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Chers lecteurs,

Comme chaque semaine, Ismo décrypte pour vous l’actualité qui impacte les marchés financiers.

Bonne lecture !

La montée des taux longs fait chuter les marchés

L’inflation et des propos de la Fed qui montrent qu’elle pourrait agir plus vite et plus fort pour lutter contre elle ont provoqué une hausse brutale des taux longs ce qui a eu raison des marchés actions. Les valeurs de croissance, plus sensibles à la hausse des taux ont plus lourdement chuté. Cela se voit nettement avec le Nasdaq qui recule de -4.5 % contre seulement -1.52% pour le MSCI World.

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World recule : -1,52%.
  • Les taux remontent : 1,77% pour le 10 ans US, -0,05% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières sont en hausse. Le pétrole progresse à 79$/bl.
  • Le Bitcoin recule à 41 500$.
  • Le dollar baisse légèrement à 1,13$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, rebondit à 19.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 7 janvier 2022.

La Fed plus agressive contre l’inflation

La banque centrale va commencer à monter les taux. C’était déjà anticipé. Ce qui est nouveau c’est sa volonté de réduire le montant d’obligations qu’elle détient (plus de 8 000 milliards) plus rapidement que prévu. Elle envisage de commencer en 2022 alors que les investisseurs l’anticipaient pour 2023. Les marchés obligataires ont réagi violemment à la baisse.

L’inflation au plus haut en Europe

Ça y est, l’inflation a atteint 5% en décembre dans la zone euro. C’est un record depuis que l’euro existe. Elle est toujours due principalement à la hausse des prix du gaz et du pétrole. Pour autant, aucune hausse des taux de la BCE n’est attendue en 2022.

Le baril de pétrole à 80$

Et pourtant l’OPEC a décidé de maintenir son plan de hausse de la production de brut. Elle estime que le variant Omicron ne devrait pas faire baisser la demande comme ce fut le cas pour les autres variants.

La Turquie et le Kazakhstan s’enfoncent dans la crise

Fin 2021, l’inflation en Turquie était en hausse de 36%. Le pouvoir d’achat des Turcs a donc chuté d’un tiers. La stratégie économique du président Erdogan est clairement un échec. La hausse des prix du gaz a provoqué des émeutes sanglantes au Kazakhstan obligeant les dirigeants du pays à appeler son allié russe en renfort pour rétablir l’ordre.

Baisse de l’impôt sur les sociétés

En 2022, le taux d’imposition sera abaissé à 25% pour l’ensemble des entreprises. Il est ainsi passé de 33.33% en 2017 à 25% en 5 ans ! L’effort est louable mais ce niveau reste encore un des plus élevés d’Europe.

Chers lecteurs !

Nous sommes très heureux d’avoir passé cette année avec vous !
Nous profitons de cette newsletter pour vous souhaiter de très belles fêtes de fin d’année !
Nous restons toujours à votre écoute : n’hésitez pas à partager avec nous vos remarques et avis.

Bonne lecture et à très vite pour la suite des aventures avec Ismo !

  • Le MSCI World recule : -1,5%.
  • Les taux redescendent : 1,41% pour le 10 ans US, -0,38% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières sont stables. Le pétrole reste à 71$/bl.
  • Le Bitcoin ne bouge pas à 47 000$.
  • Le dollar monte à 1,12$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, rebondit à 21.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 17 décembre 2021.

Livret A : hausse des taux prévue en février

Contrairement aux précédentes annonces de Bercy, le taux du livret A va monter en février. Une hausse juste 2 mois avant les élections. Hmm, ça sent le bon vieux cadeau pré-électoral… Cela va-t-il changer votre vie ? Probablement pas. En effet, pour 10 000 € investis, cela représente un gain de 30€ sur un an. La belle affaire…

La banque d’Angleterre monte ses taux !

« Messieurs les Anglais tirez les premiers ! » Les Anglais sont les premiers parmi les économies majeures à monter les taux alors même que la croissance s’essouffle. Le mouvement est symbolique (les taux passent de 0,1% à 0,25%) mais permet à la banque centrale de montrer sa détermination à lutter contre l’inflation.

