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Après avoir délivré des performances remarquables en 2021, les marchés démarrent difficilement ce début d’année. Ce retournement est dû au ralentissement de la croissance, à des niveaux de valorisations élevés et surtout, aux tours de vis monétaires. Les hausses de taux d’intérêt, actuelles et à venir, pèsent sur la valorisation des marchés actions. À moins que la hausse des taux soit si rapide et si forte qu’elle ne tue la croissance, les marchés actions devraient trouver un support prochainement. Ce scénario nous semble le plus probable car à moins d’une erreur manifeste de politique monétaire, les banques centrales veilleront à maintenir la croissance à flot dans sa lutte contre l’inflation.

En général les marchés sont difficiles pendant la période qui précède les premières hausse de taux (prévue pour mars par la FED), les investisseurs ajustant leurs positions au nouvel environnement. Mais la croissance économique restera forte en 2022 et en 2023 et la croissance des résultats des entreprises sera robuste. Cela devrait permettre aux marchés de se calmer. Le mouvement que nous venons de connaître traduit les valorisations excessives de certaines valeurs ou secteurs.

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Les banques centrales marchent sur des œufs. Elles ont tellement dopé les marchés à coup d’injections de milliards pour éviter l’effondrement de l’économie mondiale. Cet excès d’argent provoque aujourd’hui de l’inflation. Les montants sont tellement énormes que chaque commentaire, chaque discours visant à retirer une partie de cette liquidité peut provoquer des mouvements incontrôlés. On en a la démonstration avec ce début d’année. On parle de normaliser progressivement la politique monétaire, de ramener les taux autour de 2.5% dans 3 à 4 années. On est donc à des années lumières d’une politique restrictive et bien plus dans une politique des petits pas. L’environnement monétaire est, et restera, ultra accommodant.