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  • Le MSCI World progresse de 1,3%.
  • Les taux sont montés : 1,64% pour le 10 ans US, -0,11% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières sont stables. Le pétrole proche de 84$/bl.
  • Le Bitcoin est stable à 61 700$, après un record de 66 000$.
  • Le dollar est resté autour de 1,16$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, se détend à 15,4.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 22 Octobre 2021.

Les marchés sont portés par les bons résultats

Le MSCI World s’approche du plus haut historique. La saison des publications de résultats d’entreprise délivre de bonnes surprises. Les résultats sont meilleurs qu’attendus. En revanche les entreprises qui publient des résultats en retrait par rapport aux prévisions sont massacrées (Snapchat, Intel, …). 

La banque d’Angleterre s’apprête à monter les taux

L’inflation en septembre est de 3,1%. Selon les officiels de la Banque d’Angleterre, elle pourrait atteindre rapidement 5%, un niveau bien au-dessus de l’objectif de 2%. Selon toute probabilité, la banque d’Angleterre montera les taux début novembre. De son côté, la Russie a monté les taux pour la 6ème fois cette année à 7.5% pour lutter contre une inflation au plus haut depuis 2016.

La croissance chinoise ralentit

4.9% de croissance pour le troisième trimestre. On est loin des 5.2% prévus. L’activité industrielle ralentit. Plusieurs entreprises ont dû arrêter toute production à cause de la hausse du prix du charbon et des coupures de courant. D’ailleurs le FMI a réduit ses prévisions de croissance pour l’Asie, même si cela reste la zone la plus dynamique au monde. En revanche, surprise ! Evergrande a finalement pu payer les intérêts qu’elle devait au 23 septembre évitant ainsi le défaut… Pour l’instant.

L’activité ralentit en Europe

Les problèmes dans les chaines d’approvisionnement se font sentir. Le PMI, indice d’activité avancé, signale un ralentissement. Par ailleurs l’inflation anticipée a atteint 2% pour la première fois depuis 7 ans.

Franc succès pour le premier ETF Bitcoin

L’ETF de ProShares, le premier sur le Bitcoin à coter aux US, a connu le second plus important volume de transactions pour une première journée dans l’histoire des ETFs. Son succès a propulsé la cryptodevise au plus haut de son histoire.

Les inégalités toujours plus importantes sur les actions

Aux US, les 10% les plus riches détiennent maintenant près de 90% des actions. Cette concentration des richesses se poursuit malgré l’arrivée de millions de nouveaux « boursicoteurs » depuis la pandémie. Plusieurs régulateurs s’inquiètent de la « gamification » des plateformes de trading peu compatibles avec une stratégie d’investissement à moyen ou long terme.

  • Le MSCI World rebondit de 2,16%.
  • Les taux sont stables : 1,57% pour le 10 ans US, -0,16% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières sont en hausse. Le pétrole proche de 82$/bl.
  • Le Bitcoin s’envole à 61 700$, encore 14% de hausse.
  • Le dollar est stable autour de 1,16$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, se détend à 16,30.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 15 Octobre 2021.

Bonne semaine pour les marchés

Les marchés ont connu leur meilleure semaine depuis juillet. Les données macroéconomiques sont mitigées mais le début de la saison de publication des résultats d’entreprise démarre sur de bonnes surprises.

L’inflation progresse partout en septembre

5,4% aux US, 4,1% en Allemagne, 10% au Brésil, l’inflation gagne du terrain. Elle est alimentée par la hausse des matières premières dont l’indice composite phare, le CRB Index, est au plus haut de son histoire. En Europe, la hausse du gaz oblige des entreprises grosses consommatrices d’énergie à réduire leur production. C’est le cas des producteurs d’ammoniac et de fertilisants ce qui fait craindre que la hausse ne se diffuse maintenant à l’agriculture. En Chine, la hausse des prix à la production atteint 10,7%, au plus haut depuis 25 ans, avec notamment une hausse record du prix du charbon. Ça chauffe !

