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Chers lecteurs,

Comme chaque semaine, Ismo décrypte pour vous l’actualité qui impacte les marchés financiers.

Bonne lecture !

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World recule encore : -1,10%.
  • Les taux reculent : 2,79% pour le 10 ans US, 0,94% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières progressent. Le pétrole à 110$/bl.
  • Le Bitcoin est inchangé à 29 000$.
  • Le dollar baisse à 1,05$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, se stabilise à 29.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 20 mai 2022.

La baisse des actions se propage au crédit

Encore une semaine de baisse pour les marchés malgré plusieurs tentatives de rebond. Les obligations d’entreprises commencent à refléter le risque de contraction de l’économie. Les spreads de crédit s’écartent à mesure que les investisseurs réduisent leurs expositions aux actifs risqués. Le Président de la Fed affirme que la lutte contre l’inflation est essentielle même si cela se fait au détriment de l’économie.

La Chine essaie de relancer la machine

L’économie chinoise tourne au ralenti. La production industrielle et la consommation des ménages sont directement impactées par les confinements. Le gouvernement tente de supporter le secteur immobilier en baissant le taux d’emprunt à 5 ans, référence pour les prêts immobilier.

La Turquie s’oppose à l’élargissement de l’OTAN

Le Président Erdogan refuse de voir la Finlande et la Suède enter dans l’alliance. La Russie, en réaction à la demande d’adhésion, va déplacer des troupes le long de sa frontière commune avec la Finlande et a coupé l’approvisionnement en gaz du pays. Parallèlement, le Sénat américain a approuvé le programme d’aide à l’Ukraine de 40 milliards de dollars. Il s’agit de la plus forte contribution d’un pays à l’Ukraine, et de loin.

Les cryptos se stabilisent

C’est le retour au calme sur les cryptos après la semaine de tourmente sur le stablecoin algorithmique TerraUSD et sa cryptodevise associée Luna. Cette crise a vu les deux produits pratiquement disparaitre provoquant des pertes considérables chez leurs détenteurs. Rappelons que les marchés des cryptos ne sont pas régulés. Ils peuvent faire l’objet de manipulations. Ce qui est interdit sur les marchés réglementés ne l’est pas sur les cryptos. La taille de ces marchés est maintenant telle que le risque systémique existe. Les banques centrales ne le tolèreront plus très longtemps.

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Encore de la volatilité sur les marchés

Malgré le rebond de fin de semaine, les marchés actions sont globalement dans le rouge. Depuis le début de l’année, c’est plus de 35 000 milliards de dollars qui sont partis en fumée. Cela représente près de 14% de la richesse mondiale. Pour la première fois depuis longtemps, les taux ont baissé, les investisseurs craignant le risque de récession.

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World recule encore : -2,20%.
  • Les taux reculent nettement : 2,93% pour le 10 ans US, 0,95% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières sont stables. Le pétrole à 110$/bl.
  • Le Bitcoin plonge du terrain à 29 000$.
  • Le dollar progresse à 1,04$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, recule un peu à 29.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 13 mai 2022.

Certaines cryptos s’effondrent

Le plongeon des prix des stablecoins fait peser un risque sur la stabilité du système financier. Savoir si les cryptos présentent un risque systémique est difficile à mesurer étant donné leur opacité, le haut niveau de levier, l’absence de régulation mais aussi l’absence de juridiction où elles pourraient chuter et donc l’absence de prêteur en dernier ressort qui viendrait sauver le système. Le TerraUSD qui vaut normalement toujours 1$ a décroché provoquant la disparition de milliards de dollars en quelques heures. La Fed et le Trésor américain, conscients du risque, réitèrent leur demande de réguler ces marchés.