Omicron se propage très vite

L’OMS a dit cette semaine que le vaccin pourrait ne pas suffire pour combattre le virus. Elle recommande les gestes barrières et la mise en place de nouvelles mesures de distanciation sociale. Le virus se propage comme une trainée de poudre : le nombre de cas double tous les deux jours. Omicron pourrait dépasser Delta dans les jours qui viennent. En France, le gouvernement ne souhaite pas de nouvelles mesures avant la fin de l’année, en espérant que le virus soit moins nocif que Delta.

La Fed bouge ses pions

La banque centrale va accélérer la réduction de ses achats d’obligations. Les banquiers centraux envisagent même de monter les taux à trois reprises en 2022 si l’inflation reste élevée. Ne nous y trompons pas, la fin des achats, c’est une mesure restrictive de resserrement monétaire. Les marchés actions, et surtout les valeurs de croissance, ont accusé le coup avec une forte hausse de la volatilité.

Pas de surprise, l’inflation en hausse partout en novembre

C’était anticipé, mais cela reste une mauvaise nouvelle. L’inflation continue de monter. Elle franchit le cap symbolique des 5% dans l’Union Européenne. Rien ne signale un ralentissement, surtout pas les prix à la production qui flambent (10% aux US par exemple). Les banques centrales vont devoir continuer à agir. Malheureusement, voilà qui risque d’alimenter encore nos prochains weekly !

  • Le MSCI World progresse fortement : +3,06%.
  • Les taux montent : 1,48% pour le 10 ans US, -0,34% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières progressent. Le pétrole s’envole à 71$/bl.
  • Le Bitcoin recul à 47 000$.
  • Le dollar est stable à 1,13$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, recule fortement à 19.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 10 décembre 2021.

Omicron rassure, les marchés s’envolent

Le variant Omicron semble moins redoutable finalement. Selon Pfizer, une dose de plus de vaccin (encore !) pourrait suffire à s’en protéger. Les marchés actions ont connu une des plus belles semaines de l’année. Comme quoi, essayer de faire du « market timing » est très compliqué ! Pour autant, l’Europe reste un foyer de la maladie et les règles se durcissent dans tous les pays. Mais compte tenu du nombre de morts/malades de cette vague, plus faible grâce à la vaccination massive, aucun pays n’a encore franchi le pas du reconfinement.

L’inflation poursuit sa hausse

L’inflation est au plus haut depuis 40 ans aux US. Elle atteint 6,8% sur un an ! Pour l’instant l’inflation anticipée reste sous contrôle mais la situation est préoccupante. La FED est acculée et doit réagir. Elle va accélérer le retrait des mesures de soutien mises en place au début de la crise sanitaire. En Europe aussi l’inflation progresse et nul doute que la BCE lui emboîtera le pas. En attendant, les taux d’intérêts remontent.

La tension monte à propos de l’Ukraine

Le président américain s’est entretenu avec son homologue russe pour essayer de le dissuader d’envahir l’Ukraine. Des troupes se sont massées de l’autre côté de la frontière faisant craindre une invasion imminente. Les US n’envisagent pas plus que des sanctions économiques, le président Biden ayant exclu d’envoyer des troupes dans un pays ne faisant pas partie de l’OTAN. Il est fort probable que Vladimir Poutine nous refasse le coup de la Crimée, malheureusement.

La Chine baisse le taux des réserves obligatoires

La Chine tente de stabiliser son économie en injectant plus de 188 milliards de dollar de liquidités. La situation des promoteurs immobiliers Evergrande et Kaisa Group ne s’améliore pas amenant la banque centrale du pays à agir.

Fin du règne d’Angela Merkel

C’est la fin de 16 ans au pouvoir comme chancelière de la République fédérale d’Allemagne. Quel destin extraordinaire pour elle, originaire d’ex-Allemagne de l’Est et première femme à accéder à cette fonction ! Son successeur, le Social-Démocrate Olaf Sholz a été élu officiellement à sa place ce mercredi.

  • Le MSCI World recule à nouveau : -1,24%.
  • Les taux baissent : 1,36% pour le 10 ans US, -0,39% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières baissent. Le pétrole recule à 66$/bl.
  • Le Bitcoin est inchangé à 53 700$.
  • Le dollar est stable à 1,13$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, continue sa hausse à 31.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 03 décembre 2021.

