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Chers lecteurs,

Comme chaque semaine, Ismo décrypte pour vous l’actualité qui impacte les marchés financiers.

Bonne lecture !

Une 4 ème semaine de baisse des marchés

Les marchés sont très agités avec des chutes brutales et des rebonds violents, parfois même directement pendant la même séance. Comme on l’a noté dans les précédents weekly, les valeurs de croissance sont les plus impactées compte tenu à la fois de leur valorisation élevée et de leur grande sensibilité à toute hausse des taux. Les valeurs technologiques sont massacrées : le Nasdaq, indice des valeurs technologiques américaines a perdu plus 20% depuis les plus hauts de novembre. Son équivalent européen, le Stoxx Technologie perd quant à lui aussi 20%.

💡 Retrouvez les conseils d’Ismo pour bien réagir quand les marchés baissent. Ne laissez pas vos émotions prendre le dessus.

Les chiffres de la semaine

  •  Le MSCI World chute : -1,06%.
  • Les taux sont stables : 1,77% pour le 10 ans US, -0,05% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières sont en hausse. Le pétrole progresse encore de 2% à 88$/bl.
  • Le Bitcoin gagne 3% et passe à 38 000$.
  • Le dollar baisse à 1,12$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, est stable à 29.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 28 janvier 2022.

La croissance ralentit brutalement

On oublie la croissance mondiale exceptionnelle de 2021 (mondiale : 5,9% ; américaine : 5,5% ; France : 7%, du jamais vu depuis 1984 !). En ce début d’année, la croissance ralentit sensiblement. Le FMI revoit ses prévisions 2022 à la baisse de 5,9% à 4,4% pour l’économie mondiale et ne prévoit « que » 4% pour les US et 4,8% pour la Chine. Toujours est-il que la croissance est à l’arrêt aux US. L’économie allemande s’est même contractée au dernier trimestre de 2021 toujours à cause de la Covid-19 et de ses répercussions sur l’activité économique.

La FED se laisse toutes les options

La banque centrale n’a pas bougé ses taux lors de son meeting de janvier. La FED, à travers son président Powell, laisse toutes les options ouvertes pour réagir à l’envol de l’inflation. Il estime qu’il y a la place pour monter rapidement et à plusieurs reprises les taux sans impacter l’emploi et sans mettre en danger la croissance. Un discours volontairement tourné vers une action rapide qui n’a pas plu aux marchés.

L’Ukraine nouveau théâtre des tensions entre les US et la Russie ?

La Russie semble accumuler des troupes et des armes à sa frontière avec l’Ukraine. Les US ont demandé à leurs ressortissants de quitter le pays en urgence par crainte d’une invasion imminente. En Europe, on s’inquiète de voir la Russie réduire ou arrêter l’approvisionnement en pétrole et en gaz en cas de mise en place de sanctions pour répondre à toute l’invasion.

Le pétrole au plus haut depuis 2014

L’augmentation des risques géopolitiques provoque l’envol du pétrole qui finit la semaine à 88$ le baril. On va tout droit vers les 100$. Si on y ajoute la hausse du dollar, l’impact sur l’activité économique mondiale et sur l’inflation est sensible. La hausse affecte surtout les plus faibles pour qui la hausse à la pompe et des factures énergétiques est difficilement supportable. La prime « inflation » n’y changera malheureusement rien.

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Lagarde ne se rend pas

Pour l’instant, la présidente de la BCE refuse d’agir contre l’inflation et maintient sa politique. Elle justifie sa décision en arguant que le cycle économique américain est en avance sur celui de l’Europe. Mais des divisions importantes sont apparues sur ce sujet entre les membres de la BCE lors de leur réunion de décembre alors que l’inflation dans la zone euro a atteint 5%, bien au-dessus de son objectif de 2%. Pendant ce temps, les taux des obligations remontent un peu partout en Europe, le rendement du 10 ans allemand passant même brièvement au-dessus de 0 pour la première fois depuis 3 ans.

Les chiffres de la semaine

  •  Le MSCI World chute : -4,24%.
  • Les taux sont stables : 1,77% pour le 10 ans US, -0,07% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières sont en hausse. Le pétrole progresse encore de 3% à 85$/bl.
  • Le Bitcoin perd 15% et passe à 36 500$.
  • Le dollar baisse à 1,13$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, s’envole à 29.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 21 janvier 2022.

La faiblesse des marchés s’accentue

Très mauvaise semaine pour les marchés actions avec tous les principaux indices mondiaux dans le rouge. Les marchés américains, qui étaient en lévitation, reculent nettement à cause de la FED qui va monter les taux par pour lutter contre l’inflation. Cela risque de provoquer un ralentissement de la croissance et ça, les marchés n’aiment pas. Certains investisseurs craignent d’ailleurs que la FED frappe plus fort dès le prochain meeting avec une hausse des taux non pas de 0,25% mais de 0,50%. Comme prévu, le thème dominant de 2022 sera l’inflation. 

Vers la fin des restrictions liées à la Covid-19

La population est fatiguée et l’activité est perturbée par un nombre important de personnes restant chez elles car contaminées. L’épidémie est hors de contrôle et devient endémique. Par ailleurs, comme le nombre des personnes en réanimation ne progresse pas, les gouvernements lèvent, ou vont lever, la plupart des restrictions (au UK et en France dès la fin du mois).

La Chine tente de relancer la machine

La Chine réagit face au ralentissement de son économie et, à l’inverse des autres pays, elle a décidé de baisser les taux. Cette décision vient aussi pour aider le secteur sinistré de la promotion immobilière. Parallèlement, le gouvernement s’attaque à TikTok, citant des problèmes dans la sécurité des données, de monopole et de concurrence déloyale.

Un million d’entreprises créées en 2021

Il s’agit d’un record tout simplement historique. L’INSEE a annoncé que la France avait vu un million d’entreprises se créer en 2021. Mais si on décortique les données on constate que pour plus des deux tiers il s’agit de microentreprises fondées par des autoentrepreneurs dont le statut est souvent précaire malheureusement.