L’inflation américaine reste élevée

Certains espéraient un ralentissement de l’inflation aux US compte tenu de la force du dollar et de la baisse des prix des voitures d’occasion. Le recul en avril est finalement très modeste : 8,3% contre 8,5% en février. Elle commence à se diffuser à l’ensemble de l’économie et notamment dans le secteur des services relativement épargné jusque-là. La Fed va donc continuer ses tours de vis. Les investisseurs craignent de plus en plus qu’elle n’entraine rapidement l’économie dans une récession. Pour autant, la situation financière des ménages et des entreprises est solide et le chômage est historiquement bas. Ces éléments devraient permettre de résister un temps à tout retournement de conjoncture.

BCE se prépare à monter les taux

La banque centrale se doit d’agir. La Présidente de la BCE a fait comprendre qu’une hausse en juillet était dans les cartons. Il est probable que les taux négatifs ne soient plus qu’un souvenir en fin d’année. Une période historique de près de 8 ans va bientôt s’achever.

L’Europe s’organise pour sortir du gaz russe

L’approvisionnement de gaz par l’Ukraine a été perturbé cette semaine provoquant une envolée de plus de 30% des prix. Pendant ce temps, la Commission Européenne a proposé un plan de près de 200 milliards d’euros pour sortir de la dépendance aux hydrocarbures russes d’ici 2027. Ce plan prévoit le développement massif des énergies renouvelables mais aussi des économies de l’ordre de 13%. Autant dire que l’exercice est compliqué. Sur le plan géopolitique, la Finlande et la Suède vont demander d’adhérer à l’OTAN. Sans surprise, la Russie le déplore et va prendre des mesures afin de « protéger » sa longue frontière commune.

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Les marchés subissent une 5ème semaine consécutive de pertes

La plupart des indices mondiaux ont enduré une nouvelle semaine de baisse alors que la hausse des taux et l’inflation pèsent toujours sur les actions, et plus particulièrement sur les valeurs de croissance. Le Nasdaq perd maintenant plus de 25% depuis le début de l’année avec une très forte volatilité. En Europe, les indices enregistrent près de 5% de baisse. Les investisseurs craignent que la BCE n’intervienne plus rapidement que prévu pour lutter contre l’inflation ce qui aurait pour effet immédiat de tuer le peu de croissance qu’il reste.

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World recule encore : -1,47%.
  • Les taux toujours en hausse : 3,14% pour le 10 ans US, 1,14% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières montent légèrement. Le pétrole à 110$/bl.
  • Le Bitcoin perd du terrain à 36 000$.
  • Le dollar progresse à 1,05$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, recule un peu à 30.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 6 mai 2022.

La FED hausse le ton et les taux

Comme anticipée, la Fed a monté ses taux de 0,50%. C’est la plus forte hausse depuis 2000 ce qui en dit long sur la détermination de la banque centrale. La réduction du programme d’achat de bonds, le « quantitative Tapering » démarrera le 1er juin. Rappelons que nous n’en sommes qu’au début et qu’il faut s’attendre à des hausses à chacun des prochains meetings. La FED n’est pas la seule à avoir bougé cette semaine. La banque d’Angleterre, la banque d’Inde et la banque d’Australie ont elles aussi monté les taux malgré une croissance souvent en fort ralentissement.

L’Europe proche d’un accord sur un embargo sur le pétrole russe ?

Le plan, c’est de s’émanciper du pétrole russe d’ici 6 mois et du gaz d’ici un an. Il rencontre une forte opposition des « petits » pays qui dépendent actuellement exclusivement de la Russie en matière énergétique. Il n’est donc pas sûr que le projet de la Présidente de la Commission Européenne, Ursula Van der Leyen, n’aboutisse. Parallèlement, l’importation de pétrole en provenance des US est au plus haut depuis 2016.

L’économie chinoise perturbée par les confinements

L’activité économique, que ce soit dans les services ou dans le secteur manufacturier, s’effondre à cause des confinements. Pourtant le Président Xi refuse toujours de modifier sa politique zéro tolérance, malgré la montée du mécontentement d’une population qui ne comprend plus les raisons du maintien d’une politique aussi drastique.