Le variant Omicron se répand rapidement

Le virus a maintenant été détecté dans 38 pays. Si on en croit le patron de Moderna, les vaccins actuels seront moins efficaces car le virus a beaucoup muté. Il estime à plusieurs mois la production d’un nouveau vaccin efficace. S’il se répand rapidement, personne ne connait encore sa dangerosité. De cette information seule dépend l’impact qu’il peut avoir sur l’économie mondiale. En attendant, par précaution, plusieurs pays ont décidé de restreindre les déplacements internationaux et de renforcer les mesures barrières.

L’inflation européenne explose

On attendait 4,5%. C’est finalement à 4,9% que l’inflation européenne est ressortie pour le mois de novembre. Cela met clairement la pression sur la BCE pour arrêter ses programmes de soutien. Ce sont les prix de l’énergie qui ont principalement poussé l’inflation au plus haut depuis 25 ans.

Le président de la Fed s’inquiète

Chez les banquiers centraux, la confusion règne entre les craintes liées à l’inflation et l’arrivée d’Omicron. Faut-il agir vite contre la hausse des prix ou faut-il attendre d’en savoir plus sur le virus ? Le président de la Fed estime que l’économie est en danger et que l’inflation pourrait encore monter si le télétravail reprenait, mettant encore plus de pression sur le marché du travail.

La Turquie s’enfonce dans la crise économique

L’inflation a dépassé 20% ! C’est la conséquence de l’effondrement de la livre turque causée par des baisses de taux ordonnées par Erdogan, pour lutter contre l’inflation … Quand le politique se mêle de politique monétaire, cela finit toujours mal.

Record de versement sur l’assurance-vie en octobre

Décollecte sur le livret A, collecte sur l’assurance-vie. Les Français ont versé 13 milliards d’euros sur leurs contrats, dont près de 38% en unités de compte. On en est à un total de près de 125 milliards depuis le début de l’année pour un total de 1800 milliards d’euros. L’engouement pour ces produits ne se dément pas. Nous ne pouvons que vous conseiller de bien analyser les frais avant de souscrire ces produits.

  • Le MSCI World recule fortement : -2,82%.
  • Les taux baissent : 1,48% pour le 10 ans US, -0,34% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières baissent. Le pétrole s’effondre de 10% à 68$/bl.
  • Le Bitcoin baisse de 7,5% à 53 700$.
  • Le dollar est stable à 1,13$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, explose à 28.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 26 novembre 2021.

Un nouveau variant de la Covid-19 apparait : le variant Omicron

Un nouveau variant a été identifié en Afrique du Sud cette semaine provoquant un effondrement des marchés vendredi. Les investisseurs anticipent un retour des limitations de déplacement et craignent un possible retour des confinements. Ce nouveau variant présente un nombre important de mutations faisant craindre une perte d’efficacité des vaccins. Les actions liées à la réouverture des économies comme celles des secteurs des transports et des loisirs ont été particulièrement massacrées.

L’Allemagne repousse l’idée d’un reconfinement

Le pays est pourtant confronté à une explosion des cas. Le prochain chancelier, le social-démocrate Olaf Scholtz préfère d’abord tester d’autres mesures comme imposer la vaccination à certaines populations.

Powell confirmé en tant que président de la FED

Finalement, Joe Biden a renouvelé Jerome Powell dans ses fonctions au détriment de l’autre candidat, Lael Brainard. A cette annonce, les obligations américaines ont reculé. Les investisseurs estiment que le président de la FED (Réserve Fédérale des Etats-Unis) est plus enclin à monter les taux rapidement que son challenger.

Joe Biden ordonne l’utilisation des réserves stratégiques de pétrole

Il s’agit d’une action pour faire baisser les prix du pétrole. La Chine, l’Inde, le Japon et le Royaume-Uni accompagne cette action en mettant aussi une partie de leurs réserves sur le marché. L’impact sur les prix de cette action a été limité. Le pétrole a en revanche fortement reculé avec l’apparition du nouveau variant.

La livre turque au plus bas

La prise en main de la politique monétaire pas le président Erdogan fait peur. Le pays s’enfonce dans la crise. Mais aussi, quelle idée de vouloir combattre l’inflation en baissant les taux !

Décollecte sur le livret A en octobre

-3,40 milliards en octobre. Les épargnants ont puisé dans leur bas de laine pour la première fois en 2021. La fin d’année est source de nombreuses dépenses. L’inflation peut également être une raison pour faire face aux dépenses courantes. Mais la faiblesse du taux du livret A peut aussi inciter des épargnants à opter pour d’autres placements plus rémunérateurs.

