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Vous avez des projets ? Vous voulez devenir propriétaire ou préparer votre retraite ? Préparez-vous !

Imaginons que vous souhaitiez bénéficier de 100 000 €. Réunir cette somme ne sera pas facile et va demander de nombreuses années d’épargne rigoureuse. Le nombre d’années d’effort va dépendre de plusieurs facteurs :

  • Le montant que vous investissez chaque mois : 50€ ou 300€ voir plus ?
  • Le rendement du placement que vous choisissez : un placement prudent avec un rendement faible à long terme ? un placement plus dynamique mais plus risqué ?

D’autres facteurs jouent comme, les frais, la fiscalité et l’inflation qui vont ronger le pouvoir d’achat ou la capacité à financer un projet à terme.

  • Le montant que vous investissez : chacun doit construire son futur en fonction de ses capacités. Il n’est pas bon de sous épargner comme il peut être dangereux de sur-épargner. Le montant que vous allez régulièrement investir n’a pas vocation à évoluer considérablement. Il varie en fonction de vos évolutions de carrière et de votre situation familiale. Il ne faut pas chercher à « timer » le marché, tous les apprentis traders finissent par perdre*. Choisissez donc le montant qui ne vous demandera de vous priver dans votre vie de tous les jours
  • Le rendement du placement que vous choisissez dépend de votre patrimoine, de vos revenus et de votre capacité à supporter le risque. Rien de pire que de vouloir récupérer son argent en pleine crise !

*Selon Morgan Stanley, tous les traders particuliers ont perdu les gains qu’ils ont pu faire depuis janvier 2020 et ce malgré la hausse de 25% des marchés

Combien d'années pour avoir 100 000€ de côté

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Premier constat, avec le livret A, il faut 100 ans d’épargne pour atteindre les 100 000 €. Une vie n’y suffira pas ! Les placements prudents doivent être utilisés pour le court terme car ils n’apportent pas grand-chose si ce n’est la protection du capital.

Pour des projets comme un achat immobilier, il faut mettre de coté au moins 300€ par mois pour espérer avoir 100 000€ d’apport dans 15-20 ans et 500€ pour espérer en disposer au bout de 10 ans.

Pour un horizon plus long, comme la préparation de la retraite, une centaine d’euros mis de côté chaque mois devrait suffire, si vous avez plus de 30 ans devant vous. Sinon, il faudra mettre un peu plus.

Si on se réfère à l’histoire, les rendements moyens à long terme des actions sont de 8-10% brut. Si votre support d’investissement est diversifié, les rendements sont plus faibles.

Ce tableau n’a qu’une valeur théorique, ne prenant pas en compte notamment les frais encourus qui vont peser sur la performance et ne doit pas être utilisé seul pour étayer vos choix d’épargne et d’investissement.

A quoi bon placer l’argent ?

L’effet « boule de neige » conséquence du réinvestissement des intérêts peux être très important. Plus le temps passe, plus ce mécanisme apporte de la valeur, le temps travaille pour vous ! Votre aurez un capital qui aura doublé au bout de 20 ans par rapport à vos investissements s’ils vous rapportent 7% par an.

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Il s’agit là encore d’une simulation, qui suppose des rendements constants sans modélisation du risque. Plus vous opterez pour un produit dynamique, plus la performance peut s’éloigner à la baisse comme à la hausse des courbes simulées.

 

Chers lecteurs,

Comme chaque semaine, Ismo décrypte pour vous l’actualité qui impacte les marchés financiers.

Bonne lecture !

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World recule encore : -1,10%.
  • Les taux reculent : 2,79% pour le 10 ans US, 0,94% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières progressent. Le pétrole à 110$/bl.
  • Le Bitcoin est inchangé à 29 000$.
  • Le dollar baisse à 1,05$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, se stabilise à 29.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 20 mai 2022.

La baisse des actions se propage au crédit

Encore une semaine de baisse pour les marchés malgré plusieurs tentatives de rebond. Les obligations d’entreprises commencent à refléter le risque de contraction de l’économie. Les spreads de crédit s’écartent à mesure que les investisseurs réduisent leurs expositions aux actifs risqués. Le Président de la Fed affirme que la lutte contre l’inflation est essentielle même si cela se fait au détriment de l’économie.

La Chine essaie de relancer la machine

L’économie chinoise tourne au ralenti. La production industrielle et la consommation des ménages sont directement impactées par les confinements. Le gouvernement tente de supporter le secteur immobilier en baissant le taux d’emprunt à 5 ans, référence pour les prêts immobilier.

