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Certains d’entre vous nous ont sollicité ces derniers jours pour avoir notre conseil et savoir quelle attitude aborder face à la baisse des marchés financiers. Nous ne pouvons prédire l’avenir : le bon sens reste notre meilleur conseil. 

Ce qu’il est essentiel de bien comprendre, c’est que les marchés financiers fonctionnent de manière cyclique : à la hausse, comme cela a été le cas sur une longue période jusqu’en janvier dernier, et à la baisse, comme c’est le cas depuis ces dernières semaines. 

Aussi, en ces périodes d’incertitudes et de nervosités des marchés, il est essentiel de garder le cap

  • Conserver un horizon d’investissement à long terme, le temps est l’ennemi du risque.
  • Investir de manière diversifiée sur tous les marchés mondiaux.
  • Garder le cap, ne pas sur-réagir : les périodes de hausses succèdent à des périodes de baisse, il est essentiel de conserver un rythme d’investissement stable et régulier. Cela permet de lisser les points d’entrée sur les marchés financiers et ainsi d’amortir les fluctuations à court terme.

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World recule : -0.6%.
  • Les taux sont stables : 1,87% pour le 10 ans US, +0,22% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières sont en hausse. 
  • Le pétrole est stable à 91$/bl.
  • Le Bitcoin perd 2% à 39 000$.
  • Le dollar monte à 1,12$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, reste à 28.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 25 février 2022.

La Russie envahit l’Ukraine

Tôt, mardi dernier, la Russie a lancé l’assaut terrestre sur l’Ukraine. Des tirs de missiles ont simultanément pris pour cible plusieurs villes à travers le pays dont la capitale Kiev. Il est difficile d’évaluer la situation. L’incursion de l’armée Russe était largement anticipée.  Pourtant les investisseurs ont été surpris par la décision du président Poutine de lancer une attaque d’une telle ampleur dépassant largement la région du Donbass. En fin de semaine dernière, il avait déjà reconnu l’indépendance de 2 provinces de l’est du pays et annoncé leur occupation par des troupes russes de « maintien de la paix ».

Première vague de sanctions

Faute d’avoir anticipé l’intention de Vladimir Poutine de récupérer coûte que coûte les anciennes provinces de l’Empire, l’occident fait avec ses moyens. Les Etats-Unis ont déjà annoncé des sanctions contre les oligarques et les banques dans le but d’isoler la Russie de l’économie globale, mais ils ne sont pas encore allés jusqu’à retirer le pays du système de paiement international SWIFT. L’Europe lui a emboité le pas avec notamment la décision de suspendre l’agrément du gazoduc Nord Stream 2 par les Allemands. On peut douter de l’efficacité de telles mesures quand on connait la détermination du président Russe. Rappelons que la Russie est déjà sous le coup de sanctions établies en 2015 lors de l’annexion de la Crimée. Le pays a su s’adapter et trouver de nouveaux marchés pour ses matières premières, notamment avec la Chine, qui, notons-le, n’a pas condamné l’invasion ni proposé la moindre sanction. 

Les matières premières s’envolent

La Russie est l’un des plus importants producteurs de matières premières : pétrole, gaz, métaux, céréales … Les prix de l’aluminium, du nickel et du palladium battent record sur record. Les prix du blé sont au plus haut depuis 9 ans. Enfin, le Brent de mer du Nord dépasse les 100$/bl pour la première fois depuis 2008. Rappelons que la guerre est toujours inflationniste et que celle-là ne fera pas exception. 

Le gaz pourrait faire basculer l’Europe dans la récession

L’économie européenne dépend de l’approvisionnement et du prix du gaz. Si la crise devait s’intensifier suffisamment pour que la Russie coupe le gaz, l’économie européenne subirait assurément une nouvelle récession. On peut se demander comment nos dirigeants on fait pour se rendre naïvement si dépendant de la Russie dans leur stratégie de transition énergétique. Vladimir Poutine s’est donné les moyens de museler l’Europe. Les annonces du président Macron d’un plan d’investissement massif dans de nouvelles centrales nucléaires va dans le bon sens, mais cela arrive bien trop tard malheureusement.

