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La volatilité est une mesure de l’agitation des prix sur une période. Si le prix d’un titre, que ce soit une action, une obligation ou un indice par exemple, reste relativement stable sur une période, on considèrera qu’il a une faible volatilité. En revanche si le prix affiche des fluctuations importantes, on considérera qu’il a une volatilité élevée

La volatilité, c’est quoi ?

La volatilité est donc une mesure d’agitation. Plus le prix est agité, plus sa volatilité est importante. Tout le monde a déjà vu le graphique d’une action. On peut y voir une représentation visuelle de la volatilité avec les mouvements successifs de hausses et de baisses qui s’affichent à l’écran. Un titre moins volatil sera représenté avec des mouvements plus modérés tandis qu’un titre volatil sera représenté avec des mouvements successifs de grande amplitude.

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Les actifs avec une grande volatilité sont considérés comme plus risqués car le gain ou la perte à court terme est potentiellement fort. Par exemple, les valeurs du secteur technologique sont plus volatiles que celles du luxe. Actuellement, à cause de la guerre en Ukraine, la volatilité des matières premières est très élevée.

Quelques caractéristiques de la volatilité :

  • Elle n’est pas constante, elle varie dans le temps, traduisant des périodes de calme suivies de période d’agitation.
  • Elle est indépendante du prix du titre. Cela permet de les comparer, de les classer en fonction de leur volatilité, de la moins risquée à la plus risquée par exemple.
  • La volatilité n’est pas un indicateur de tendance. On peut très bien avoir des actifs très volatils qui ont une tendance haussière forte. Regardez les cryptos en 2019 et 2020 ou des actifs réputés très peu volatils comme les obligations dont les prix chutent régulièrement depuis près de 6 mois ☹.
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Qu’est-ce qui détermine la volatilité :

La volatilité est la résultante de deux forces qui s’opposent en permanence : la pression acheteuse et la pression vendeuse sur un titre. Ces forces ne produisent pas la même réaction sur le prix de tous les titres. Certains titres sont plus sensibles à l’environnement économique que d’autres provoquant des mouvements de prix plus importants lorsqu’une information survient. Les différents facteurs qui peuvent influencer la volatilité sont :

  • Des évènements exogènes : la pandémie de la Covid-19 (ou du SARS-CoV précédemment), des attentats (11 septembre,…)
  • Des chocs géopolitiques : des élections, le Brexit, des interruptions de marchés (la Russie), des guerres, des nationalisations, …
  • Des facteurs économiques : l’inflation, la hausse des taux, des modifications de la fiscalité, des crises économiques, crises immobilières …
  • Des facteurs au niveau sectoriel : problèmes d’approvisionnement (comme la pénurie d’électronique dans le secteur automobile), la réglementation, …
  • Au niveau de l’entreprise : annonce des résultats, takeover, nouveauté produit, ….

Toute information non anticipée qui rend incertain la valeur du titre

Comment calcule-t-on la volatilité :

Là il faut se rappeler ses cours de statistiques du lycée ! La volatilité est le plus souvent calculée à partir de l’écart type des rendements quotidiens sur une période donnée, trois mois ou un an par exemple. L’écart type mesure la dispersion des rendements autour de la moyenne. La volatilité est cet écart type qu’on a annualisé. Ainsi, un investisseur peut interpréter une volatilité de 40% comme la possibilité pour ce titre de bouger de 40% dans un an. Attention, à la hausse comme à la baisse. La volatilité n’est pas une indication de tendance, juste d’amplitude de mouvement probable.

Au doigt mouillé : une volatilité de 16% correspond à une variation quotidienne de 1% en moyenne sur la période considérée. Si la volatilité double et passe à 32%, cela correspond à une amplitude moyenne des mouvements de 2%. Facile non ?

 

 

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On le voit, la volatilité des obligations et du cash est plus faible que celle des actions. Certains titres affichent par moment des volatilités extrêmes. C’est souvent le signe qu’une nouvelle importante, généralement négative, vient d’être dévoilée. Comme ils sont diversifiés, les indices ont tendance à être moins volatiles que leurs composants. En effet, tous les titres ne bougent pas forcément dans le même sens : les effets se compensent et neutralisent une partie de la volatilité des titres. On peut ainsi construire des portefeuilles avec des niveaux de risque différents en combinant un peu d’actions et un peu d’obligations… C’est ce que fait ISMO avec ses fonds en optimisant le couple rendement/risque. Les fonds recherchent la meilleure performance sans dépasser un certain niveau de volatilité anticipée.