La Turquie s’oppose à l’élargissement de l’OTAN

Le Président Erdogan refuse de voir la Finlande et la Suède enter dans l’alliance. La Russie, en réaction à la demande d’adhésion, va déplacer des troupes le long de sa frontière commune avec la Finlande et a coupé l’approvisionnement en gaz du pays. Parallèlement, le Sénat américain a approuvé le programme d’aide à l’Ukraine de 40 milliards de dollars. Il s’agit de la plus forte contribution d’un pays à l’Ukraine, et de loin.

Les cryptos se stabilisent

C’est le retour au calme sur les cryptos après la semaine de tourmente sur le stablecoin algorithmique TerraUSD et sa cryptodevise associée Luna. Cette crise a vu les deux produits pratiquement disparaitre provoquant des pertes considérables chez leurs détenteurs. Rappelons que les marchés des cryptos ne sont pas régulés. Ils peuvent faire l’objet de manipulations. Ce qui est interdit sur les marchés réglementés ne l’est pas sur les cryptos. La taille de ces marchés est maintenant telle que le risque systémique existe. Les banques centrales ne le tolèreront plus très longtemps.

Chers lecteurs,

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Encore de la volatilité sur les marchés

Malgré le rebond de fin de semaine, les marchés actions sont globalement dans le rouge. Depuis le début de l’année, c’est plus de 35 000 milliards de dollars qui sont partis en fumée. Cela représente près de 14% de la richesse mondiale. Pour la première fois depuis longtemps, les taux ont baissé, les investisseurs craignant le risque de récession.

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World recule encore : -2,20%.
  • Les taux reculent nettement : 2,93% pour le 10 ans US, 0,95% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières sont stables. Le pétrole à 110$/bl.
  • Le Bitcoin plonge du terrain à 29 000$.
  • Le dollar progresse à 1,04$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, recule un peu à 29.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 13 mai 2022.

Certaines cryptos s’effondrent

Le plongeon des prix des stablecoins fait peser un risque sur la stabilité du système financier. Savoir si les cryptos présentent un risque systémique est difficile à mesurer étant donné leur opacité, le haut niveau de levier, l’absence de régulation mais aussi l’absence de juridiction où elles pourraient chuter et donc l’absence de prêteur en dernier ressort qui viendrait sauver le système. Le TerraUSD qui vaut normalement toujours 1$ a décroché provoquant la disparition de milliards de dollars en quelques heures. La Fed et le Trésor américain, conscients du risque, réitèrent leur demande de réguler ces marchés.

L’inflation américaine reste élevée

Certains espéraient un ralentissement de l’inflation aux US compte tenu de la force du dollar et de la baisse des prix des voitures d’occasion. Le recul en avril est finalement très modeste : 8,3% contre 8,5% en février. Elle commence à se diffuser à l’ensemble de l’économie et notamment dans le secteur des services relativement épargné jusque-là. La Fed va donc continuer ses tours de vis. Les investisseurs craignent de plus en plus qu’elle n’entraine rapidement l’économie dans une récession. Pour autant, la situation financière des ménages et des entreprises est solide et le chômage est historiquement bas. Ces éléments devraient permettre de résister un temps à tout retournement de conjoncture.

BCE se prépare à monter les taux

La banque centrale se doit d’agir. La Présidente de la BCE a fait comprendre qu’une hausse en juillet était dans les cartons. Il est probable que les taux négatifs ne soient plus qu’un souvenir en fin d’année. Une période historique de près de 8 ans va bientôt s’achever.

L’Europe s’organise pour sortir du gaz russe

L’approvisionnement de gaz par l’Ukraine a été perturbé cette semaine provoquant une envolée de plus de 30% des prix. Pendant ce temps, la Commission Européenne a proposé un plan de près de 200 milliards d’euros pour sortir de la dépendance aux hydrocarbures russes d’ici 2027. Ce plan prévoit le développement massif des énergies renouvelables mais aussi des économies de l’ordre de 13%. Autant dire que l’exercice est compliqué. Sur le plan géopolitique, la Finlande et la Suède vont demander d’adhérer à l’OTAN. Sans surprise, la Russie le déplore et va prendre des mesures afin de « protéger » sa longue frontière commune.

