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Chers lecteurs,

Comme chaque semaine, Ismo décrypte pour vous l’actualité qui impacte les marchés financiers.

Bonne lecture !

La montée des taux longs fait chuter les marchés

L’inflation et des propos de la Fed qui montrent qu’elle pourrait agir plus vite et plus fort pour lutter contre elle ont provoqué une hausse brutale des taux longs ce qui a eu raison des marchés actions. Les valeurs de croissance, plus sensibles à la hausse des taux ont plus lourdement chuté. Cela se voit nettement avec le Nasdaq qui recule de -4.5 % contre seulement -1.52% pour le MSCI World.

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World recule : -1,52%.
  • Les taux remontent : 1,77% pour le 10 ans US, -0,05% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières sont en hausse. Le pétrole progresse à 79$/bl.
  • Le Bitcoin recule à 41 500$.
  • Le dollar baisse légèrement à 1,13$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, rebondit à 19.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 7 janvier 2022.

La Fed plus agressive contre l’inflation

La banque centrale va commencer à monter les taux. C’était déjà anticipé. Ce qui est nouveau c’est sa volonté de réduire le montant d’obligations qu’elle détient (plus de 8 000 milliards) plus rapidement que prévu. Elle envisage de commencer en 2022 alors que les investisseurs l’anticipaient pour 2023. Les marchés obligataires ont réagi violemment à la baisse.

L’inflation au plus haut en Europe

Ça y est, l’inflation a atteint 5% en décembre dans la zone euro. C’est un record depuis que l’euro existe. Elle est toujours due principalement à la hausse des prix du gaz et du pétrole. Pour autant, aucune hausse des taux de la BCE n’est attendue en 2022.

Le baril de pétrole à 80$

Et pourtant l’OPEC a décidé de maintenir son plan de hausse de la production de brut. Elle estime que le variant Omicron ne devrait pas faire baisser la demande comme ce fut le cas pour les autres variants.

La Turquie et le Kazakhstan s’enfoncent dans la crise

Fin 2021, l’inflation en Turquie était en hausse de 36%. Le pouvoir d’achat des Turcs a donc chuté d’un tiers. La stratégie économique du président Erdogan est clairement un échec. La hausse des prix du gaz a provoqué des émeutes sanglantes au Kazakhstan obligeant les dirigeants du pays à appeler son allié russe en renfort pour rétablir l’ordre.

Baisse de l’impôt sur les sociétés

En 2022, le taux d’imposition sera abaissé à 25% pour l’ensemble des entreprises. Il est ainsi passé de 33.33% en 2017 à 25% en 5 ans ! L’effort est louable mais ce niveau reste encore un des plus élevés d’Europe.

Chers lecteurs !

Nous sommes très heureux d’avoir passé cette année avec vous !
Nous profitons de cette newsletter pour vous souhaiter de très belles fêtes de fin d’année !
Nous restons toujours à votre écoute : n’hésitez pas à partager avec nous vos remarques et avis.

Bonne lecture et à très vite pour la suite des aventures avec Ismo !

  • Le MSCI World recule : -1,5%.
  • Les taux redescendent : 1,41% pour le 10 ans US, -0,38% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières sont stables. Le pétrole reste à 71$/bl.
  • Le Bitcoin ne bouge pas à 47 000$.
  • Le dollar monte à 1,12$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, rebondit à 21.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 17 décembre 2021.

Livret A : hausse des taux prévue en février

Contrairement aux précédentes annonces de Bercy, le taux du livret A va monter en février. Une hausse juste 2 mois avant les élections. Hmm, ça sent le bon vieux cadeau pré-électoral… Cela va-t-il changer votre vie ? Probablement pas. En effet, pour 10 000 € investis, cela représente un gain de 30€ sur un an. La belle affaire…

La banque d’Angleterre monte ses taux !

« Messieurs les Anglais tirez les premiers ! » Les Anglais sont les premiers parmi les économies majeures à monter les taux alors même que la croissance s’essouffle. Le mouvement est symbolique (les taux passent de 0,1% à 0,25%) mais permet à la banque centrale de montrer sa détermination à lutter contre l’inflation.