La volatilité implicite ou la volatilité future

Jusqu’ici, nous n’avons parlé que de la volatilité historique. C’est-à-dire qu’on regarde les données passées pour la calculer. Rien ne dit que cette volatilité sera la même dans le futur ! La volatilité n’est pas constante dans le temps. Pour combler ce manque, des indices de volatilités anticipées (ou futures) ont été créés. Le plus connu est le fameux VIX dont nous vous donnons le niveau toutes les semaines. Il mesure la volatilité anticipée du S&P500 (ou le VStoxx pour l’eurostoxx 50) pour les 30 jours à venir. Comme personne ne connait le futur, il s’agit d’une anticipation. C’est donc un indice avec un horizon court. Il est très variable et reflète de façon quasi instantané le niveau d’anxiété des investisseurs. Si leur inquiétude monte, ils vont anticiper une hausse de l’agitation et donc provoquer une hausse du VIX. En général, une fois la crise passée, les investisseurs sont plus calmes ou plus complaisants et le VIX va baisser. On peut même dire que la volatilité présente de la volatilité !

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Avec le VIX, vous retrouvez instantanément les crises qui ont jalonnées ces 30 dernières années.

Alors, pourquoi ne pas traiter la volatilité comme un instrument financier ? Un investisseur pourrait vouloir jouer une hausse de la volatilité future ou sa baisse, ou l’écart entre la volatilité anticipée aujourd’hui et celle qui va se réaliser réellement. Possible ? Et bien oui ! En finance on peut traiter sur presque tout. Pour cela on aura recours à des options ou à des futures sur volatilité ou encore à des ETFs spécialisés. Attention cependant, ces produits sont des bombes. Beaucoup s’y sont brulés les doigts et je les déconseille très fortement.

En résumé :

La volatilité est une mesure de risque permettant de classer les titres en fonction de l’agitation des prix. Les crises et les incertitudes font monter la volatilité car l’amplitude des mouvements de marchés augmente. Par définition, la volatilité varie dans le temps et elle est cyclique : il y a des périodes de volatilité élevée suivies de période de calme prolongé. Enfin, on distingue la volatilité historique, basée sur des données passées, de la volatilité implicite représentant l’agitation anticipée et donc inconnue.

On pensait les cryptos inviolables. C’est en effet le cas, la blockchain n’a pas connu à ce jour de faille de sécurité. Il n’en est pas de même des comptes. Lorsque vous voulez traiter des cryptos, vous ouvrez en général un wallet sur une plateforme connue. Vous lui confiez alors la sécurité de votre portefeuille voir de votre clé privée. Et c’est là que le problème se pose. Même si les cryptos ont eu tendance à baisser au premier trimestre, ce qui remet d’ailleurs son rôle de « valeur refuge » un peu en question, les pirates et hackers eux, ne connaissent pas la crise ! Les attaques contre divers projets et écosystèmes cryptographiques ont rapporté des millions de dollars aux pirates et aux escrocs. Près de 700 millions de dollar ont ainsi été dérobés au premier trimestre et les arnaques en tout genre pullulent sur le net.

 

C’est surtout l’écosystème Solana qui a été le plus touché avec 400 millions de dollars volés en exploitant une faille du système de signature d’un pont de communication entre Solana et d’autres réseaux de Finance Décentralisée (DeFi).

Binance Smart Chain a aussi essuyé des piratages à hauteur de 100 millions après une attaque d’un de ses protocoles.

Les NFTs (Non Fungible Token), si populaires actuellement, en particulier auprès des jeunes, ne sont pas en reste. Le vol par hameçonnage et des projets de NFT lancés par des escrocs ont permis de voler plus de 50 millions de dollars au premier trimestre.

C’est aussi pour ces raisons que le régulateur (l’AMF, Autorités des Marchés Financiers) invite les épargnants à être très prudents dans l’utilisation de ces nouvelles technologies.

La sécurité des projets devrait être l’une des principales préoccupations d’une personne souhaitant investir dans une crypto-monnaie. D’autant qu’il y a de plus en plus d’offres, avec une nouvelle crypto chaque semaine pratiquement. Une vraie jungle où il est de plus en plus difficile de s’y retrouver.

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La plupart des événements de piratage liés à la blockchain se produisent parce que les cybercriminels exploitent des failles dans le code du projet et non dans la blockchain elle-même. L’essor des Smart Contracts, véritables bouts de code stockés directement dans la blockchain, augmente la complexité technique et donc les risques notamment s’ils présentent des failles exploitables lors de leur exécution.

A l’issue de cette analyse, nous voulions souligner que, chez Ismo, vos parts et les actifs de votre fonds sont conservés chez un dépositaire bancaire qui sert de coffre-fort pour vos positions.