Opter pour la Flat Tax ou l'intégration à l'impôt sur le Revenu

C’est le moment de finaliser sa déclaration d’impôts sur les revenus de 2021. Voici quelques conseils pour déclarer les revenus de vos placements financiers, notamment si vous avez réalisé des plus-values lors de la revente de parts des fonds Ismo. Si vous êtes concernés, Ismo vous a envoyé les données fiscales (IFU) à reporter sur votre déclaration.

En 2018, la Flat Tax (30%) a été mise en place afin d’inciter l’investissement plutôt que les placements destinés à obtenir des avantages fiscaux. Depuis sa création, c’est l’option activée par défaut pour l’imposition de vos intérêts et revenus de capitaux mobiliers.

Ceux qui souhaitent opter pour l’intégration au barème progressif de l’impôt sur le revenu doivent indiquer expressément leur choix lors de leur déclaration de revenu (case 2OP de la déclaration). Ayez à l’esprit qu’aucun panachage n’est permis, soit la Flat Tax s’applique à tous vos produits de placements, soit c’est la soumission à l’IR. Pensez donc à bien intégrer tous vos placements dans votre analyse. Rappelons que les produits d’épargne réglementés (Livret A, Livret Jeune, LEP, LDDS, PEL de moins de 12 ans et CEL ouvert après 2018) ne sont pas concernés par l’impôt et ne sont donc pas à prendre en compte dans le calcul.

La mise en place du prélèvement à la source début 2019 ne concerne pas les revenus soumis à la Flat Tax. Donc le processus de déclaration de ses revenus ne change pas. C’est à cette occasion que l’activation de cette option sera à effectuer.

Mais quand vaut-il mieux opter pour l’intégration des revenus de ses placements au barème de l’Impôt sur le Revenu ?

Dans la majorité des cas, il suffit de comparer les tranches du barème de l’impôt sur le revenu pour décider de la meilleure option. La Flat Tax est la somme des prélèvements sociaux (17.2%) et de la taxation sur les produits d’épargne et d’investissement (12.8%). Les prélèvements sociaux sont dus par tous, quel que soit le système choisi. En revanche, si votre tranche marginale d’imposition est inférieure à 12.8% ou si vous n’êtes pas imposable, il peut être intéressant de renoncer à la Flat Tax. Cette mesure est donc favorable à des millions de foyers fiscaux. En revanche, optez pour la Flat Tax si votre foyer fiscal est dans une tranche haute (> 11%)

Attention, cependant. Cette intégration fait monter votre Revenu Fiscal de Référence (RFR). Si vous êtes allocataire de prestations fiscales soumises à conditions de revenus, le fait de demander l’intégration à l’IR de vos produits d’épargne, fera mécaniquement monter votre RFR et vous risquez de perdre vos droits à certaines de ces allocations.

Chers lecteurs,

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Les marchés subissent une 5ème semaine consécutive de pertes

La plupart des indices mondiaux ont enduré une nouvelle semaine de baisse alors que la hausse des taux et l’inflation pèsent toujours sur les actions, et plus particulièrement sur les valeurs de croissance. Le Nasdaq perd maintenant plus de 25% depuis le début de l’année avec une très forte volatilité. En Europe, les indices enregistrent près de 5% de baisse. Les investisseurs craignent que la BCE n’intervienne plus rapidement que prévu pour lutter contre l’inflation ce qui aurait pour effet immédiat de tuer le peu de croissance qu’il reste.

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World recule encore : -1,47%.
  • Les taux toujours en hausse : 3,14% pour le 10 ans US, 1,14% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières montent légèrement. Le pétrole à 110$/bl.
  • Le Bitcoin perd du terrain à 36 000$.
  • Le dollar progresse à 1,05$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, recule un peu à 30.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 6 mai 2022.

La FED hausse le ton et les taux

Comme anticipée, la Fed a monté ses taux de 0,50%. C’est la plus forte hausse depuis 2000 ce qui en dit long sur la détermination de la banque centrale. La réduction du programme d’achat de bonds, le « quantitative Tapering » démarrera le 1er juin. Rappelons que nous n’en sommes qu’au début et qu’il faut s’attendre à des hausses à chacun des prochains meetings. La FED n’est pas la seule à avoir bougé cette semaine. La banque d’Angleterre, la banque d’Inde et la banque d’Australie ont elles aussi monté les taux malgré une croissance souvent en fort ralentissement.

L’Europe proche d’un accord sur un embargo sur le pétrole russe ?

