Weekly Ismo – 25 Avril 2022

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Chers lecteurs,

Comme chaque semaine, Ismo décrypte pour vous l’actualité qui impacte les marchés financiers.

Bonne lecture !

Les taux européens montent

La BCE durcit son discours et provoque l’envolée des taux en Europe. Alors que les rendements des emprunts d’état allemands étaient négatifs en début d’année, ils frôlent maintenant la barre des 1%. Le stock d’obligations avec des rendements négatifs fond à vue d’œil. Cette remontée des taux est une mauvaise nouvelle pour les états les plus endettés comme l’Italie dont l’écart de taux avec l’Allemagne ne fait qu’augmenter. En France, le taux à 10 ans s’établit à 1,40% alors que la crise de la Covid-19 a gonflé la dette publique à 115% du PIB. Il y a encore quelques semaines, il n’était pas question de monter les taux en Europe. Les investisseurs anticipent maintenant une hausse d’au moins 0,8% d’ici la fin de l’année et l’arrêt des programmes d’achats d’obligations dès cet été. Et pourtant, la croissance donne déjà des signes de fléchissement …

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World recule encore : -2,66%.
  • Les taux repartent à la hausse : : 2,90% pour le 10 ans US, 0,96% pour le 10 ans allemand
  • Les matières premières baissent légèrement. Le pétrole à 102$/bl
  • Le Bitcoin recule à 40 000$.
  • Le dollar est stable à 1,08$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, remonte à 28.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 22 avril 2022.

Les membres du G20 boudent la Russie

Les représentants américains, canadiens, anglais, danois et ukrainiens ont quitté la salle lors de l’intervention des représentants russes au sommet du G20. Certains membres souhaitaient l’exclusion du pays du G20, sans succès. Pendant ce temps, les Américains se sont engagés à fournir 1,3 milliard de dollars de soutien supplémentaire à l’Ukraine dont 800 millions d’aide militaire faisant des US le principal soutien économique et militaire du pays, bien au-delà de tous les autres réunis ! (Le deuxième pays étant l’Estonie, la France n’étant même pas dans les 10 premiers).

Le Japon veut lutter contre l’inflation

Le Japon a dû batailler ces 30 dernières années contre la déflation. Le retour de l’inflation dans ce pays est donc un évènement considéré comme une victoire par le pouvoir en place. Afin d’aider les ménages les plus faibles et les petites PME, le gouvernement planche sur une aide directe équivalente à 10 milliards d’euros, un peu comme le chèque inflation en France. Verra-t-on un jour les banques centrales donner de l’argent directement aux ménages et aux entreprises comme l’ancien président de la Fed l’avait proposé lors de la crise financière (le fameux ‘helicopter money’) ? On en est encore loin mais on s’en rapproche doucement.

Hausse des prix alimentaires en France

Selon les derniers chiffres publiés par l’INSEE, les prix des matières premières alimentaires importés ont vu leur prix augmenter de 41,5% en un an. La hausse des prix des transports et de l’énergie en est en partie responsable. Plus que jamais, les Français voulant réduire leur budget alimentaire devraient consommer local et acheter des produits de saison. Rien qu’en mars, les prix des matières premières importées ont bondi de 7,7% : 15% pour les oléagineux, 9% pour la viande et 11% pour les céréales.

Les épargnants renforcent encore leur épargne de précaution

Avec la guerre et l’inflation, les Français ont continué d’alimenter les livrets A et LDDS à hauteur de 3,7 milliards d’euros. Le taux réel du livret A est pourtant de plus en plus négatif (-3,5% en mars). Rappelons qu’aucun placement sans risque ne permet de lutter efficacement contre l’inflation.