La Pologne submergée par les réfugiés ukrainiens

Le pays accueille 3,1 millions de réfugiés sur les 5,7 millions qui se sont enfuis de la zone des conflits. Des difficultés pour nourrir tout le monde commencent à se faire sentir et les prix des denrées alimentaires s’envolent participant ainsi à la hausse de 12% des prix dans le pays. La banque centrale a donc décidé de monter ses taux jeudi dernier (la Pologne n’est pas dans l’euro).

Warren Buffett accuse Wall Street d’avoir fait des marchés une gigantesque salle de jeu

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On ne présente plus Warren Buffet, l’oracle d’Omaha comme on l’appelle, et son célèbre acolyte Charlie Munger. C’est un investisseur parti de rien qui est aujourd’hui la 8ème fortune mondiale avec plus de 100 milliards de dollars : une légende qui fait moins de bruit que Bezos ou Musk.

Leurs interventions sont rares et toujours très attendues. Le 30 avril, lors de leur présentation annuelle aux actionnaires de Berkshire Hathaway, l’entreprise qui lui a permis de faire tous ses investissements ces dernières années, Warren Buffett a fustigé les plateformes de trading pour avoir encouragé les comportements spéculatifs en utilisant les techniques de gamification venant des plateformes de jeu.

Du haut de ses 91 années d’expérience qui l’ont vu construire une fortune colossale à coup d’investissements géniaux dans des entreprises sous valorisées, il renouvelle ses critiques envers ses cibles favorites, les banques et les courtiers : « D’une façon ou d’une autre, ils gagnent toujours de l’argent, en récupérant les miettes qui tombent de la table du capitalisme. Ils ne gagnent pas d’argent tant que les gens ne font rien (…) Ils gagnent beaucoup plus d’argent lorsque les gens jouent que lorsqu’ils investissent. ».

Buffett déplore que les actions des grandes entreprises soient devenues de vulgaires jetons de poker. Il dénonce notamment l’utilisation d’options à effet de levier, affirmant que les courtiers gagnent encore plus d’argent avec ces paris qu’avec de simples investissements alors qu’ils multiplient les risques de pertes.

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Charlie Munger enfonce le clou : « Nous avons des gens qui ne savent rien des actions conseillées par des courtiers en valeurs mobilières qui eux-mêmes en savent encore moins ». Pour conclure que « C’est une situation incroyable, folle. Je ne pense pas qu’un état sensé puisse souhaiter cela. Qui peut souhaiter que les actions des entreprises du pays se négocient dans un casino ? ».


Via les plateformes de trading (Robinhood, eToro, Trade Republic, etc …), les particuliers se sont rués sur les actions pendant la pandémie faisant exploser les cours à la hausse. Mais voilà, avec un début d’année terrible, le marché s’est retourné mettant la plupart dans le rouge. L’activité de ces plateformes est en net recul, les déçus préférant jeter l’éponge (il suffit de voir l’effondrement de 43% de l’action Robinhood depuis le début de l’année !).

Pendant ce temps Warren Buffet et ses équipes ne sont pas restés inactifs. Comme à chaque fois qu’il y a des fortes baisses des cours, ils en profitent pour récolter des entreprises de valeurs à des prix décotés. C’est cette stratégie qui lui a permis de devenir dans la durée un des principaux actionnaires d’Apple, Coca-Cola et de majors du pétrole. S’il se met à acheter, c’est peut-être aussi un signe que la fin de la baisse est proche, même s’il n’a jusqu’à présent utilisé qu’une petite partie de la trésorerie (cash is king !) qu’il a mise de côté pour profiter d’une telle dislocation.


Avec Ismo, nous sommes complètement en phase avec ce constat et nous avons déjà alerté à de nombreuses reprises, et nous le referons, qu’il ne faut jamais confondre spéculation et investissement. La construction d’un patrimoine demande de la patience et de la sérénité, se fait dans le temps, à coup de diversification, en fonction de ses capacités et de son appétence pour le risque

On prend les mêmes et on recommence. Les thèmes qui prédominent sont toujours les suivants !

