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Conseils du mois d'avril

Que faire pour optimiser votre investissement avec Ismo ?

  • Conserver un horizon d’investissement à long terme : le temps est l’ennemi du risque.
  • Investir de manière diversifiée sur tous les marchés.
  • Garder le cap, ne pas sur-réagir. Les périodes de hausses succèdent à des périodes de baisse : il est essentiel de conserver un rythme d’investissement stable et régulier. Cela permet de lisser les points d’entrée sur les marchés financiers et ainsi d’amortir les fluctuations à court terme.

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World poursuit son rebond : 0,5%.
  • Les taux baissent légèrement encore : 2,39% pour le 10 ans US, 0,56% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières reculent nettement. Le pétrole à 99$/bl.
  • Le Bitcoin progresse à nouveau de 9% à 46 000$.
  • Le dollar est stable à 1,10$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, redescend à 20.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 1er avril 2022.

Des pourparlers pour stopper les combats ?

La Russie affirme qu’elle va réduire ses attaques sur l’Ukraine alors que des négociations se poursuivent à Istanbul pour une trêve humanitaire. Moscou annonce qu’elle va réduire son activité militaire dans la région de la capitale Kiev. Par ailleurs, le contrôle de la centrale de Tchernobyl a été rendu à l’Ukraine selon l’Agence pour l’Énergie Atomique. Enfin, la Russie estime que la première phase de ses opérations est terminée et qu’elle va se concentrer sur le Donbass. Cette annonce est surprenante car elle signifie que les objectifs de l’invasion pourraient être revus à la baisse. Maintenant, rien ne dit qu’il ne s’agit pas simplement de désinformation tactique de la part des Russes.

Le coût de la vie s’envole en Europe

On s’en doutait mais à cause de la guerre, l’inflation poursuit sa progression en Europe. Elle ressort à 7,5% en mars après avoir atteint 5,9% en février. Il s’agit de niveaux qu’on avait plus vus depuis la crise pétrolière des années 70.

La courbe des taux s’inverse aux US

On parle d’inversion quand les taux à 2 ans sont plus élevés que les taux à 10 ans. C’est souvent le signe d’une récession à venir. Les investisseurs ne croient pas que la FED soit en mesure de faire baisser l’inflation sans provoquer une récession. Ce fut le cas au début des années 80 quand Paul Volcker avait monté les taux jusqu’à 11% pour faire baisser l’inflation. S’en était alors suivi une récession brutale.

Premier trimestre de baisse pour les marchés depuis 2 ans

Lors du premier trimestre le MSCI World a perdu 5,2%. C’est une première depuis 2020 et la crise du Covid. Si on exclut cette crise, il faut remonter à 2009 pour voir les marchés en recul sur la même période de l’année.

Poutine met la pression sur le gaz

La Russie met la pression sur les acheteurs de gaz. Vladimir Poutine demande que les pays inamicaux (donc nous) paient la facture en rouble et ce, dès vendredi ou alors l’approvisionnement sera coupé. Il nous est techniquement impossible de mobiliser du rouble. A voir si la Russie mettra ses menaces à exécution ou si une solution de contournement est trouvée.

L’activité manufacturière en baisse en Chine

L’activité manufacturière est en recul en Chine. Elle est directement impactée par le ralentissement de l’économie mondiale mais aussi par sa gestion de la crise du Covid, alors que l’épidémie rebondit dans le pays amenant les autorités à durcir les mesures antiépidémiques dans plusieurs grandes métropoles.

Le Yen s’enfonce

Le yen s’effondre après l’intervention de la Banque du Japon pour empêcher les taux longs de monter. La devise pâtit de l’écart grandissant entre sa politique monétaire et celles des autres pays développés qui voient les rendements obligataires s’envoler. La faiblesse du yen est à suivre.

