Blog

Les marchés sont supposés efficients. Cela veut dire que chacun investit de manière à maximiser les gains et minimiser les pertes. En théorie seulement, car les investisseurs comme vous et moi ne sont pas des robots.

En effet, nos émotions jouent un rôle important dans la façon dont nous formons nos décisions. Si elles prennent le dessus, elles peuvent même être à l’origine de décisions sans rationalité.

Et il faut être d’autant plus attentif quand la situation devient critique. Les périodes de fortes baisses sont les plus éprouvantes psychologiquement, vous serez alors plus susceptible de laisser vos émotions prendre le dessus : une moins-value visible, des actualités souvent négatives, …

C’est exactement le moment où vous devez prendre du recul et envisager vos investissements sur un horizon à long-terme ! Sachez que les périodes de baisse sont récurrentes : elles sont souvent plus courtes que les périodes de hausse et elles ne sont pas éternelles.

Alors, la meilleure chose à faire en période de baisse, c’est de ne rien faire !

Cela étant, il est difficile de ne pas se laisser dépasser par ses émotions. Il est donc important, quand on investit, de savoir au moins les reconnaitre et de comprendre comment elles affectent nos interactions avec le marché.

 

La psychologie des marchés forme un cycle qui se répète et qu’on décompose généralement en 14 étapes.

1- Optimisme 😄 : Des perspectives positives pour le futur nous encouragent à investir.
2- Excitation 🥳 : Après des débuts prometteurs, on envisage de ce qu’on pourrait accomplir en investissant plus.
3- Frisson 😵 : On ne peut pas croire à ce qu’on a réussi à gagner. Comme on est « smart » !
4- Euphorie 🤩 : C’est le niveau le plus risqué financièrement. Ayant vu que nos précédentes décisions ont été profitables rapidement et facilement, on commence à ignorer le risque en estimant que chaque investissement est profitable
5- Anxiété 😕 : Pour la première fois, le marché est contre nous. N’ayant jamais envisagé de perdre, on se dit que finalement on investit à long terme et que notre stratégie finira par fonctionner.
6- Déni 😐 : Les marchés ne rebondissent pas. On ne sait pas comme réagir, refusant de reconnaitre avoir fait de mauvais choix ou que les marchés ne rebondiront pas.
7- Peur 😨 : La réalité des marchés devient incompréhensible. On finit par se convaincre que l’investissement ne rebondira jamais.
8- Désespoir 😫 : Ne sachant plus quoi faire, on est prêt à accepter n’importe quelle idée pour revenir à 0.
9- Panique 😱 : Il n’y a plus d’idée. On ne sait plus quoi faire.
10- Capitulation 😞 : On décide que finalement notre investissement ne remontera plus jamais. On vend tout pour éviter plus de pertes.
11- Abattement 😓 : Après avoir vendu, on ne veut plus jamais entendre parler d’investir ! C’est pourtant souvent le moment où il y a le plus d’opportunités dans le marché.
12- Dépression 😌 : Comment on a-t-on pu être si stupide ? On essaie d’analyser les choix qui ont nous ont mis dans cette situation d’échec.
13- Espoir 🙂 : Finalement, on réalise que les machés suivent des cycles ! On commence à chercher des opportunités d’investissement.
14- Soulagement 😅 : Ayant fait un investissement qui progresse, on croit à nouveau qu’il y a de l’avenir dans l’investissement. Tout n’est qu’un éternel recommencement finalement.

La plupart des personnes subissent plus ou moins ce cycle émotionnel.

 

Suivre ces émotions, c’est souvent la garantie d’avoir des performances en dessous de votre support d’investissement. Evidemment, si on pouvait savoir où les marchés en sont exactement dans le cycle, on pourrait agir correctement. Mais prévoir les plus hauts et plus bas de ces cycles est compliqué, voire impossible.

Comment faire alors ?