Le premier trimestre de 2022 fut tout bonnement incroyable.

Les obligations ont connu le pire trimestre de leur histoire. L’indice de référence des obligations mondiales, le Bloomberg Global Aggregate, a perdu plus de 10% depuis le plus haut de 2020 : du jamais vu. Les obligations américaines ont subi leur pire trimestre depuis 1980 avec en plus l’aplatissement de la courbe le plus important de l’histoire pour un premier trimestre. On est passé de 2 hausses de taux anticipées en début d’année à plus de 9 (!). Les investisseurs ont été pris à revers par l’explosion de l’inflation partout dans le monde et par la volonté farouche des banquiers centraux de tout mettre en œuvre pour ramener l’inflation à des niveaux acceptables.

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Et que dire des marchés actions, qui ont connu un rebond historique en mars (le Nasdaq à lui seul, a repris 17% en 3 semaines), le plus important depuis la faillite de Lehman Brothers en 2008, après le pire début d’année depuis 2009. Les marchés chinois, qui ont perdu 13%, avec notamment le secteur technologique qui a été massacré (-21%), font encore moins bien que leurs homologues européens.

 

Enfin les matières premières ont connu leur meilleur début d’année avec l’indice de référence, le Bloomberg Commodity Spot Index, en hausse de 26% avec le pétrole qui s’est envolé de 40% (soit la meilleure performance depuis 1999 pour un début d’année). Sans parler du prix du gaz qui bat record sur record depuis près d’un an.

 

Vous l’avez compris, le combo « guerre en Ukraine », « Inflation », « Covid-19 », nous conduit à une situation inédite. La géopolitique fait un retour en force. L’invasion de l’Ukraine redessine la carte des alliances stratégiques avec comme conséquence l’affaiblissement de l’Occident. La Russie cherche le soutien des pays importateurs de matières premières agricoles en menaçant de ne plus fournir les pays « inamicaux ». L’Inde refuse d’appliquer les sanctions et achète le pétrole russe au rabais. Enfin, la Chine ne veut pas parler d’invasion ou de guerre en Ukraine et pourrait fournir la Russie en tout ce que l’Occident lui refuse, y compris des armes.

 

Pour les banques centrales, le plus important c’est l’inflation galopante qui nous menace de stagflation (de l’inflation sans croissance de l’économie). Les taux vont donc monter, et beaucoup plus vite qu’anticipé. Rappelons tout de même que les conditions monétaires sont actuellement très favorables, mais plus pour longtemps. Attention cependant, une hausse trop rapide des taux et un resserrement trop fort des conditions de crédit pourraient provoquer une récession alors que la croissance mondiale est déjà impactée par la situation géopolitique et la résurgence du Covid-19 en Asie.

 

Si cette crise doit avoir quelque chose de bon, c’est l’accélération de la sortie des énergies fossiles en Europe. Les Allemands ont compris. La guerre a mis en évidence le besoin de sécuriser l’approvisionnement énergétique et de changer de stratégie. On peut s’attendre à des investissements massifs dans le secteur des énergies nouvelles (du nucléaire et de l’armement). Un choc des prix d’une telle amplitude va nécessairement conduire à une destruction partielle de la demande. Rien qu’avec l’essence au-dessus de 2€, les habitudes des consommateurs vont changer. L’industrie a un dicton : « Le meilleur remède contre les prix élevés, ce sont des prix élevés », et à plus long terme, de nouveaux investissements seront engagés et de nouvelles sources d’approvisionnement adaptées au nouvel ordre mondial seront créées.

Investir dans les obligations est tentant : elles sont réputées moins risquées que les actions. Des fonds diversifiés comme ceux d’Ismo, utilisent les obligations pour améliorer le couple rendement/risque des investissements.

La façon dont on estime la valeur d’une obligation est un peu compliquée et fait notamment appel à des notions de calcul actuariel. Même sans aller jusque-là, et même si vous n’allez probablement pas acheter une obligation directement, il est bon de comprendre comment elles fonctionnent et ce qui fait évoluer leur prix.

Pourquoi le prix des obligations change quand les taux changent ?

Quand les taux montent, le prix des obligations diminuent. A l’inverse, quand les taux baissent leur prix monte.

Contrairement aux actions, les obligations sont comme un prêt fait à un emprunteur, en général un état ou une entreprise, par l’investisseur qui détient l’obligation. Ainsi, vous allez recevoir périodiquement des coupons (ou intérêts) liés à ce prêt. Ils sont calculés avec un taux qui a été déterminé lors de la création (l’émission) de l’obligation. Lorsque l’obligation se termine (arrive à maturité), l’emprunteur rembourse le capital qu’il avait emprunté et l’obligation disparait.