L'inflation galopante

Elle atteint des niveaux qui doivent rappeler des jours sombres aux plus anciens. Le scénario actuel est proche de celui des années 70 car finalement, le conflit en Ukraine est aussi un choc pétrolier. Cette inflation est aussi la conséquence de politiques monétaires ultra accommodantes qui ont inondé l’économie de cash pour lutter contre la crise de la Covid-19. Mais, on peut aussi pointer du doigt les banquiers centraux qui se sont trompés dans les grandes largeurs en estimant en 2021 que l’inflation était passagère. Ils ont largement tardé à agir en laissant filer les prix. La crédibilité d’un banquier central se juge au travers de sa capacité à contenir l’inflation sur le long terme. Dès que les investisseurs ont des doutes (cf. graphique), les investisseurs réagissent en vendant. Leur crédibilité est clairement entamée et ils se doivent d’agir pour rétablir la confiance des marchés. On dit qu’ils sont « derrière la courbe » car il faut maintenant rattraper le temps perdu en montant les taux, quitte à envoyer les marchés au tapis.

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Source : Refinitiv

La croissance économique

Les chiffres de la croissance au premier trimestre ne sont pas terribles : contraction aux US et croissance anémique en Europe. Les conséquences de la guerre commencent à se faire sentir. Par ailleurs les résultats des stars de la tech sont décevants (Amazon, Netflix, Paypal, …). Ces perspectives pèsent sur les actions même si tout n’est pas noir, loin de là. Le chômage est historiquement bas en Europe. On est proche du plein emploi aux US et les prévisions (PMI) anticipent toujours de la croissance pour les mois qui viennent.

Les confinements en Chine

La stratégie zéro-Covid de la Chine, l’atelier du monde, perturbe non seulement l’économie locale mais aussi toutes les chaines d’approvisionnement dans le monde. Apple, par exemple, est obligée de réduire l’acheminement des iPhones. Les ports sont pratiquement à l’arrêt avec des milliers de bateaux qui attendent à l’ancre. Quoi qu’il arrive, la résorption d’un tel bouchon prendra des mois.

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La situation géopolitique

Les marchés ont intégré l’idée d’un conflit long et « classique » en Ukraine et donc sans escalade majeure. Peut-être ? Il n’en reste pas moins qu’on assiste à la naissance d’un axe Moscou-Pékin qui s’oppose ouvertement à l’Occident et à l’omnipotence du dollar dans les échanges internationaux. Il s’agit peut-être d’une alliance de circonstance mais qui, à terme, pourrait remettre en question la mondialisation des échanges.

Et les marchés dans tout ça ?

Les mouvements en avril sont remarquables. Les obligations baissent sans répit à cause de l’inflation et des hausses de taux à venir. Les marchés craquent aux US. Le S&P500, indice phare des actions américaines, fait le plus mauvais début d’année depuis 1939 ! Et le Nasdaq enregistre sa plus forte baisse depuis la crise financière (-13%), entrainé notamment pas Amazon et Netflix. Le Bitcoin n’est pas tant un refuge que cela finalement avec 15% de baisse. C’est aussi sur le marché des changes que cela se passe. Le dollar s’envole contre toutes les devises, notamment contre l’euro mais surtout contre le Yen qui a dévissé pour atteindre le seuil symbolique de 130. C’est le signe que, malgré tout, le dollar est toujours un actif de refuge. Cela traduit aussi les stratégies parfois diamétralement opposées des différentes banques centrales.

C’est quand ça tangue qu’il faut bien s’accrocher au bateau. Les marchés sont volatils et les baisses de marchés sont à long terme des opportunités sans égales. Le début d’année est difficile mais pour ceux qui investissent régulièrement, chaque semaine dans les fonds Ismo, la baisse est atténuée et permet de se positionner pour les jours meilleurs.