Le plan, c’est de s’émanciper du pétrole russe d’ici 6 mois et du gaz d’ici un an. Il rencontre une forte opposition des « petits » pays qui dépendent actuellement exclusivement de la Russie en matière énergétique. Il n’est donc pas sûr que le projet de la Présidente de la Commission Européenne, Ursula Van der Leyen, n’aboutisse. Parallèlement, l’importation de pétrole en provenance des US est au plus haut depuis 2016.

L’économie chinoise perturbée par les confinements

L’activité économique, que ce soit dans les services ou dans le secteur manufacturier, s’effondre à cause des confinements. Pourtant le Président Xi refuse toujours de modifier sa politique zéro tolérance, malgré la montée du mécontentement d’une population qui ne comprend plus les raisons du maintien d’une politique aussi drastique.

La Pologne submergée par les réfugiés ukrainiens

Le pays accueille 3,1 millions de réfugiés sur les 5,7 millions qui se sont enfuis de la zone des conflits. Des difficultés pour nourrir tout le monde commencent à se faire sentir et les prix des denrées alimentaires s’envolent participant ainsi à la hausse de 12% des prix dans le pays. La banque centrale a donc décidé de monter ses taux jeudi dernier (la Pologne n’est pas dans l’euro).

Warren Buffett accuse Wall Street d’avoir fait des marchés une gigantesque salle de jeu

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On ne présente plus Warren Buffet, l’oracle d’Omaha comme on l’appelle, et son célèbre acolyte Charlie Munger. C’est un investisseur parti de rien qui est aujourd’hui la 8ème fortune mondiale avec plus de 100 milliards de dollars : une légende qui fait moins de bruit que Bezos ou Musk.

Leurs interventions sont rares et toujours très attendues. Le 30 avril, lors de leur présentation annuelle aux actionnaires de Berkshire Hathaway, l’entreprise qui lui a permis de faire tous ses investissements ces dernières années, Warren Buffett a fustigé les plateformes de trading pour avoir encouragé les comportements spéculatifs en utilisant les techniques de gamification venant des plateformes de jeu.

Du haut de ses 91 années d’expérience qui l’ont vu construire une fortune colossale à coup d’investissements géniaux dans des entreprises sous valorisées, il renouvelle ses critiques envers ses cibles favorites, les banques et les courtiers : « D’une façon ou d’une autre, ils gagnent toujours de l’argent, en récupérant les miettes qui tombent de la table du capitalisme. Ils ne gagnent pas d’argent tant que les gens ne font rien (…) Ils gagnent beaucoup plus d’argent lorsque les gens jouent que lorsqu’ils investissent. ».

Buffett déplore que les actions des grandes entreprises soient devenues de vulgaires jetons de poker. Il dénonce notamment l’utilisation d’options à effet de levier, affirmant que les courtiers gagnent encore plus d’argent avec ces paris qu’avec de simples investissements alors qu’ils multiplient les risques de pertes.

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Charlie Munger enfonce le clou : « Nous avons des gens qui ne savent rien des actions conseillées par des courtiers en valeurs mobilières qui eux-mêmes en savent encore moins ». Pour conclure que « C’est une situation incroyable, folle. Je ne pense pas qu’un état sensé puisse souhaiter cela. Qui peut souhaiter que les actions des entreprises du pays se négocient dans un casino ? ».


Via les plateformes de trading (Robinhood, eToro, Trade Republic, etc …), les particuliers se sont rués sur les actions pendant la pandémie faisant exploser les cours à la hausse. Mais voilà, avec un début d’année terrible, le marché s’est retourné mettant la plupart dans le rouge. L’activité de ces plateformes est en net recul, les déçus préférant jeter l’éponge (il suffit de voir l’effondrement de 43% de l’action Robinhood depuis le début de l’année !).

Pendant ce temps Warren Buffet et ses équipes ne sont pas restés inactifs. Comme à chaque fois qu’il y a des fortes baisses des cours, ils en profitent pour récolter des entreprises de valeurs à des prix décotés. C’est cette stratégie qui lui a permis de devenir dans la durée un des principaux actionnaires d’Apple, Coca-Cola et de majors du pétrole. S’il se met à acheter, c’est peut-être aussi un signe que la fin de la baisse est proche, même s’il n’a jusqu’à présent utilisé qu’une petite partie de la trésorerie (cash is king !) qu’il a mise de côté pour profiter d’une telle dislocation.


Avec Ismo, nous sommes complètement en phase avec ce constat et nous avons déjà alerté à de nombreuses reprises, et nous le referons, qu’il ne faut jamais confondre spéculation et investissement. La construction d’un patrimoine demande de la patience et de la sérénité, se fait dans le temps, à coup de diversification, en fonction de ses capacités et de son appétence pour le risque

On prend les mêmes et on recommence. Les thèmes qui prédominent sont toujours les suivants !