La Fed et la BCE prêtes à retirer les mesures de soutient

La Fed a dévoilé son plan de réduction de son programme d’achat de dette mis en place lors de la crise du Covid-19. La BCE s’apprête à lui emboiter le pas en 2022. Les banques centrales hésitent à aller plus loin pour l’instant, estimant que la politique monétaire ne peut pas grand-chose contre les problèmes d’approvisionnement actuels.

Le FMI baisse ses prévisions de croissance

Les problèmes d’approvisionnement et l’inflation commencent à avoir un impact sur la croissance. Le FMI ajuste donc ses prévisions à la baisse (c’est souvent le cas finalement) : 5,9% pour la croissance mondiale en 2021, mais hausse pour la zone euro (cocorico) à 5%.

Le Bitcoin s’envole

Plusieurs facteurs en plus de l’inflation poussent le Bitcoin à la hausse. D’abord la Russie, toujours dans sa stratégie de casser l’hégémonie du dollar, annonce accepter la crypto comme moyen de paiement. Par ailleurs, la SEC (l’AMF américain), ne s’oppose plus à la création d’ETF indexés qui pourraient coter dès la semaine prochaine.

Les taux des placements commencent à remonter en Europe

Raisin, le spécialiste des dépôts à terme, annonce une relative bonne nouvelle pour les épargnants. Il y a un frémissement à la hausse des taux des placements en Europe. Mais bon, rien pour le moment en France où les taux réglementés des livrets ne bougent pas.

Le secteur de la gestion d’actifs a pour objectif premier de faire prospérer le patrimoine de ses clients via l’investissement. Pour cela, le gérant d’actifs se doit de posséder des connaissances théoriques en économie, en mathématiques et en finance. Ces connaissances doivent nécessairement s’accompagner d’une expérience robuste car souvent, le diable se cache dans les détails. Chez Ismo, les deux gérants ont une expérience cumulée de plus de 50 ans dans des sociétés de gestion de premier plan.

Tout investissement offre des opportunités de gains mais s’accompagne de prises de risques. Le gérant de portefeuille, décisionnaire des investissements, évalue les opportunités de gains en regard des risques qui en découlent. C’est lui qui cherche et choisit les meilleurs supports d’investissement et qui veille en permanence à leur adéquation et à leur évolution sur le marché.

Chez Ismo, une des principales responsabilités du gérant est de définir l’allocation cible des fonds Ismo Prudent, Ismo Balanced et Ismo Dynamic, et de maintenir leur niveau de risque global en ligne avec le profil cible.

Quelle est la journée type du gérant de portefeuille ?

La matinée consiste généralement à évaluer le portefeuille et calculer la valeur officielle de vos parts de fonds. Le gérant évalue comment les transactions et mouvements de marché de la veille ont affecté le profil de risque du portefeuille sur les aspects liquidité, crédit et marché. C’est sur cette valeur que vous achetez vos parts quand vous investissez. Le gérant veille à la bonne inscription de vos titres auprès du fonds.

L’après-midi s’articule autour de 2 axes :

  • Le développement, l’adaptation et l’amélioration d’outils quantitatifs d’analyse de risque de portefeuille et d’aide à la décision d’investissement, le suivi des évolutions de la recherche financière en matière de risque ainsi que l’analyse de l’actualité macroéconomique.
  • La préparation des ordres à passer sur le marché en prenant en compte tous les paramètres comme vos souscriptions ou vos rachats, la déformation du portefeuille due au marché, la liquidité et les coûts de transactions et les contraintes réglementaires. Les ordres sont ensuite dépouillés et le gérant vérifie que la livraison des titres est effective.

Les marchés sont supposés efficients. Cela veut dire que chacun investit de manière à maximiser les gains et minimiser les pertes. En théorie seulement, car les investisseurs comme vous et moi ne sont pas des robots.

En effet, nos émotions jouent un rôle important dans la façon dont nous formons nos décisions. Si elles prennent le dessus, elles peuvent même être à l’origine de décisions sans rationalité.