La guerre semble s’enliser

L’Ukraine semble mener des contre-attaques autour de Kiev avec succès. Le nombre de russes tués, blessés, capturés ou disparus montent régulièrement et pourrait avoir atteint 40 000 selon l’OTAN. Le président Joe Biden affirme que l’OTAN réagira en cas d’utilisation d’armes chimiques et fait pression pour exclure la Russie du G20. Cette demande a peu de chance d’aboutir compte tenu de l’opposition de plusieurs membres comme l’Inde, la Chine et l’Arabie Saoudite.

 

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World poursuit son rebond : 1,2%.
  • Les taux s’envolent encore : 2,49% pour le 10 ans US, 0,57% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premièresrepartent à la hausse. Le pétrole à 114$/bl.
  • Le Bitcoin monte de 5% à 42 000$.
  • Le dollar progresse à 1,10$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, se dégonfle à 21.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 25 mars 2022.

Les prix des fertilisants au plus haut

A cause de la guerre et des problèmes d’approvisionnement, les prix des engrais ne font que monter. Ses composants comme l’ammoniac, l’azote, les nitrates, le potassium et les sulfates sont difficiles à trouver et leurs prix ont monté de plus de 30% depuis le début de l’année. Cette hausse combinée avec celle de l’énergie va continuer de faire monter les prix des denrées alimentaires. On peut craindre la famine dans certaines des zones les plus pauvres du globe.

La FED veut s’occuper de l’inflation

On pourrait voir très bientôt de l’inflation à deux chiffres aux US ! La Fed est résolue à mettre tout en œuvre pour la combattre. Les taux vont donc monter vite, très vite, et plus haut qu’anticipé. Fini la volonté de régulariser la politique monétaire petit à petit.

Les US vont fournir du gaz à l’Europe

Les US veulent aider les européens à sortir de leur dépendance aux hydrocarbures russes (et entrer dans la leur ?). Ils se sont engagés à fournir du gaz naturel liquéfié en quantité. Mais à quel prix pour les européens ? En effet, il est notoire qu’il n’y a pas moins cher que le gaz russe. De plus, le gaz naturel liquéfié nécessite des infrastructures portuaires qui sont actuellement insuffisantes. De leur côté, les européens n’ont pas réussi à se mettre d’accord pour un embargo sur le gaz et le pétrole russe.

L’immobilier baisse en France

Le volume des transactions baisse (-9% en février). Compte tenu du contexte actuel, c’est normal. Cette baisse peut même être considérée comme une saine correction après des années d’euphorie. Ce qui est attendu désormais, c’est une baisse sensible des prix. En effet, avec la hausse des taux long, la capacité des particuliers à financer une acquisition par l’emprunt va diminuer. 

La dette russe pourrait faire défaut

La Russie rencontre des difficultés pour rembourser sa dette en dollar à cause des sanctions. Elle pourrait ainsi faire face à ce qui serait son premier défaut sur sa dette externe depuis la révolution communiste.

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World rebondit fortement : 5,75%.
  • Les taux 2,15% pour le 10 ans US, 0,37% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières glissent légèrement. Le pétrole à 105$/bl.
  • Le Bitcoin progresse de 7% à 42 000$.
  • Le dollar recule à 1,11$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, se dégonfle à 24.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 18 mars 2022.

La Chine ne veut pas être victime des sanctions

La Chine avertit qu’elle n’acceptera pas d’être l’objet de sanctions économiques liées à la guerre en Ukraine. Les US ont demandé expressément au pays de ne pas intervenir dans le conflit en fournissant des armes à la Russie.

La Chine assouplit ses règles anti-Covid

Le gouvernement prend des mesures pour limiter l’impact des restrictions sur l’économie et sur la vie des gens. Cette initiative, combinée avec des efforts pour rassurer les investisseurs après la chute brutale des marchés la semaine dernière, a provoqué un rebond spectaculaire des marchés chinois et notamment du secteur des tech qui avait été massacré.

Le dollar menacé

Le gel des avoirs russes pourrait amener les banques centrales à revoir leurs détentions en dollar. Plusieurs pays tentent de réduire l’importance du dollar dans les échanges internationaux. Ainsi, la Russie et l’Inde envisagent d’utiliser la roupie dans leurs échanges tandis que l’Arabie Saoudite prévoit de vendre son pétrole directement en Yuan. L’Euro pourrait aussi subir une forme de désaffection similaire.