L'inflation galopante

Elle atteint des niveaux qui doivent rappeler des jours sombres aux plus anciens. Le scénario actuel est proche de celui des années 70 car finalement, le conflit en Ukraine est aussi un choc pétrolier. Cette inflation est aussi la conséquence de politiques monétaires ultra accommodantes qui ont inondé l’économie de cash pour lutter contre la crise de la Covid-19. Mais, on peut aussi pointer du doigt les banquiers centraux qui se sont trompés dans les grandes largeurs en estimant en 2021 que l’inflation était passagère. Ils ont largement tardé à agir en laissant filer les prix. La crédibilité d’un banquier central se juge au travers de sa capacité à contenir l’inflation sur le long terme. Dès que les investisseurs ont des doutes (cf. graphique), les investisseurs réagissent en vendant. Leur crédibilité est clairement entamée et ils se doivent d’agir pour rétablir la confiance des marchés. On dit qu’ils sont « derrière la courbe » car il faut maintenant rattraper le temps perdu en montant les taux, quitte à envoyer les marchés au tapis.

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Source : Refinitiv

La croissance économique

Les chiffres de la croissance au premier trimestre ne sont pas terribles : contraction aux US et croissance anémique en Europe. Les conséquences de la guerre commencent à se faire sentir. Par ailleurs les résultats des stars de la tech sont décevants (Amazon, Netflix, Paypal, …). Ces perspectives pèsent sur les actions même si tout n’est pas noir, loin de là. Le chômage est historiquement bas en Europe. On est proche du plein emploi aux US et les prévisions (PMI) anticipent toujours de la croissance pour les mois qui viennent.

Les confinements en Chine

La stratégie zéro-Covid de la Chine, l’atelier du monde, perturbe non seulement l’économie locale mais aussi toutes les chaines d’approvisionnement dans le monde. Apple, par exemple, est obligée de réduire l’acheminement des iPhones. Les ports sont pratiquement à l’arrêt avec des milliers de bateaux qui attendent à l’ancre. Quoi qu’il arrive, la résorption d’un tel bouchon prendra des mois.

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La situation géopolitique

Les marchés ont intégré l’idée d’un conflit long et « classique » en Ukraine et donc sans escalade majeure. Peut-être ? Il n’en reste pas moins qu’on assiste à la naissance d’un axe Moscou-Pékin qui s’oppose ouvertement à l’Occident et à l’omnipotence du dollar dans les échanges internationaux. Il s’agit peut-être d’une alliance de circonstance mais qui, à terme, pourrait remettre en question la mondialisation des échanges.

Et les marchés dans tout ça ?

Les mouvements en avril sont remarquables. Les obligations baissent sans répit à cause de l’inflation et des hausses de taux à venir. Les marchés craquent aux US. Le S&P500, indice phare des actions américaines, fait le plus mauvais début d’année depuis 1939 ! Et le Nasdaq enregistre sa plus forte baisse depuis la crise financière (-13%), entrainé notamment pas Amazon et Netflix. Le Bitcoin n’est pas tant un refuge que cela finalement avec 15% de baisse. C’est aussi sur le marché des changes que cela se passe. Le dollar s’envole contre toutes les devises, notamment contre l’euro mais surtout contre le Yen qui a dévissé pour atteindre le seuil symbolique de 130. C’est le signe que, malgré tout, le dollar est toujours un actif de refuge. Cela traduit aussi les stratégies parfois diamétralement opposées des différentes banques centrales.

C’est quand ça tangue qu’il faut bien s’accrocher au bateau. Les marchés sont volatils et les baisses de marchés sont à long terme des opportunités sans égales. Le début d’année est difficile mais pour ceux qui investissent régulièrement, chaque semaine dans les fonds Ismo, la baisse est atténuée et permet de se positionner pour les jours meilleurs.

Chers lecteurs,

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La croissance s’étiole

Gros coup de frein sur la croissance au premier trimestre. En Europe, elle ralentit à 0,2% au premier trimestre contre 0,3% le dernier trimestre de 2021. Plus surprenant, l’économie américaine s’est contractée sur la même période avec une baisse de -1,4% malgré une consommation des ménages toujours dynamique (+2,7%). Or on sait que l’économie américaine est essentiellement tirée par la consommation.