Chers lecteurs,

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Bonne lecture !

La croissance s’étiole

Gros coup de frein sur la croissance au premier trimestre. En Europe, elle ralentit à 0,2% au premier trimestre contre 0,3% le dernier trimestre de 2021. Plus surprenant, l’économie américaine s’est contractée sur la même période avec une baisse de -1,4% malgré une consommation des ménages toujours dynamique (+2,7%). Or on sait que l’économie américaine est essentiellement tirée par la consommation.

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World recule encore : -2,63%.
  • Les taux sont stables : 2,94% pour le 10 ans US, 0,93% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières montent légèrement. Le pétrole à 105$/bl.
  • Le Bitcoin perd du terrain à 37 500$.
  • Le dollar progresse à 1,06$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, remonte à 34.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 29 avril 2022.

L’inflation au plus haut depuis la création de l’euro

Les chiffres ne sont pas bons : 7,5% d’inflation en Europe et 3,5% pour sa version de base (« core ») qui exclut les composantes sensées être volatiles comme les prix de l’énergie et des matières agricoles. Avec une inflation au plus haut depuis les années 70, la BCE est coincée et elle va monter les taux. Sa présidente, Christine Lagarde, a fait beaucoup d’efforts pour nous expliquer que la situation n’est pas celle des US où l’inflation « core » est deux fois plus importante qu’en Europe. Elle estime qu’elle est due essentiellement au conflit en Ukraine. Mais les anticipations à long terme de l’inflation montent de jour en jour, et ça, les investisseurs n’aiment pas.

La Russie ferme le robinet

La Russie a arrêté les livraisons de gaz à la Pologne et à la Bulgarie qui refusent de payer en roubles comme le demande le Kremlin. L’Europe essaie de faire face en faisant jouer la solidarité entre les nations du bloc à un moment où le parc des centrales nucléaires françaises fonctionne à peine à 50%. En effet, la moitié des centrales sont à l’arrêt, soit pour maintenance, soit à cause d’incidents.

La Chine à la relance

La Chine n’atteindra probablement pas l’objectif de 5,5% de croissance pour cette année à cause de sa politique de lutte contre la Covid-19 qui désorganise complètement l’activité économique. Par exemple, le port de Shanghai, où s’échangent le plus de containers au monde et qui est à lui seul trois fois plus gros que celui de Rotterdam, est pratiquement à l’arrêt. Le Politburo nous ressort alors les bonnes vieilles recettes à base de grands plans de constructions d’infrastructures. Mais on ne peut pas construire des routes et des ponts à l’infini… Le pays détient déjà 57% des lignes de train à haute vitesse mondiales, le réseau électrique offre plus de kilomètres de lignes par habitant qu’en Europe (1,3 millions de km de lignes, de quoi faire trois fois l’aller-retour Terre-Lune !). La demande chinoise en matières premières industrielles est insatiable : la moitié de l’acier mondial y est consommé. En 10 ans, le pays a utilisé autant de ciment que les US au XXème siècle ! La Chine n’a certainement pas besoin d’un n-ième plan d’infrastructures.

L’euro s’approche de la parité avec le dollar

Le dollar s’apprécie chaque semaine. Il est au plus haut depuis 20 ans contre le Yen à cause de la divergence des politiques monétaires de la Fed et de la Banque du Japon qui a décidé de maintenir sa politique de taux bas coute que coute. Le dollar progresse contre la majorité des devises en moyenne de 8% depuis le début de l’année. La fin de l’hégémonie du dollar dont on nous rabâche l’imminence et l’émergence d’un Nouvel Ordre Mondial basé sur les matières premières ne semblent pas être pour tout de suite !

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Bonne lecture !