La Fed déterminée à restaurer la stabilité des prix

La Fed n’a finalement monté les taux que de 0,25% à cause de la guerre. Mais elle est déterminée à faire plus dans les mois à venir pour réduire l’inflation. Attendons-nous donc à des montées à tous les meetings d’ici la fin de l’année.

La croissance européenne ralentit

Les indicateurs économiques plongent en Europe et retrouvent des niveaux que l’on n’avait plus vus depuis le début de la pandémie. La guerre, les sanctions et l’inflation au plus haut depuis la création de l’euro, vont lourdement peser sur la croissance en 2022.

Recapitalisation d’EDF

Comme attendu, l’état recapitalise EDF à hauteur de 2,7 milliards d’euros. Cette opération est principalement liée à la politique de stabilité des tarifs réglementés imposés à l’électricien. Pas de miracle, la hausse des prix de l’énergie finira par passer sur le consommateur ou, comme ici, dans la dette de l’état.

Certains d’entre vous nous ont sollicité ces derniers jours pour avoir notre conseil et savoir quelle attitude aborder face à la baisse des marchés financiers. Nous ne pouvons prédire l’avenir : le bon sens reste notre meilleur conseil. 

Ce qu’il est essentiel de bien comprendre, c’est que les marchés financiers fonctionnent de manière cyclique : à la hausse, comme cela a été le cas sur une longue période jusqu’en janvier dernier, et à la baisse, comme c’est le cas depuis ces dernières semaines. 

Aussi, en ces périodes d’incertitudes et de nervosités des marchés, il est essentiel de garder le cap

  • Conserver un horizon d’investissement à long terme, le temps est l’ennemi du risque.
  • Investir de manière diversifiée sur tous les marchés mondiaux.
  • Garder le cap, ne pas sur-réagir : les périodes de hausses succèdent à des périodes de baisse, il est essentiel de conserver un rythme d’investissement stable et régulier. Cela permet de lisser les points d’entrée sur les marchés financiers et ainsi d’amortir les fluctuations à court terme.

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World recule : -0.6%.
  • Les taux sont stables : 1,87% pour le 10 ans US, +0,22% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières sont en hausse. 
  • Le pétrole est stable à 91$/bl.
  • Le Bitcoin perd 2% à 39 000$.
  • Le dollar monte à 1,12$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, reste à 28.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 25 février 2022.

La Russie envahit l’Ukraine

Tôt, mardi dernier, la Russie a lancé l’assaut terrestre sur l’Ukraine. Des tirs de missiles ont simultanément pris pour cible plusieurs villes à travers le pays dont la capitale Kiev. Il est difficile d’évaluer la situation. L’incursion de l’armée Russe était largement anticipée.  Pourtant les investisseurs ont été surpris par la décision du président Poutine de lancer une attaque d’une telle ampleur dépassant largement la région du Donbass. En fin de semaine dernière, il avait déjà reconnu l’indépendance de 2 provinces de l’est du pays et annoncé leur occupation par des troupes russes de « maintien de la paix ».

Première vague de sanctions

Faute d’avoir anticipé l’intention de Vladimir Poutine de récupérer coûte que coûte les anciennes provinces de l’Empire, l’occident fait avec ses moyens. Les Etats-Unis ont déjà annoncé des sanctions contre les oligarques et les banques dans le but d’isoler la Russie de l’économie globale, mais ils ne sont pas encore allés jusqu’à retirer le pays du système de paiement international SWIFT. L’Europe lui a emboité le pas avec notamment la décision de suspendre l’agrément du gazoduc Nord Stream 2 par les Allemands. On peut douter de l’efficacité de telles mesures quand on connait la détermination du président Russe. Rappelons que la Russie est déjà sous le coup de sanctions établies en 2015 lors de l’annexion de la Crimée. Le pays a su s’adapter et trouver de nouveaux marchés pour ses matières premières, notamment avec la Chine, qui, notons-le, n’a pas condamné l’invasion ni proposé la moindre sanction. 