Les obligations sont en compétition les unes avec les autres. Lorsque les taux montent, de nouvelles obligations sont émises. Et oui ! Les emprunteurs émettent des obligations tout le temps 😊. Ces obligations vont donc proposer des coupons plus élevés que celles qui avaient été émises lorsque les taux étaient plus bas. Le problème est que le coupon est fixé dans les termes de l’émission et il ne bouge plus. Il ne monte pas si les taux montent. Du coup, ces « vielles » obligations doivent s’adapter et leur prix à baisser pour que des acheteurs soient prêts à accepter cette ristourne en l’échange un coupon plus bas.

Quand on achète une obligation on « fige » le taux de rendement de l’investissement. Si on conserve le titre jusqu’à son remboursement final, le rendement sera exactement celui-là. Si les taux se mettent à monter, votre obligation baisse pour proposer un rendement en ligne avec les rendements plus élevés du moment.

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Mais de combien les obligations baissent-elles ?

La réponse à cette question est complexe car le mouvement des prix des obligations n’est pas uniquement dirigé par les taux. Il y a d’autres paramètres à prendre en compte comme la qualité de l’émetteur (un émetteur pourri verra ses obligations baisser plus vite), la durée de l’emprunt, le nombre de coupons, … Retenez globalement la règle suivante : plus l’obligation est longue, plus sa sensibilité aux taux est importante. Une obligation à 10 ans bougera beaucoup plus qu’une obligation à 1 an pour le même mouvement de taux.

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Dois-je acheter une obligation ?

Vous pouvez. Mais acheter une obligation, c’est un peu comme acheter une action. Il vaut mieux en acheter plusieurs ! Pour cela privilégiez des ETFs ou des fonds qui vont investir pour vous dans une large palette d’obligations : des émetteurs différents, des coupons différents, des maturités différentes. De la diversité quoi ! Avec Ismo, vous êtes exposés à plus de mille obligations du monde entier.

Doit-on investir dans les obligations quand les taux montent ?

Les taux d’intérêt changent en permanence. Leur niveau dépend d’une multitude de facteurs. Les principaux sont l’inflation, les taux directeurs, l’environnement économique et géopolitique, la qualité de l’emprunteur. Il est donc difficile de prévoir l’évolution des taux. S’il faut retenir une chose, c’est que les obligations apportent des revenus fixes et qu’elles apportent de la diversification dans un portefeuille d’actions. On peut les acheter pour l’une ou l’autre raison, ou les deux 😊

Les dernières tendances renforcent le scenario d’une possible victoire de Marine Le Pen lors des élections présidentielles. Un récent sondage réalisé par Harris Interactive pour le magazine Challenges confirme cette dynamique : la candidate du rassemblement est créditée de 48.5% des voix au second tour.

On a déjà connu un scenario similaire lors de l’élection présidentielle de 2017 dont l’issue du premier tour était incertaine et pouvait favoriser l’extrême droite et l’extrême gauche. Les marchés n’avaient pas attendu les résultats pour réagir. Les actions françaises et les obligations d’état avaient chuté.

Les investisseurs se sont réveillés depuis quelques jours et allègent leurs investissements. Hier le CAC40 a perdu 1.28% contre un gain 0.19% pour l’indice européen, le stoxx600. Les investisseurs vendent aussi leurs emprunts d’état français. L’écart de taux avec les obligations allemandes, qui servent de référence en Europe, a nettement progressé ces derniers jours pour atteindre un plus haut depuis le krach du Covid-19.

Les ventes d’actions sont plus visibles sur les actions considérées comme le plus exposées à la victoire de Marine Le Pen : le secteur bancaire, et les concessionnaires d’autoroute que la candidate veut nationaliser.

Marine Le Pen est jugée moins fiable en matière de contrôle de la dépense publique, notamment en ce qui concerne les retraites. Les partenaires européens de la France et ses partenaires de l’OTAN doivent aussi se demander si le pays restera moteur dans un moment crucial pour l’avenir de l’Europe et de l’Occident.

Attendons-nous donc à de l’agitation sur les marchés français jusqu’à l’issue du deuxième tour et à la sous performance des obligations par rapport à celles des autres pays européens.

Avec Ismo, le risque lié aux élections françaises est contrôlé grâce à la grande diversification géographique des investissements. A moins d’un effet papillon, il y a peu de chance que l’issue des élections françaises ait un impact sur les marchés américains ou brésiliens.