  • Le MSCI World recule légèrement : -0,23%.
  • Les taux baissent : 1,55% pour le 10 ans US, -0,34% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières consolident. Le pétrole fond à 76$/bl.
  • Le Bitcoin baisse de 10% à 58 000$.
  • Le dollar monte à 1,13$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, grimpe à 18.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 19 novembre 2021.

Les marchés à la peine

Les marchés reprennent leur souffle. Les nouvelles sur le front de l’inflation et de l’épidémie ne sont pas bonnes. Les valeurs « Covid » liées au télétravail et au « rester à la maison » en profitent. Le Nasdaq atteint donc un nouveau record ce vendredi alors que les autres indices sont en recul.

Le plan de relance américain validé

Le plan qui prévoit 1000 milliards d’investissements dans le renouvellement des infrastructures a été signé par Joe Biden. Il prévoit d’investir massivement dans le rail pour les passagers et le fret, dans la construction de ponts et de routes, dans la fibre et dans les services publics (eau, électricité, …). Même si ces infrastructures sont pour la plupart obsolètes et nécessitent donc des investissements, le timing de ce plan n’est pas des plus heureux, car cet argent risque d’alimenter l’inflation.

Les restrictions sont de retour en Europe

L’Europe est à nouveau durement touché par la Covid-19. Plusieurs pays affichent un taux record d’infections. L’Autriche a décidé de confiner à nouveau sa population, les Pays-Bas partiellement. L’Allemagne va rendre la vaccination obligatoire. La Belgique impose le télétravail et le port du masque dans les espaces fermés.

Evergrande devrait faire faillite

Selon l’agence S&P, le promoteur géant devrait bien faire faillite car il a perdu son principal business. L’entreprise vend des appartements avant l’achèvement des travaux permettant de lever du capital pour de nouveaux projets. Or ce cycle est brisé, les particuliers ne voulant plus avancer l’argent à l’entreprise en difficulté.

Hausse des salaires en 2020 ?

Avec l’inflation et les problèmes d’approvisionnement en ressources, notamment humaines, le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, estime que les salaires vont progresser en 2022. Il pense que les rémunérations pourraient progresser de 10% dans certains secteurs où le recrutement est difficile comme celui de la restauration. Seulement 40% des entreprises envisagent des hausses de salaires collectives d’une moyenne de 1,2% en 2022. Les hausses seront donc principalement individuelles.

  • Le MSCI World ne bouge pas : -0,01%.
  • Les taux remontent : 1,57% pour le 10 ans US, -0,27% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières remontent légèrement. Le pétrole reste à 81$/bl.
  • Le Bitcoin progresse de 5% à 64 000$.
  • Le dollar monte à 1,15$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, est restée autour de 16.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 12 novembre 2021.

L’inflation augmente plus que prévu

L‘inflation galope, notamment aux US, où, en octobre, elle atteint 6,2% et 4,6% pour la mesure qui exclue l’énergie et l’alimentation. En Allemagne, 4,5% et en Espagne 5,4% ! 

On n’avait plus vu de tels niveaux depuis plus de 30 ans. Les salaires n’arrivant pas à suivre une telle envolée, le pouvoir d’achat se réduit un peu partout. Les investisseurs ont compris que la situation était sérieuse en sanctionnant les marchés actions et les obligations en fin de semaine.

En Europe l’optimisme domine toujours

Les marchés européens résistent. Ils sont aidés par une politique monétaire toujours aussi favorable et par un regain d’optimisme autour de la croissance européenne. La production industrielle de la zone euro recule, mais moins que prévu, et la BCE revoit finalement à la hausse (encore !) la croissance pour 2021 (5%) et reste optimiste pour 2022 avec une prévision de 4,6%. La banque centrale avertit cependant que les difficultés arrivent avec la hausse des prix de l’énergie et les problèmes persistants dans les chaînes d’approvisionnement.

La Covid-19 revient en force en Europe

C’est comme un sparadrap ; on n’arrive pas à s’en séparer. L’Allemagne a comptabilisé un nombre record de cas cette semaine et envisage à nouveau des restrictions. En France, le nombre repart à la hausse avec une troisième injection à la clé. On parle d’un nouveau confinement aux Pays-Bas et en Autriche, qui veut confiner les personnes non vaccinées. Enfin, la situation s’aggrave à l’Est, notamment en Hongrie et en Slovaquie où l’épidémie bat son plein. Pour certains pays, l’hiver sera difficile.