Et il faut être d’autant plus attentif quand la situation devient critique. Les périodes de fortes baisses sont les plus éprouvantes psychologiquement, vous serez alors plus susceptible de laisser vos émotions prendre le dessus : une moins-value visible, des actualités souvent négatives, …

C’est exactement le moment où vous devez prendre du recul et envisager vos investissements sur un horizon à long-terme ! Sachez que les périodes de baisse sont récurrentes : elles sont souvent plus courtes que les périodes de hausse et elles ne sont pas éternelles.

Alors, la meilleure chose à faire en période de baisse, c’est de ne rien faire !

Cela étant, il est difficile de ne pas se laisser dépasser par ses émotions. Il est donc important, quand on investit, de savoir au moins les reconnaitre et de comprendre comment elles affectent nos interactions avec le marché.

 

La psychologie des marchés forme un cycle qui se répète et qu’on décompose généralement en 14 étapes.

1- Optimisme 😄 : Des perspectives positives pour le futur nous encouragent à investir.
2- Excitation 🥳 : Après des débuts prometteurs, on envisage de ce qu’on pourrait accomplir en investissant plus.
3- Frisson 😵 : On ne peut pas croire à ce qu’on a réussi à gagner. Comme on est « smart » !
4- Euphorie 🤩 : C’est le niveau le plus risqué financièrement. Ayant vu que nos précédentes décisions ont été profitables rapidement et facilement, on commence à ignorer le risque en estimant que chaque investissement est profitable
5- Anxiété 😕 : Pour la première fois, le marché est contre nous. N’ayant jamais envisagé de perdre, on se dit que finalement on investit à long terme et que notre stratégie finira par fonctionner.
6- Déni 😐 : Les marchés ne rebondissent pas. On ne sait pas comme réagir, refusant de reconnaitre avoir fait de mauvais choix ou que les marchés ne rebondiront pas.
7- Peur 😨 : La réalité des marchés devient incompréhensible. On finit par se convaincre que l’investissement ne rebondira jamais.
8- Désespoir 😫 : Ne sachant plus quoi faire, on est prêt à accepter n’importe quelle idée pour revenir à 0.
9- Panique 😱 : Il n’y a plus d’idée. On ne sait plus quoi faire.
10- Capitulation 😞 : On décide que finalement notre investissement ne remontera plus jamais. On vend tout pour éviter plus de pertes.
11- Abattement 😓 : Après avoir vendu, on ne veut plus jamais entendre parler d’investir ! C’est pourtant souvent le moment où il y a le plus d’opportunités dans le marché.
12- Dépression 😌 : Comment on a-t-on pu être si stupide ? On essaie d’analyser les choix qui ont nous ont mis dans cette situation d’échec.
13- Espoir 🙂 : Finalement, on réalise que les machés suivent des cycles ! On commence à chercher des opportunités d’investissement.
14- Soulagement 😅 : Ayant fait un investissement qui progresse, on croit à nouveau qu’il y a de l’avenir dans l’investissement. Tout n’est qu’un éternel recommencement finalement.

La plupart des personnes subissent plus ou moins ce cycle émotionnel.

 

Suivre ces émotions, c’est souvent la garantie d’avoir des performances en dessous de votre support d’investissement. Evidemment, si on pouvait savoir où les marchés en sont exactement dans le cycle, on pourrait agir correctement. Mais prévoir les plus hauts et plus bas de ces cycles est compliqué, voire impossible.

Comment faire alors ?