Les taux européens montent

La BCE durcit son discours et provoque l’envolée des taux en Europe. Alors que les rendements des emprunts d’état allemands étaient négatifs en début d’année, ils frôlent maintenant la barre des 1%. Le stock d’obligations avec des rendements négatifs fond à vue d’œil. Cette remontée des taux est une mauvaise nouvelle pour les états les plus endettés comme l’Italie dont l’écart de taux avec l’Allemagne ne fait qu’augmenter. En France, le taux à 10 ans s’établit à 1,40% alors que la crise de la Covid-19 a gonflé la dette publique à 115% du PIB. Il y a encore quelques semaines, il n’était pas question de monter les taux en Europe. Les investisseurs anticipent maintenant une hausse d’au moins 0,8% d’ici la fin de l’année et l’arrêt des programmes d’achats d’obligations dès cet été. Et pourtant, la croissance donne déjà des signes de fléchissement …

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World recule encore : -2,66%.
  • Les taux repartent à la hausse : : 2,90% pour le 10 ans US, 0,96% pour le 10 ans allemand
  • Les matières premières baissent légèrement. Le pétrole à 102$/bl
  • Le Bitcoin recule à 40 000$.
  • Le dollar est stable à 1,08$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, remonte à 28.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 22 avril 2022.

Les membres du G20 boudent la Russie

Les représentants américains, canadiens, anglais, danois et ukrainiens ont quitté la salle lors de l’intervention des représentants russes au sommet du G20. Certains membres souhaitaient l’exclusion du pays du G20, sans succès. Pendant ce temps, les Américains se sont engagés à fournir 1,3 milliard de dollars de soutien supplémentaire à l’Ukraine dont 800 millions d’aide militaire faisant des US le principal soutien économique et militaire du pays, bien au-delà de tous les autres réunis ! (Le deuxième pays étant l’Estonie, la France n’étant même pas dans les 10 premiers).

Le Japon veut lutter contre l’inflation

Le Japon a dû batailler ces 30 dernières années contre la déflation. Le retour de l’inflation dans ce pays est donc un évènement considéré comme une victoire par le pouvoir en place. Afin d’aider les ménages les plus faibles et les petites PME, le gouvernement planche sur une aide directe équivalente à 10 milliards d’euros, un peu comme le chèque inflation en France. Verra-t-on un jour les banques centrales donner de l’argent directement aux ménages et aux entreprises comme l’ancien président de la Fed l’avait proposé lors de la crise financière (le fameux ‘helicopter money’) ? On en est encore loin mais on s’en rapproche doucement.

Hausse des prix alimentaires en France

Selon les derniers chiffres publiés par l’INSEE, les prix des matières premières alimentaires importés ont vu leur prix augmenter de 41,5% en un an. La hausse des prix des transports et de l’énergie en est en partie responsable. Plus que jamais, les Français voulant réduire leur budget alimentaire devraient consommer local et acheter des produits de saison. Rien qu’en mars, les prix des matières premières importées ont bondi de 7,7% : 15% pour les oléagineux, 9% pour la viande et 11% pour les céréales.

Les épargnants renforcent encore leur épargne de précaution

Avec la guerre et l’inflation, les Français ont continué d’alimenter les livrets A et LDDS à hauteur de 3,7 milliards d’euros. Le taux réel du livret A est pourtant de plus en plus négatif (-3,5% en mars). Rappelons qu’aucun placement sans risque ne permet de lutter efficacement contre l’inflation.

Chers lecteurs,

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Les banquiers centraux appuient sur le frein

La banque centrale du Canada et celle de Nouvelle-Zélande ont monté leurs taux directeurs de 0,50% cette semaine. Leur objectif et de ramener les taux à un niveau où ils ne stimulent plus la croissance économique mais où ils ne la freinent pas non plus. Le métier de banquier central est aussi celui d’un équilibriste !

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World recule à nouveau : -1,66%.
  • Les taux repartent à la hausse : 2,83% pour le 10 ans US, 0,84% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières le pétrole à 106$/bl.
  • Le Bitcoin est stable à 42 500$.
  • Le dollar monte à 1,08$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, remonte à 23.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du jeudi 14 avril 2022.