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World recule encore : -2,63%.
  • Les taux sont stables : 2,94% pour le 10 ans US, 0,93% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières montent légèrement. Le pétrole à 105$/bl.
  • Le Bitcoin perd du terrain à 37 500$.
  • Le dollar progresse à 1,06$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, remonte à 34.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 29 avril 2022.

L’inflation au plus haut depuis la création de l’euro

Les chiffres ne sont pas bons : 7,5% d’inflation en Europe et 3,5% pour sa version de base (« core ») qui exclut les composantes sensées être volatiles comme les prix de l’énergie et des matières agricoles. Avec une inflation au plus haut depuis les années 70, la BCE est coincée et elle va monter les taux. Sa présidente, Christine Lagarde, a fait beaucoup d’efforts pour nous expliquer que la situation n’est pas celle des US où l’inflation « core » est deux fois plus importante qu’en Europe. Elle estime qu’elle est due essentiellement au conflit en Ukraine. Mais les anticipations à long terme de l’inflation montent de jour en jour, et ça, les investisseurs n’aiment pas.

La Russie ferme le robinet

La Russie a arrêté les livraisons de gaz à la Pologne et à la Bulgarie qui refusent de payer en roubles comme le demande le Kremlin. L’Europe essaie de faire face en faisant jouer la solidarité entre les nations du bloc à un moment où le parc des centrales nucléaires françaises fonctionne à peine à 50%. En effet, la moitié des centrales sont à l’arrêt, soit pour maintenance, soit à cause d’incidents.

La Chine à la relance

La Chine n’atteindra probablement pas l’objectif de 5,5% de croissance pour cette année à cause de sa politique de lutte contre la Covid-19 qui désorganise complètement l’activité économique. Par exemple, le port de Shanghai, où s’échangent le plus de containers au monde et qui est à lui seul trois fois plus gros que celui de Rotterdam, est pratiquement à l’arrêt. Le Politburo nous ressort alors les bonnes vieilles recettes à base de grands plans de constructions d’infrastructures. Mais on ne peut pas construire des routes et des ponts à l’infini… Le pays détient déjà 57% des lignes de train à haute vitesse mondiales, le réseau électrique offre plus de kilomètres de lignes par habitant qu’en Europe (1,3 millions de km de lignes, de quoi faire trois fois l’aller-retour Terre-Lune !). La demande chinoise en matières premières industrielles est insatiable : la moitié de l’acier mondial y est consommé. En 10 ans, le pays a utilisé autant de ciment que les US au XXème siècle ! La Chine n’a certainement pas besoin d’un n-ième plan d’infrastructures.

L’euro s’approche de la parité avec le dollar

Le dollar s’apprécie chaque semaine. Il est au plus haut depuis 20 ans contre le Yen à cause de la divergence des politiques monétaires de la Fed et de la Banque du Japon qui a décidé de maintenir sa politique de taux bas coute que coute. Le dollar progresse contre la majorité des devises en moyenne de 8% depuis le début de l’année. La fin de l’hégémonie du dollar dont on nous rabâche l’imminence et l’émergence d’un Nouvel Ordre Mondial basé sur les matières premières ne semblent pas être pour tout de suite !

Chers lecteurs,

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Les taux européens montent

La BCE durcit son discours et provoque l’envolée des taux en Europe. Alors que les rendements des emprunts d’état allemands étaient négatifs en début d’année, ils frôlent maintenant la barre des 1%. Le stock d’obligations avec des rendements négatifs fond à vue d’œil. Cette remontée des taux est une mauvaise nouvelle pour les états les plus endettés comme l’Italie dont l’écart de taux avec l’Allemagne ne fait qu’augmenter. En France, le taux à 10 ans s’établit à 1,40% alors que la crise de la Covid-19 a gonflé la dette publique à 115% du PIB. Il y a encore quelques semaines, il n’était pas question de monter les taux en Europe. Les investisseurs anticipent maintenant une hausse d’au moins 0,8% d’ici la fin de l’année et l’arrêt des programmes d’achats d’obligations dès cet été. Et pourtant, la croissance donne déjà des signes de fléchissement …

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World recule encore : -2,66%.
  • Les taux repartent à la hausse : : 2,90% pour le 10 ans US, 0,96% pour le 10 ans allemand
  • Les matières premières baissent légèrement. Le pétrole à 102$/bl
  • Le Bitcoin recule à 40 000$.
  • Le dollar est stable à 1,08$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, remonte à 28.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 22 avril 2022.