Les marchés sous la pression géopolitique

Bien sûr, les marchés Russes s’effondrent (-33% sur la semaine passée). Mais les marchés mondiaux ne sont pas en reste et sont tous en correction (baisse de plus de 10% par rapport au plus haut). Les marchés sont très agités. Rien que vendredi, le cours du Nasdaq a rebondi de 7% en séance ! Pour illustrer ce que cela représente, la valeur de Tesla a bougé de 100 milliards sur la journée ! Une chose est sûre, les marchés ne sont pas au bout de leur peine. Leur évolution dépendra de l’agenda de Vladimir Poutine, mais aussi de celui des banques centrales dans les semaines à venir.

Chers lecteurs,

Comme chaque semaine, Ismo décrypte pour vous l’actualité qui impacte les marchés financiers.

Bonne lecture !

L’épargne des français en hausse

Allez ! Une bonne nouvelle pour commencer ce weekly. L’épargne des français progresse et flirte avec les 6 000 milliards d’euros. L’épargne retrouve ainsi son rythme d’avant la crise sanitaire. En revanche, les français privilégient à nouveau les produits de taux et les livrets réglementés et moins les produits de capital (actions, fonds actions, assurance vie en unité de compte).

Les chiffres de la semaine

  •  Le MSCI World recule : -1,66%.
  • Les taux sont stables : 1,93% pour le 10 ans US, +0,21% pour le 10 ans allemand
  • Les matières premières sont stables. Le pétrole baisse à 91$/bl.
  • Le Bitcoin perd 6% à 40 000$.
  • Le dollar monte à 1,13$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, reste à 27.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 18 février 2022.

La FED prête à dégainer, la BCE temporise

Avec une inflation au plus haut depuis 40 ans, la Fed va monter ses taux et réduire la masse monétaire en circulation. C’est une question de crédibilité. Ils vont agir rapidement, et monter les taux à chaque meeting afin d’atteindre 1% d’ici l’été. La tâche de la Fed est cependant rendue difficile avec des premiers signes d’essoufflement de la croissance américaine. De son côté la BCE cherche à calmer le jeu en insistant sur sa volonté de procéder graduellement. Pourtant, l’inflation s’installe durablement et ne reviendra pas vers l’objectif de 2% avant 2 ans car les consommateurs, les analystes et les investisseurs anticipent maintenant un niveau élevé d’inflation.

La Chine à contre-courant

La Chine de son côté intensifie ses mesures de relance pour soutenir l’économie : baisse de la fiscalité pour les entreprises et baisse des taux. Le pays est englué dans une crise immobilière sans précédent. Les promoteurs immobiliers qui font face à des problèmes financiers menacent de faillite tout le secteur. L’inflation est sortie moins forte que prévue en janvier, justifiant ainsi cette divergence de politique monétaire entre la Chine et la plupart des autres puissances économiques.

Le taux de chômage recule nettement en France

Le chômage recule ! On est encore loin du plein emploi mais le taux à fortement reculé en fin d’année (7,4%), surtout chez les jeunes (-3,6%) dont le taux est au plus bas depuis 40 ans. Le nombre de chômeurs s’établit à 2,2 millions de personnes, soit 189 000 de moins sur le trimestre.

La tension monte à la frontière ukrainienne

L’OTAN accuse la Russie de continuer à amasser des troupes à la frontière ukrainienne et ce, dès le lendemain de l’annonce par Moscou du démarrage du retrait de certaines de ses troupes. Le Kremlin maintient qu’elles seront retirées dès que les exercices militaires seront terminés. Ces manœuvres, largement vue comme une démonstration de force, concernent plus de 100 000 hommes, des tanks et des missiles. La Russie demande la garantie que l’Ukraine ne puisse jamais intégrer l’OTAN et que l’organisation retire ses troupes des pays de l’est. Les recours diplomatiques ne sont pas encore totalement épuisés, mais presque. Une réunion entre le secrétaire d’état américain, Anthony Blinken et le ministre des Affaires Étrangères Russe, Sergey Lavrov est prévue la semaine prochaine pour tenter de trouver une solution politique et pacifique à la crise.

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Bonne lecture !

Mauvais mois de janvier pour les actions

Avec Plus de 6% de baisse pour le MSCI World en janvier, les actions ont connu leur plus mauvais début d’année depuis 2016. Sans le rebond de fin de mois, elles auraient pu enregistrer la pire performance depuis la crise de 2008. Les valeurs de croissance sont massacrées comme en témoigne la performance de l’indice sectoriel Eurostoxx Technology qui perd 15% depuis le début de l’année alors que les values ont pu tirer leur épingle du jeu avec une progression de 10% pour l’Eurostoxx Oil & Gas et l’Eurostoxx Banks.