L’inflation toujours plus haute

8,5% aux US, 7% en Angleterre, 7,3% en Allemagne, 7,5% en Europe, l’inflation bat des records. L’inflation pourrait avoir atteint un pic en mars, mais les nouvelles pressions mises par les confinements en Chine sur les chaines d’approvisionnement suggèrent que l’inflation mettra du temps à baisser vers des niveaux plus acceptables.

Les confinements en Chine font baisser le prix du pétrole

Les dernières données de l’OPEC indiquent que la demande globale de pétrole pourrait baisser en 2022 du fait des mesures anti-covid appliquées par la Chine. Les importations chinoises en brut ont baissé de 14% en mars. Le géant chinois du pétrole CNOOP a annoncé son retrait de ses opérations au Canada, aux US et au UK pour éviter d’avoir à faire face à de possibles sanctions. D’aucun pourrait croire que la Chine s’apprête prendre des décisions politiques, comme soutenir la Russie, la mettant sous le coup de sanctions internationales …

La guerre en Ukraine s’enlise

Marioupol semble complètement détruite et devrait bientôt tomber tandis que les négociations sont au point mort. Le navire amiral ‘Moskova’ a été coulé par l’armée ukrainienne. C’est symbolique de la forte résistance ukrainienne. Mais les Russes, vexés, répliquent avec l’utilisation de bombardiers à long rayon d’action. De son côté, les US ont décidé de fournir pour près d’un milliard de matériel militaire incluant de l’artillerie et des hélicoptères. On est loin de la désescalade …

Les marchés français sous pression

Comme prévu finalement, on retrouve Marine Le Pen et Emmanuel Macron au deuxième tour de l’élection présidentielle. Pour l’instant, les marchés semblent donner le président sortant vainqueur. Mais attention, les dynamiques des candidats étant contraires, le scrutin pourrait être plus serré qu’on ne le croit.

81% des jeunes juge le Bitcoin comme un investissement rentable

Selon une récente enquête pour AG2R La Mondiale, les cryptoactifs ont largement séduit les Français. Il y a dorénavant plus de détenteurs de cryptoactifs que de de porteurs d’actions en direct en France ! Pourtant, le régulateur interdit toujours aux professionnels de la gestion de distribuer au grand public des produits utilisant ces actifs : une aberration. Une fois de plus, l’Europe va passer à côté d’une révolution. Mais on le sait, les US innovent, la Chine copie et l’Europe réglemente …

On pensait les cryptos inviolables. C’est en effet le cas, la blockchain n’a pas connu à ce jour de faille de sécurité. Il n’en est pas de même des comptes. Lorsque vous voulez traiter des cryptos, vous ouvrez en général un wallet sur une plateforme connue. Vous lui confiez alors la sécurité de votre portefeuille voir de votre clé privée. Et c’est là que le problème se pose. Même si les cryptos ont eu tendance à baisser au premier trimestre, ce qui remet d’ailleurs son rôle de « valeur refuge » un peu en question, les pirates et hackers eux, ne connaissent pas la crise ! Les attaques contre divers projets et écosystèmes cryptographiques ont rapporté des millions de dollars aux pirates et aux escrocs. Près de 700 millions de dollar ont ainsi été dérobés au premier trimestre et les arnaques en tout genre pullulent sur le net.

 

C’est surtout l’écosystème Solana qui a été le plus touché avec 400 millions de dollars volés en exploitant une faille du système de signature d’un pont de communication entre Solana et d’autres réseaux de Finance Décentralisée (DeFi).

Binance Smart Chain a aussi essuyé des piratages à hauteur de 100 millions après une attaque d’un de ses protocoles.

Les NFTs (Non Fungible Token), si populaires actuellement, en particulier auprès des jeunes, ne sont pas en reste. Le vol par hameçonnage et des projets de NFT lancés par des escrocs ont permis de voler plus de 50 millions de dollars au premier trimestre.