  • D’abord, bien réfléchir à son allocation de patrimoine entre les différents supports de son épargne en essayant d’être le plus diversifié possible avec des actifs sûrs et plus risqués.
  • Bien déterminer le risque que vous êtes prêts à supporter. Envisagez toujours le pire. Les tempêtes passent souvent, sans prévenir. Seuls les mieux préparés survivent. Imso vous aide en vous proposant un profil de risque déterminé à partir des réponses au questionnaire auquel vous répondez lors de l’inscription.
  • Déterminez votre stratégie d’investissement et son horizon et tenez-vous y. Ismo vous permet d’investir régulièrement et de manière indolore, quelle que soit l’évolution des marchés. Les accidents de la vie existent et peuvent nécessiter de récupérer son argent au plus mauvais moment. En revanche, évitez de raisonner en fonction de vos émotions pour « adapter » votre stratégie d’épargne (en général une très mauvaise idée).
  • Le temps est l’ennemi du risque ! Profitez-en. Les marchés finissent toujours par rebondir, même s’il faut du temps comme le montre le graphique ci-dessous.

Les marchés finissent par passer les obstacles. Le VIX, c’est un indicateur de stress de marché, donc de stress des investisseurs. On voit bien que c’est souvent lorsque que le stress est élevé que se présentent les meilleures opportunités. Or c’est là que la majorité capitule.

Bon à savoir :

  • Tous les investissements supportent des frais, parfois cachés.
  • Les frais que vous payez, comme votre investissement, suivent l’effet compound : ils augmentent exponentiellement avec le temps.
  • Les investissements doivent récupérer les frais de gestion. Plus ils sont élevés, plus ils impactent la performance du fonds (qui est souvent inférieure à la performance des fonds qui supportent moins de frais).

Comprenez ce que vous payez

Tout investissement a un coût même si vous ne réalisez pas leur présence.

Il y a plein de types de frais différents. Une chose est sûre : c’est vous qui les payez. Prenez le temps de lire la partie sur les frais des documentations réglementaires, même si ce n’est pas toujours suffisant pour évaluer tous les frais.

Pourquoi les coûts sont-ils importants ?

Les coûts peuvent vous sembler négligeables mais ils s’additionnent et viennent grever la performance de vos investissements. Vous ne perdez donc pas seulement le montant des frais que vous payez. Vous perdez également tous les rendements que ces sommes auraient pu vous rapporter si elles avaient été investies à votre profit.

Prenons un exemple :
Imaginez que vous ayez investi 10 000 €. Supposons un rendement brut de 6% par an pendant 25 ans. Sans aucun frais, vous vous retrouveriez avec près de 43 000 €. En revanche, avec des frais de 2%, vous vous retrouveriez avec 26 000 € seulement.

Les frais de 2% que vous payez chaque année efface donc près de 40% de la valeur finale de votre investissement. Finalement, les 2 % ne sont donc pas négligeables.

Que pouvez-vous faire pour contrôler les frais ?

Parce que tous les investissements supportent des frais, cela peut vous sembler une perte de temps de s’en soucier. Ou peut-être estimez-vous que des frais élevés sont un gage de qualité. Mais rien n’est moins vrai. Toutes les études (Grubber 1996, Gil-Bazo 2009, Morningstar 2015, …) montrent que les investissements qui supportent des frais plus élevés ont des rendements moins élevés à moyens terme que ceux qui en supportent moins.

Ne vous faites pas avoir par les tactiques marketing

Certains investissements peuvent afficher des frais relativement bas mais ajouter des frais d’entrée ou de sortie. D’autres peuvent afficher des frais de lancement bas qui augmentent par la suite, ou des « cadeaux » de bienvenue. On peut aussi vous proposer des taux bonifiés sur un investissement à condition d’investir simultanément dans un autre qui a plus de frais. Les frais peuvent aussi s’empiler entre les enveloppes (PER, Assurance-Vie, PEA, etc …) et les supports d’investissement de ces enveloppes. Il faut donc étudier l’ensemble des coûts. Fastidieux mais utile !

Notre conseil

Souciez-vous toujours des frais car ils sont un facteur déterminant pour savoir si vous atteindrez votre objectif, bien plus que de comparer la composition de produits similaires par exemple. C’est un des seuls facteurs entièrement sous votre contrôle. Alors donnez-leur le temps et l’attention qu’ils méritent !