Les membres du G20 boudent la Russie

Les représentants américains, canadiens, anglais, danois et ukrainiens ont quitté la salle lors de l’intervention des représentants russes au sommet du G20. Certains membres souhaitaient l’exclusion du pays du G20, sans succès. Pendant ce temps, les Américains se sont engagés à fournir 1,3 milliard de dollars de soutien supplémentaire à l’Ukraine dont 800 millions d’aide militaire faisant des US le principal soutien économique et militaire du pays, bien au-delà de tous les autres réunis ! (Le deuxième pays étant l’Estonie, la France n’étant même pas dans les 10 premiers).

Le Japon veut lutter contre l’inflation

Le Japon a dû batailler ces 30 dernières années contre la déflation. Le retour de l’inflation dans ce pays est donc un évènement considéré comme une victoire par le pouvoir en place. Afin d’aider les ménages les plus faibles et les petites PME, le gouvernement planche sur une aide directe équivalente à 10 milliards d’euros, un peu comme le chèque inflation en France. Verra-t-on un jour les banques centrales donner de l’argent directement aux ménages et aux entreprises comme l’ancien président de la Fed l’avait proposé lors de la crise financière (le fameux ‘helicopter money’) ? On en est encore loin mais on s’en rapproche doucement.

Hausse des prix alimentaires en France

Selon les derniers chiffres publiés par l’INSEE, les prix des matières premières alimentaires importés ont vu leur prix augmenter de 41,5% en un an. La hausse des prix des transports et de l’énergie en est en partie responsable. Plus que jamais, les Français voulant réduire leur budget alimentaire devraient consommer local et acheter des produits de saison. Rien qu’en mars, les prix des matières premières importées ont bondi de 7,7% : 15% pour les oléagineux, 9% pour la viande et 11% pour les céréales.

Les épargnants renforcent encore leur épargne de précaution

Avec la guerre et l’inflation, les Français ont continué d’alimenter les livrets A et LDDS à hauteur de 3,7 milliards d’euros. Le taux réel du livret A est pourtant de plus en plus négatif (-3,5% en mars). Rappelons qu’aucun placement sans risque ne permet de lutter efficacement contre l’inflation.

La volatilité est une mesure de l’agitation des prix sur une période. Si le prix d’un titre, que ce soit une action, une obligation ou un indice par exemple, reste relativement stable sur une période, on considèrera qu’il a une faible volatilité. En revanche si le prix affiche des fluctuations importantes, on considérera qu’il a une volatilité élevée

La volatilité, c’est quoi ?

La volatilité est donc une mesure d’agitation. Plus le prix est agité, plus sa volatilité est importante. Tout le monde a déjà vu le graphique d’une action. On peut y voir une représentation visuelle de la volatilité avec les mouvements successifs de hausses et de baisses qui s’affichent à l’écran. Un titre moins volatil sera représenté avec des mouvements plus modérés tandis qu’un titre volatil sera représenté avec des mouvements successifs de grande amplitude.

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Les actifs avec une grande volatilité sont considérés comme plus risqués car le gain ou la perte à court terme est potentiellement fort. Par exemple, les valeurs du secteur technologique sont plus volatiles que celles du luxe. Actuellement, à cause de la guerre en Ukraine, la volatilité des matières premières est très élevée.

Quelques caractéristiques de la volatilité :

  • Elle n’est pas constante, elle varie dans le temps, traduisant des périodes de calme suivies de période d’agitation.
  • Elle est indépendante du prix du titre. Cela permet de les comparer, de les classer en fonction de leur volatilité, de la moins risquée à la plus risquée par exemple.
  • La volatilité n’est pas un indicateur de tendance. On peut très bien avoir des actifs très volatils qui ont une tendance haussière forte. Regardez les cryptos en 2019 et 2020 ou des actifs réputés très peu volatils comme les obligations dont les prix chutent régulièrement depuis près de 6 mois ☹.
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Qu’est-ce qui détermine la volatilité :

La volatilité est la résultante de deux forces qui s’opposent en permanence : la pression acheteuse et la pression vendeuse sur un titre. Ces forces ne produisent pas la même réaction sur le prix de tous les titres. Certains titres sont plus sensibles à l’environnement économique que d’autres provoquant des mouvements de prix plus importants lorsqu’une information survient. Les différents facteurs qui peuvent influencer la volatilité sont :

  • Des évènements exogènes : la pandémie de la Covid-19 (ou du SARS-CoV précédemment), des attentats (11 septembre,…)
  • Des chocs géopolitiques : des élections, le Brexit, des interruptions de marchés (la Russie), des guerres, des nationalisations, …
  • Des facteurs économiques : l’inflation, la hausse des taux, des modifications de la fiscalité, des crises économiques, crises immobilières …
  • Des facteurs au niveau sectoriel : problèmes d’approvisionnement (comme la pénurie d’électronique dans le secteur automobile), la réglementation, …
  • Au niveau de l’entreprise : annonce des résultats, takeover, nouveauté produit, ….