 

Les chiffres de la semaine

  •  Le MSCI World progresse : +1,95%.
  • Les taux grimpent : 1,92% pour le 10 ans US, +0,21% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières sont en hausse. Le pétrole gagne encore de 6% à 92$/bl.
  • Le Bitcoin gagne 9% et passe à 41 500$.
  • Le dollar recule à 1,14$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, recule à 23.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 4 février 2022.

L’inflation progresse partout, trop vite

Cela commence à devenir problématique, l’inflation est galopante : 7% aux US, 5% en Europe ou au Royaume-Uni. Il n’y a aucun signe de ralentissement. Les banques centrales se sont trompées en pensant que l’inflation n’était que conjoncturelle. Elles sont maintenant obligées d’agir plus vite et plus fort pour rattraper le temps perdu.

 

La banque d’Angleterre monte encore les taux

Les Anglais confrontés à une inflation importante ont monté une deuxième fois les taux après une première hausse en décembre. En effet, la banque centrale prévoit que l’inflation atteindra au moins 7,25% en avril. Son taux directeur est maintenant de 0,5%. Il y a donc encore de la marge.

La BCE prend les marchés obligataires par surprise

Comme prévu, la banque centrale n’a pas bougé son taux directeur. Mais sa position devient difficile. D’ailleurs sa Présidente n’a pas voulu confirmer qu’il n’y aurait pas de hausse en 2022, provoquant un réajustement à la hausse des taux longs et donc la chute des obligations. Les taux allemands à 10 ans sont à nouveau positifs, une première depuis 2019. A l’instar des autres banques centrales, la BCE est obligée de prendre en compte l’inflation qui progresse encore à 5,1% en janvier. On s’approche de plus en plus de la fin des taux négatifs.

La Turquie au bord du chaos ?

Les expérimentations monétaires du président Erdogan tournent à la catastrophe. Le pays connait une période d’hyperinflation proche de 50% et une devise qui n’en finit plus de s’affaiblir. Pour tenter de calmer la population, le président promet une hausse du salaire minimum de 50% et de monter les retraites.

Les prix de l’énergie toujours en hausse ​

Avec le pétrole qui s’approche de 100$/bl et qui montent toutes les semaines, avec les prix du gaz et de l’électricité qui ne descendent pas, la facture énergétique va être salée. En France, les prix de l’électricité sont réglementés et dans cette période électorale, impossible de passer la hausse de 35% sur l’électeur. La hausse est donc limitée à 4%. Mais ne nous trompons pas, le gouvernement ne peut que retarder l’inéluctable. La hausse finira par être intégralement supportée par les particuliers si les prix ne baissent pas.

 

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Une 4 ème semaine de baisse des marchés

Les marchés sont très agités avec des chutes brutales et des rebonds violents, parfois même directement pendant la même séance. Comme on l’a noté dans les précédents weekly, les valeurs de croissance sont les plus impactées compte tenu à la fois de leur valorisation élevée et de leur grande sensibilité à toute hausse des taux. Les valeurs technologiques sont massacrées : le Nasdaq, indice des valeurs technologiques américaines a perdu plus 20% depuis les plus hauts de novembre. Son équivalent européen, le Stoxx Technologie perd quant à lui aussi 20%.

💡 Retrouvez les conseils d’Ismo pour bien réagir quand les marchés baissent. Ne laissez pas vos émotions prendre le dessus.

Les chiffres de la semaine

  •  Le MSCI World chute : -1,06%.
  • Les taux sont stables : 1,77% pour le 10 ans US, -0,05% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières sont en hausse. Le pétrole progresse encore de 2% à 88$/bl.
  • Le Bitcoin gagne 3% et passe à 38 000$.
  • Le dollar baisse à 1,12$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, est stable à 29.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 28 janvier 2022.

La croissance ralentit brutalement

On oublie la croissance mondiale exceptionnelle de 2021 (mondiale : 5,9% ; américaine : 5,5% ; France : 7%, du jamais vu depuis 1984 !). En ce début d’année, la croissance ralentit sensiblement. Le FMI revoit ses prévisions 2022 à la baisse de 5,9% à 4,4% pour l’économie mondiale et ne prévoit « que » 4% pour les US et 4,8% pour la Chine. Toujours est-il que la croissance est à l’arrêt aux US. L’économie allemande s’est même contractée au dernier trimestre de 2021 toujours à cause de la Covid-19 et de ses répercussions sur l’activité économique.