Les matières premières s’envolent

La Russie est l’un des plus importants producteurs de matières premières : pétrole, gaz, métaux, céréales … Les prix de l’aluminium, du nickel et du palladium battent record sur record. Les prix du blé sont au plus haut depuis 9 ans. Enfin, le Brent de mer du Nord dépasse les 100$/bl pour la première fois depuis 2008. Rappelons que la guerre est toujours inflationniste et que celle-là ne fera pas exception. 

Le gaz pourrait faire basculer l’Europe dans la récession

L’économie européenne dépend de l’approvisionnement et du prix du gaz. Si la crise devait s’intensifier suffisamment pour que la Russie coupe le gaz, l’économie européenne subirait assurément une nouvelle récession. On peut se demander comment nos dirigeants on fait pour se rendre naïvement si dépendant de la Russie dans leur stratégie de transition énergétique. Vladimir Poutine s’est donné les moyens de museler l’Europe. Les annonces du président Macron d’un plan d’investissement massif dans de nouvelles centrales nucléaires va dans le bon sens, mais cela arrive bien trop tard malheureusement.

Les marchés sous la pression géopolitique

Bien sûr, les marchés Russes s’effondrent (-33% sur la semaine passée). Mais les marchés mondiaux ne sont pas en reste et sont tous en correction (baisse de plus de 10% par rapport au plus haut). Les marchés sont très agités. Rien que vendredi, le cours du Nasdaq a rebondi de 7% en séance ! Pour illustrer ce que cela représente, la valeur de Tesla a bougé de 100 milliards sur la journée ! Une chose est sûre, les marchés ne sont pas au bout de leur peine. Leur évolution dépendra de l’agenda de Vladimir Poutine, mais aussi de celui des banques centrales dans les semaines à venir.

Chers lecteurs,

Comme chaque semaine, Ismo décrypte pour vous l’actualité qui impacte les marchés financiers.

Bonne lecture !

L’épargne des français en hausse

Allez ! Une bonne nouvelle pour commencer ce weekly. L’épargne des français progresse et flirte avec les 6 000 milliards d’euros. L’épargne retrouve ainsi son rythme d’avant la crise sanitaire. En revanche, les français privilégient à nouveau les produits de taux et les livrets réglementés et moins les produits de capital (actions, fonds actions, assurance vie en unité de compte).

Les chiffres de la semaine

  •  Le MSCI World recule : -1,66%.
  • Les taux sont stables : 1,93% pour le 10 ans US, +0,21% pour le 10 ans allemand
  • Les matières premières sont stables. Le pétrole baisse à 91$/bl.
  • Le Bitcoin perd 6% à 40 000$.
  • Le dollar monte à 1,13$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, reste à 27.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 18 février 2022.

La FED prête à dégainer, la BCE temporise

Avec une inflation au plus haut depuis 40 ans, la Fed va monter ses taux et réduire la masse monétaire en circulation. C’est une question de crédibilité. Ils vont agir rapidement, et monter les taux à chaque meeting afin d’atteindre 1% d’ici l’été. La tâche de la Fed est cependant rendue difficile avec des premiers signes d’essoufflement de la croissance américaine. De son côté la BCE cherche à calmer le jeu en insistant sur sa volonté de procéder graduellement. Pourtant, l’inflation s’installe durablement et ne reviendra pas vers l’objectif de 2% avant 2 ans car les consommateurs, les analystes et les investisseurs anticipent maintenant un niveau élevé d’inflation.

La Chine à contre-courant

La Chine de son côté intensifie ses mesures de relance pour soutenir l’économie : baisse de la fiscalité pour les entreprises et baisse des taux. Le pays est englué dans une crise immobilière sans précédent. Les promoteurs immobiliers qui font face à des problèmes financiers menacent de faillite tout le secteur. L’inflation est sortie moins forte que prévue en janvier, justifiant ainsi cette divergence de politique monétaire entre la Chine et la plupart des autres puissances économiques.