Le Japon met un n-ième plan de relance sur les rails

Le nouveau gouvernement de Fumio Kishida, fraichement intronisé, planche sur un plan de relance fiscal de 350 milliards d’euros pour essayer à nouveau de relancer la machine économique de l’archipel. Le plan s’adresse en premier lieux aux familles avec des enfants et aux petites entreprises. Rappelons que le Japon est le seul pays du monde à toujours lutter contre la déflation !

L’inflation s’insinue en Chine aussi

L’inflation arrive par les prix à la production qui ont progressé de plus de 13% sur un an. Il faut remonter 26 ans en arrière pour retrouver de tels chiffres. Mais il est vrai que la Chine à la capacité d’exporter (aussi) cette inflation à l’étranger compte tenu de la forte demande.

La « Flop26 » finit sur une bonne nouvelle

En effet, la Chine et les US nous ont fait la surprise d’un communiqué commun jetant les bases d’une collaboration entre les 2 pays pour réduire les émissions de méthane, la déforestation et pour augmenter l’utilisation des énergies renouvelables. Reste à savoir si l’engagement est concret ou s’il s’agit d’un plan de communication des deux plus grands pollueurs de la planète. Les promesses n’engagent que ceux qui les croient…

Les taux se resserrent 😊

Avec la hausse des matières premières, voici venu le temps du retour de l’inflation.

La hausse des prix est combattue traditionnellement de deux manières.

La première consiste à réduire la masse monétaire en circulation. C’est ce que s’apprête à faire la FED et la BCE en arrêtant leurs programmes d’achats d’obligations. En effet, quand une banque centrale achète des obligations, elle injecte des liquidités dans le système.

La deuxième manière consiste à rendre le crédit plus cher en montant les taux. Lorsque les taux remontent, les obligations baissent. En effet, pourquoi conserver une obligation qui me verse des coupons plus faibles que ceux qu’on peut recevoir avec les nouvelles obligations qui versent des coupons plus élevés ?

Nous vivons depuis quelques années une situation paradoxale avec des taux négatifs. Si vous prêtez de l’argent à l’état, il vous en rendra moins. C’est le prix à payer pour la sécurité. Cela incite à investir dans l’économie plutôt que dans l’épargne garantie. Le montant total des obligations ayant une rentabilité négative est colossal. 1/5ème des obligations émises dans le monde ont un rendement négatif. Plus de la moitié de celles-ci ont été émises par le Japon, l’Allemagne et la France.

Mais depuis quelques semaines, le montant total des obligations baisse fortement à mesure que les investisseurs anticipent des remontées de taux.

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Dans certains pays, plus exposés à l’inflation, les taux à court terme remontent plus vite que ceux à long terme conduisant à une courbe inversée (Brésil, Russie), souvent le signe d’une récession à venir dans ces pays.

Cet aplatissement des courbes de taux vient du fait que les investisseurs anticipent une remontée des taux à court terme. Si une banque centrale augmente trop ses taux, ou trop vite, on parle alors de « policy error », cela peut conduire à un effondrement de la croissance. Dans ce cas les taux vont ensuite redescendre et c’est ce qu’anticipent les taux longs.

Philippe, co-fondateur et gérant d’Ismo

  • Le MSCI World progresse de 1,60%.
  • Les taux baissent : 1,46% pour le 10 ans US, -0,28% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières reculent légèrement. Le pétrole revient à 81$/bl.
  • Le Bitcoin est stable à 61 000$.
  • Le dollar est resté autour de 1,16$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, est restée autour de 16.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 05 novembre 2021.

Les marchés s’envolent après l’annonce de la FED

Comme prévu, la FED a annoncé la réduction de son programme d’achat d’obligations mis en place pour lutter contre la crise du Covid-19. C’est le premier tour de vis monétaire pour lutter contre l’inflation. Les marchés ont bien accueilli cette annonce et ont encore progressé. Les indices américains continuent de battre record sur record.

Le CAC40 bat un record historique vieux de plus de 20 ans

Ça y est, l’indice CAC40 a, à son tour, battu son record historique en séance, record datant de la bulle Internet, vieux de plus de 21 ans ! L’indice CAC40 dividendes inclus avait déjà battu ses propres records à de multiples reprises en cette année 2021, complétement folle.