La FED se laisse toutes les options

La banque centrale n’a pas bougé ses taux lors de son meeting de janvier. La FED, à travers son président Powell, laisse toutes les options ouvertes pour réagir à l’envol de l’inflation. Il estime qu’il y a la place pour monter rapidement et à plusieurs reprises les taux sans impacter l’emploi et sans mettre en danger la croissance. Un discours volontairement tourné vers une action rapide qui n’a pas plu aux marchés.

L’Ukraine nouveau théâtre des tensions entre les US et la Russie ?

La Russie semble accumuler des troupes et des armes à sa frontière avec l’Ukraine. Les US ont demandé à leurs ressortissants de quitter le pays en urgence par crainte d’une invasion imminente. En Europe, on s’inquiète de voir la Russie réduire ou arrêter l’approvisionnement en pétrole et en gaz en cas de mise en place de sanctions pour répondre à toute l’invasion.

Le pétrole au plus haut depuis 2014

L’augmentation des risques géopolitiques provoque l’envol du pétrole qui finit la semaine à 88$ le baril. On va tout droit vers les 100$. Si on y ajoute la hausse du dollar, l’impact sur l’activité économique mondiale et sur l’inflation est sensible. La hausse affecte surtout les plus faibles pour qui la hausse à la pompe et des factures énergétiques est difficilement supportable. La prime « inflation » n’y changera malheureusement rien.

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Comme chaque semaine, Ismo décrypte pour vous l’actualité qui impacte les marchés financiers.

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Lagarde ne se rend pas

Pour l’instant, la présidente de la BCE refuse d’agir contre l’inflation et maintient sa politique. Elle justifie sa décision en arguant que le cycle économique américain est en avance sur celui de l’Europe. Mais des divisions importantes sont apparues sur ce sujet entre les membres de la BCE lors de leur réunion de décembre alors que l’inflation dans la zone euro a atteint 5%, bien au-dessus de son objectif de 2%. Pendant ce temps, les taux des obligations remontent un peu partout en Europe, le rendement du 10 ans allemand passant même brièvement au-dessus de 0 pour la première fois depuis 3 ans.

Les chiffres de la semaine

  •  Le MSCI World chute : -4,24%.
  • Les taux sont stables : 1,77% pour le 10 ans US, -0,07% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières sont en hausse. Le pétrole progresse encore de 3% à 85$/bl.
  • Le Bitcoin perd 15% et passe à 36 500$.
  • Le dollar baisse à 1,13$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, s’envole à 29.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 21 janvier 2022.

La faiblesse des marchés s’accentue

Très mauvaise semaine pour les marchés actions avec tous les principaux indices mondiaux dans le rouge. Les marchés américains, qui étaient en lévitation, reculent nettement à cause de la FED qui va monter les taux par pour lutter contre l’inflation. Cela risque de provoquer un ralentissement de la croissance et ça, les marchés n’aiment pas. Certains investisseurs craignent d’ailleurs que la FED frappe plus fort dès le prochain meeting avec une hausse des taux non pas de 0,25% mais de 0,50%. Comme prévu, le thème dominant de 2022 sera l’inflation. 

Vers la fin des restrictions liées à la Covid-19

La population est fatiguée et l’activité est perturbée par un nombre important de personnes restant chez elles car contaminées. L’épidémie est hors de contrôle et devient endémique. Par ailleurs, comme le nombre des personnes en réanimation ne progresse pas, les gouvernements lèvent, ou vont lever, la plupart des restrictions (au UK et en France dès la fin du mois).

La Chine tente de relancer la machine

La Chine réagit face au ralentissement de son économie et, à l’inverse des autres pays, elle a décidé de baisser les taux. Cette décision vient aussi pour aider le secteur sinistré de la promotion immobilière. Parallèlement, le gouvernement s’attaque à TikTok, citant des problèmes dans la sécurité des données, de monopole et de concurrence déloyale.

Un million d’entreprises créées en 2021

Il s’agit d’un record tout simplement historique. L’INSEE a annoncé que la France avait vu un million d’entreprises se créer en 2021. Mais si on décortique les données on constate que pour plus des deux tiers il s’agit de microentreprises fondées par des autoentrepreneurs dont le statut est souvent précaire malheureusement.