Le taux de chômage recule nettement en France

Le chômage recule ! On est encore loin du plein emploi mais le taux à fortement reculé en fin d’année (7,4%), surtout chez les jeunes (-3,6%) dont le taux est au plus bas depuis 40 ans. Le nombre de chômeurs s’établit à 2,2 millions de personnes, soit 189 000 de moins sur le trimestre.

La tension monte à la frontière ukrainienne

L’OTAN accuse la Russie de continuer à amasser des troupes à la frontière ukrainienne et ce, dès le lendemain de l’annonce par Moscou du démarrage du retrait de certaines de ses troupes. Le Kremlin maintient qu’elles seront retirées dès que les exercices militaires seront terminés. Ces manœuvres, largement vue comme une démonstration de force, concernent plus de 100 000 hommes, des tanks et des missiles. La Russie demande la garantie que l’Ukraine ne puisse jamais intégrer l’OTAN et que l’organisation retire ses troupes des pays de l’est. Les recours diplomatiques ne sont pas encore totalement épuisés, mais presque. Une réunion entre le secrétaire d’état américain, Anthony Blinken et le ministre des Affaires Étrangères Russe, Sergey Lavrov est prévue la semaine prochaine pour tenter de trouver une solution politique et pacifique à la crise.

Dans beaucoup de pays, et notamment en Europe, la population doit faire face à l’explosion de leur facture en électricité, sont incités à manger des protéines non animales et voient leurs impôts financer des projets favorisant la transition énergétique. En même temps, la Chine ignore ce mouvement, cette révolution verte, en produisant toujours plus de charbon.

Production mensuelle de charbon en Chine

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Rappelons-le, la Chine est le premier pollueur de la planète et le plus grand consommateur de charbon, la ressource fossile la plus « sale ». Loin de baisser leur production, elle a explosé ces derniers mois pour atteindre plus de 380 millions de tonnes en décembre, soit une hausse plus de 7% par rapport au même mois en 2020.

Alors que le président chinois Xi Jinping ne s’est pas rendu au sommet du G20 et a évité la Cop26, plusieurs pays occidentaux se sont mis d’accord pour réduire leurs émissions de dioxyde de carbone d’ici 2030 afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Ces absences ne sont le fruit du hasard mais le reflet d’une stratégie d’approvisionnement à tout prix pour éviter au pays une crise énergétique cet hiver.

Prix du charbon sur le marché des futures de Zhengzhou

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Ce mouvement de « panic buy » a fait exploser les prix mais les régulateurs sont intervenus en plafonnant les prix et en imposant aux mineurs de produire à pleine capacité. Rappelons que dans un précédent billet, nous avions souligné que le pays a décidé de construire ou de lancer des programmes de construction de 238 nouvelles centrales à charbon.

On peut oublier le bruit et les déclarations d’intention de la diplomatie chinoise essayant de faire croire que le pays s’engage dans la réduction des émissions, cela n’arrivera tout simplement pas. Et c’est malheureux.

D’après Statista, la pénurie de gaz et globalement d’hydrocarbures est un coup dur pour le programme global de sortie du charbon et de réduction des gaz à effet de serre contenu dans l’accord de Paris de 2015. Face à cette situation, la Chine, pourtant signataire de l’accord et plus gros pollueur de la planète, a décidé de construire ou de lancer des programmes de construction de 238 nouvelles centrales à charbon qui produiront à terme 260 mille mégawatts. Cela représente la moitié du nombre des centrales à charbon en projet dans le monde faisant de la Chine le principal pays investissant encore dans le charbon.

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Source : Statista

Fin septembre, le pays, en froid avec l’Australie depuis quelques années, a en catimini donné le droit d’utiliser le charbon australien bloqué en douane depuis plus d’un an. Rappelons que le pays importe près de 200 millions de tonnes de charbon chaque année. Avec ce genre de politique, comment atteindre l’objectif de réduction des gaz à effet de serre de 40% d’ici 2035 comme prévu dans l’accord ?