C’est aussi pour ces raisons que le régulateur (l’AMF, Autorités des Marchés Financiers) invite les épargnants à être très prudents dans l’utilisation de ces nouvelles technologies.

La sécurité des projets devrait être l’une des principales préoccupations d’une personne souhaitant investir dans une crypto-monnaie. D’autant qu’il y a de plus en plus d’offres, avec une nouvelle crypto chaque semaine pratiquement. Une vraie jungle où il est de plus en plus difficile de s’y retrouver.

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La plupart des événements de piratage liés à la blockchain se produisent parce que les cybercriminels exploitent des failles dans le code du projet et non dans la blockchain elle-même. L’essor des Smart Contracts, véritables bouts de code stockés directement dans la blockchain, augmente la complexité technique et donc les risques notamment s’ils présentent des failles exploitables lors de leur exécution.

A l’issue de cette analyse, nous voulions souligner que, chez Ismo, vos parts et les actifs de votre fonds sont conservés chez un dépositaire bancaire qui sert de coffre-fort pour vos positions.

Chers lecteurs,

Comme chaque semaine, Ismo décrypte pour vous l’actualité qui impacte les marchés financiers.

Bonne lecture !

Les marchés français sous pression

Les derniers sondages montrent qu’Emmanuel Marcon et Marine Le Pen sont au coude à coude. Les investisseurs, n’aimant pas les incertitudes, allègent leurs positions en vendant les actions et les obligations françaises. Les marchés français devraient rester sous pression jusqu’au deuxième tour, à moins qu’un candidat prenne le dessus d’ici là.

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World recule : -1,4%.
  • Les taux repartent à la hausse : 2,7% pour le 10 ans US, 0,71% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières sont stables. Le pétrole à 98$/bl.
  • Le Bitcoin perd près de 10% à 42 300$.
  • Le dollar est stable à 1,09$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, remonte à 21.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 8 avril 2022.

Les US et l’UE renforcent les sanctions contre la Russie

Suite aux révélations des atrocités perpétrées par la Russie aux abords de Kiev, les US et l’UE ont ajouté de nouvelles sanctions. Les US ont retiré le statut de nation favorisée à la Russie provoquant mécaniquement la hausse des droits de douane pour les biens importés. De son côté l’Europe n’est pas en reste. Elle interdit l’importation de charbon et ferme ses portes aux camions et bateaux russes.

Les banques américaines bloquent les remboursements russes

On s’en doutait mais à cause de la guerre, l’inflation poursuit sa progression en Europe. Elle ressort à 7,5% en mars après avoir atteint 5,9% en février. Il s’agit de niveaux que l’on avait plus vus depuis la crise pétrolière des années 70.

La Fed signale qu’elle va agir contre l’inflation

Comme anticipé, la Fed a confirmé cette semaine que les taux allaient monter rapidement pour lutter contre l’inflation. Elle se sent en retard dans sa lutte contre l’inflation. Par ailleurs, elle va réduire son programme d‘achat d’obligations dès le mois de mai et ainsi commencer à réduire la taille colossale de son bilan. Le coup de frein est brutal.

La BCE dans un corner ?

L’inflation galopante va aussi contraindre la BCE à modifier sa politique. Elle se prépare aussi à entrer dans l’arène plus tôt que prévu. On peut maintenant s’attendre à une hausse des taux avant la fin de l’année. En revanche, les taux longs de certains pays très endettés comme l’Italie commencent à s’écarter avec l’anticipation de la fin du soutien de la BCE via son programme d’achat. Voilà qui risque de donner des maux de têtes à tous ses membres.

La Chine signale un assouplissement de sa politique monétaire

A l’inverse des pays développés qui se battent contre l’inflation, la Chine pense assouplir sa politique monétaire. Le pays est englué dans sa politique de tolérance zéro contre la Covid-19 provoquant le confinement de mégalopole comme Shanghai et un recul de l’activité économique.