La Banque d’Angleterre surprend

Contre toute attente, la banque d’Angleterre a décidé à la dernière minute de ne pas monter ses taux comme cela était largement anticipé. Elle ne sera donc pas la première grande banque centrale à monter les taux. La livre sterling n’a pas aimé et recule sensiblement face à l’euro. Compte tenu de l’inflation, cela ne semble que partie remise.

La Covid-19 revient en Europe, par l’Est

D’après l’OMS, l’Europe est le nouvel épicentre du Covid-19. Il s’agit en fait de l’Europe et de l’Asie centrale qui comptent pour plus de la moitié des cas et des décès répertoriés dans le monde.

Le G20 adopte le principe de la taxe universelle

Cette taxe universelle est sensée empêcher les multinationales de cacher leurs profits dans des paradis fiscaux. Rappelons que cette idée est venue en réaction à la taxe GAFA voulue par la France et le UK. Attendons de voir si cette taxe sera bien mise en place pour mesurer son efficacité …

La nourriture au plus haut depuis 10 ans dans le monde

C’est probablement la plus mauvaise nouvelle pour toute une partie du monde qui mange difficilement à sa faim. Les prix des denrées alimentaires s’envolent. D’après les Nations Unies, les prix sont au plus haut depuis 10 ans. L’inflation des prix est due aux céréales et aux huiles végétales. La hausse des prix de l’énergie est une mauvaise chose pour la production agricole qui nécessite des engrais et des machines.

  • Le MSCI World progresse de 0,42%.
  • Les taux sont stables : 1,56% pour le 10 ans US, -0,11% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières sont stables. Le pétrole proche de 84$/bl.
  • Le Bitcoin est stable à 61 300$.
  • Le dollar est resté autour de 1,16$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, est restée autour de 16.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 29 Octobre 2021.

Les marchés sont portés par les bons résultats

Malgré des premiers signes de ralentissement économique dans le monde et malgré la poursuite de la montée inflationniste, les marchés restent sur des niveaux élevés grâce à la poursuite des publications de bons résultats par les entreprises, même si les difficultés d’approvisionnement se font malgré tout sentir sur les résultats des géants comme Apple et Amazon. En octobre le MSCI World progresse de 5,1% effaçant le recul de septembre.

La croissance ralentit aux US

Le variant delta et les problèmes dans les chaines d’approvisionnement ont finalement eu un impact sur la croissance américaine qui s’inscrit à 2% pour le deuxième trimestre, bien en deçà des prévisions et des 6,7% du trimestre précédent. C’est la consommation, principale moteur de la croissance outre-Atlantique, qui est en berne à 1,6% contre 12% le trimestre précédent.

La croissance en Europe plus forte que prévue

Au troisième trimestre, la croissance européenne a été de 2,2% et de 3,7% sur une année. Elle est notamment meilleure que prévue en France et en Italie.

L’inflation toujours plus haute en Europe

Parallèlement à ces bons chiffres de croissance, Eurostat estime que l’inflation a été de 4,1% en octobre, soit le niveau le plus élevé depuis 13 ans. Sans l’énergie et la nourriture, l’inflation est au-dessus de l’objectif de 2% de la BCE. La réaction de Christine Lagarde, sa présidente, ne s’est pas fait attendre : le programme de soutien mis en place contre la Covid-19 va être supprimé début 2022.

La fin de l’argent gratuit ?

Les banques centrales signalent que la fin de la fête est proche. Un peu partout les programmes d’achats de dettes mis en place lors du Covid-19 vont s’arrêter. Face à l’inflation, les premières mesures consistent donc à freiner la croissance monétaire. D’autres sont déjà à l’étape suivante et prévoient de monter les taux s’ils ne l’ont pas déjà fait. C’est le cas du Canada et de l’Australie, pays producteurs de matières premières, qui s’apprêtent à emboiter le pas de la Norvège et de la Russie, pour ne citer qu’eux.

Le PER plébiscité par les Français

L’engouement des épargnants pour le PER assurance ne fait qu’augmenter au fil des mois. La collecte nette du PER depuis le début de l’année 2021 est déjà égale à celle de l’ensemble de l’année 2020, soit 1,6 milliards d’euros. Nous vous conseillons de bien comprendre les supports que vous utilisez (risques, frais, etc …).