Toute information non anticipée qui rend incertain la valeur du titre

Comment calcule-t-on la volatilité :

Là il faut se rappeler ses cours de statistiques du lycée ! La volatilité est le plus souvent calculée à partir de l’écart type des rendements quotidiens sur une période donnée, trois mois ou un an par exemple. L’écart type mesure la dispersion des rendements autour de la moyenne. La volatilité est cet écart type qu’on a annualisé. Ainsi, un investisseur peut interpréter une volatilité de 40% comme la possibilité pour ce titre de bouger de 40% dans un an. Attention, à la hausse comme à la baisse. La volatilité n’est pas une indication de tendance, juste d’amplitude de mouvement probable.

Au doigt mouillé : une volatilité de 16% correspond à une variation quotidienne de 1% en moyenne sur la période considérée. Si la volatilité double et passe à 32%, cela correspond à une amplitude moyenne des mouvements de 2%. Facile non ?

 

 

vaolatilités

On le voit, la volatilité des obligations et du cash est plus faible que celle des actions. Certains titres affichent par moment des volatilités extrêmes. C’est souvent le signe qu’une nouvelle importante, généralement négative, vient d’être dévoilée. Comme ils sont diversifiés, les indices ont tendance à être moins volatiles que leurs composants. En effet, tous les titres ne bougent pas forcément dans le même sens : les effets se compensent et neutralisent une partie de la volatilité des titres. On peut ainsi construire des portefeuilles avec des niveaux de risque différents en combinant un peu d’actions et un peu d’obligations… C’est ce que fait ISMO avec ses fonds en optimisant le couple rendement/risque. Les fonds recherchent la meilleure performance sans dépasser un certain niveau de volatilité anticipée.

La volatilité implicite ou la volatilité future

Jusqu’ici, nous n’avons parlé que de la volatilité historique. C’est-à-dire qu’on regarde les données passées pour la calculer. Rien ne dit que cette volatilité sera la même dans le futur ! La volatilité n’est pas constante dans le temps. Pour combler ce manque, des indices de volatilités anticipées (ou futures) ont été créés. Le plus connu est le fameux VIX dont nous vous donnons le niveau toutes les semaines. Il mesure la volatilité anticipée du S&P500 (ou le VStoxx pour l’eurostoxx 50) pour les 30 jours à venir. Comme personne ne connait le futur, il s’agit d’une anticipation. C’est donc un indice avec un horizon court. Il est très variable et reflète de façon quasi instantané le niveau d’anxiété des investisseurs. Si leur inquiétude monte, ils vont anticiper une hausse de l’agitation et donc provoquer une hausse du VIX. En général, une fois la crise passée, les investisseurs sont plus calmes ou plus complaisants et le VIX va baisser. On peut même dire que la volatilité présente de la volatilité !

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Avec le VIX, vous retrouvez instantanément les crises qui ont jalonnées ces 30 dernières années.

Alors, pourquoi ne pas traiter la volatilité comme un instrument financier ? Un investisseur pourrait vouloir jouer une hausse de la volatilité future ou sa baisse, ou l’écart entre la volatilité anticipée aujourd’hui et celle qui va se réaliser réellement. Possible ? Et bien oui ! En finance on peut traiter sur presque tout. Pour cela on aura recours à des options ou à des futures sur volatilité ou encore à des ETFs spécialisés. Attention cependant, ces produits sont des bombes. Beaucoup s’y sont brulés les doigts et je les déconseille très fortement.

En résumé :

La volatilité est une mesure de risque permettant de classer les titres en fonction de l’agitation des prix. Les crises et les incertitudes font monter la volatilité car l’amplitude des mouvements de marchés augmente. Par définition, la volatilité varie dans le temps et elle est cyclique : il y a des périodes de volatilité élevée suivies de période de calme prolongé. Enfin, on distingue la volatilité historique, basée sur des données passées, de la volatilité implicite représentant l’agitation anticipée et donc inconnue.