  • D’abord, bien réfléchir à son allocation de patrimoine entre les différents supports de son épargne en essayant d’être le plus diversifié possible avec des actifs sûrs et plus risqués.
  • Bien déterminer le risque que vous êtes prêts à supporter. Envisagez toujours le pire. Les tempêtes passent souvent, sans prévenir. Seuls les mieux préparés survivent. Imso vous aide en vous proposant un profil de risque déterminé à partir des réponses au questionnaire auquel vous répondez lors de l’inscription.
  • Déterminez votre stratégie d’investissement et son horizon et tenez-vous y. Ismo vous permet d’investir régulièrement et de manière indolore, quelle que soit l’évolution des marchés. Les accidents de la vie existent et peuvent nécessiter de récupérer son argent au plus mauvais moment. En revanche, évitez de raisonner en fonction de vos émotions pour « adapter » votre stratégie d’épargne (en général une très mauvaise idée).
  • Le temps est l’ennemi du risque ! Profitez-en. Les marchés finissent toujours par rebondir, même s’il faut du temps comme le montre le graphique ci-dessous.

Les marchés finissent par passer les obstacles. Le VIX, c’est un indicateur de stress de marché, donc de stress des investisseurs. On voit bien que c’est souvent lorsque que le stress est élevé que se présentent les meilleures opportunités. Or c’est là que la majorité capitule.

Bon à savoir :

  • Tous les investissements supportent des frais, parfois cachés.
  • Les frais que vous payez, comme votre investissement, suivent l’effet compound : ils augmentent exponentiellement avec le temps.
  • Les investissements doivent récupérer les frais de gestion. Plus ils sont élevés, plus ils impactent la performance du fonds (qui est souvent inférieure à la performance des fonds qui supportent moins de frais).

Comprenez ce que vous payez

Tout investissement a un coût même si vous ne réalisez pas leur présence.

Il y a plein de types de frais différents. Une chose est sûre : c’est vous qui les payez. Prenez le temps de lire la partie sur les frais des documentations réglementaires, même si ce n’est pas toujours suffisant pour évaluer tous les frais.

Pourquoi les coûts sont-ils importants ?

Les coûts peuvent vous sembler négligeables mais ils s’additionnent et viennent grever la performance de vos investissements. Vous ne perdez donc pas seulement le montant des frais que vous payez. Vous perdez également tous les rendements que ces sommes auraient pu vous rapporter si elles avaient été investies à votre profit.

Prenons un exemple :
Imaginez que vous ayez investi 10 000 €. Supposons un rendement brut de 6% par an pendant 25 ans. Sans aucun frais, vous vous retrouveriez avec près de 43 000 €. En revanche, avec des frais de 2%, vous vous retrouveriez avec 26 000 € seulement.

Les frais de 2% que vous payez chaque année efface donc près de 40% de la valeur finale de votre investissement. Finalement, les 2 % ne sont donc pas négligeables.

Que pouvez-vous faire pour contrôler les frais ?

Parce que tous les investissements supportent des frais, cela peut vous sembler une perte de temps de s’en soucier. Ou peut-être estimez-vous que des frais élevés sont un gage de qualité. Mais rien n’est moins vrai. Toutes les études (Grubber 1996, Gil-Bazo 2009, Morningstar 2015, …) montrent que les investissements qui supportent des frais plus élevés ont des rendements moins élevés à moyens terme que ceux qui en supportent moins.

Ne vous faites pas avoir par les tactiques marketing

Certains investissements peuvent afficher des frais relativement bas mais ajouter des frais d’entrée ou de sortie. D’autres peuvent afficher des frais de lancement bas qui augmentent par la suite, ou des « cadeaux » de bienvenue. On peut aussi vous proposer des taux bonifiés sur un investissement à condition d’investir simultanément dans un autre qui a plus de frais. Les frais peuvent aussi s’empiler entre les enveloppes (PER, Assurance-Vie, PEA, etc …) et les supports d’investissement de ces enveloppes. Il faut donc étudier l’ensemble des coûts. Fastidieux mais utile !

Notre conseil

Souciez-vous toujours des frais car ils sont un facteur déterminant pour savoir si vous atteindrez votre objectif, bien plus que de comparer la composition de produits similaires par exemple. C’est un des seuls facteurs entièrement sous votre contrôle. Alors donnez-leur le temps et l’attention qu’ils méritent !