3$/bl à 66$/bl, au plus haut depuis la crise.
  • Le Bitcoin perd encore 5% à 35 600$.
  • Le dollar reste stable à 1.217.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, perd encore plus de 3 points à 16.76.

Les marchés profitent du recul des craintes de surchauffe de l’économie américaine

Les dernières données économiques, notamment l’emploi, ont fait reculer les craintes d’une surchauffe imminente de l’économie américaine. Pourtant l’indicateur d’inflation préféré de la Fed, le core PCE, s’envole de 3.1% sur un an. Mais les commandes de biens durables et l’immobilier marquent le pas.

La BCE droite dans ses bottes

La BCE estime comme la Fed que l’inflation est passagère. Elle n’envisage pas de modifier son programme d’achat d’obligations comme certains commençaient à le craindre. La banque centrale détient 3000 milliards d’euros fin avril. La courbe de taux est donc toujours sous contrôle.

  • PSPP : achat de titres émis par des états et des entités publiques
  • CBPP3 : achats de crédit hypothécaires (covered bonds)
  • CSPP : achat d’obligations d’entreprises
  • ABSPP : achats de titrisations

Biden propose le budget le plus important depuis la seconde guerre mondiale

Le président américain ne rechigne pas à la dépense. C’est un véritable adepte de la relance keynésienne avec un budget de 6000 milliards de dollars. Mais le ratio dette/PIB est hors de contrôle.

Sur le front de l'ESG

La justice néerlandaise a estimé que Royal Dutch Shell était en partie responsable du réchauffement climatique et a ordonné à l’entreprise de prendre des mesures pour réduire son empreinte. Il s’agit d’une première qui va probablement faire date et du bruit.

La théorie du complot ?

Le président Biden a demandé aux agences de renseignement de lui fournir un rapport sur les origines du covid-19 à mesure que de plus en plus de scientifiques s’interrogent ouvertement sur les affirmations chinoises et sur l’étroitesse du rapport de l’OMS. Rappelons, que toute référence au laboratoire de Wuhan était considérée il y a encore peu comme une apologie de la théorie du complot et était supprimé de tous les réseaux sociaux. Voilà qui ne va pas améliorer les relations sino-américaines !