Omicron se propage très vite

L’OMS a dit cette semaine que le vaccin pourrait ne pas suffire pour combattre le virus. Elle recommande les gestes barrières et la mise en place de nouvelles mesures de distanciation sociale. Le virus se propage comme une trainée de poudre : le nombre de cas double tous les deux jours. Omicron pourrait dépasser Delta dans les jours qui viennent. En France, le gouvernement ne souhaite pas de nouvelles mesures avant la fin de l’année, en espérant que le virus soit moins nocif que Delta.

La Fed bouge ses pions

La banque centrale va accélérer la réduction de ses achats d’obligations. Les banquiers centraux envisagent même de monter les taux à trois reprises en 2022 si l’inflation reste élevée. Ne nous y trompons pas, la fin des achats, c’est une mesure restrictive de resserrement monétaire. Les marchés actions, et surtout les valeurs de croissance, ont accusé le coup avec une forte hausse de la volatilité.

Pas de surprise, l’inflation en hausse partout en novembre

C’était anticipé, mais cela reste une mauvaise nouvelle. L’inflation continue de monter. Elle franchit le cap symbolique des 5% dans l’Union Européenne. Rien ne signale un ralentissement, surtout pas les prix à la production qui flambent (10% aux US par exemple). Les banques centrales vont devoir continuer à agir. Malheureusement, voilà qui risque d’alimenter encore nos prochains weekly !

Le virement périodique, à l’instar, des arrondis permet d’investir progressivement et régulièrement. Cette stratégie d’investissement pompeusement appelée DCA outre-Atlantique (Dollar-Cost-Averaging) permet de limiter l’impact de la volatilité lorsqu’on investit.
Le virement périodique consiste à investir en plusieurs fois au lieu d’investir tout en une fois. La volatilité des marchés et donc du fonds dans lequel vous investissez représente schématiquement le risque d’avoir des mouvements à la hausse et à la baisse, risque inhérent aux marchés financiers. Utiliser un virement périodique plutôt qu’un investissement en une fois permet de réduire ce risque en essayant de baisser le coût moyen d’investissement.

Exemple : Une personne souhaite investir 1000€ :

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Au bout de 8 semaines, l’utilisateur qui a opté pour l’investissement périodique hebdomadaire a 3.58 parts de plus. Cette stratégie conduit à détenir plus de titres dans un marché baissier et en détenir moins en cas de hausse du marché en réduisant le risque de mauvais timing. On parle « d’investir la moyenne ». En cas de baisse on parlera de « moyenner à la baisse ».

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Toute stratégie d’investissement à des avantages et des inconvénients. Il revient à chacun de voir quelle est celle la mieux adaptée à ses objectifs.

Les avantages de cette stratégie d’entrée sur les marchés :

  • Réduction du risque : La volatilité de votre investissement est plus faible compte tenu du fait que par rapport à un investissement en une fois, tout n’est pas investi. Dans notre exemple, le risque est 8 fois inférieur la première semaine, tout simplement car l’investissement est 8 fois inférieur !
  • Une épargne maitrisée : La stratégie consistant à ajouter régulièrement de l’argent permet une épargne maitrisée, car le montant du portefeuille a tendance à augmenter même si le fonds se déprécie. Elle ne permet cependant pas d’encaisser des baisses trop fortes ou trop prolongées des marchés.
  • Évite le mauvais timing : C’est l’intérêt principal de cette méthode. Dans la plupart des cas, le market timing, consistant à déterminer le ‘meilleur moment’ pour acheter, est plus de l’ordre du fantasme que d’une science. Il est difficile de prévoir les fluctuations de marché et donc de déterminer le meilleur point d’entrée. Il suffit d’en parler aux investisseurs de mars 2000 qui viennent juste voir le CAC40 retrouver ses niveaux atteints à cette époque !
  • Adaptée à vos revenus : Cette stratégie est idéale pour ceux qui bénéficient de revenus réguliers et qui souhaitent en utiliser une fraction pour épargner. On ne dispose pas souvent de grosses sommes à investir.
  • Maîtrise des émotions : Les émotions provoquées par divers facteurs comme le fait de faire un investissement important en une fois ou l’aversion aux pertes se retrouve en chacun de nous à divers degrés. Chacun se sentira plus à l’aise d’y aller petit à petit avec des montants plus faibles, de manière automatisée et sans y penser.

Les désavantages de cette stratégie :

  • Des rendements parfois plus faibles : Si la stratégie protège et offre des opportunités dans un environnement de marché baissier, ce n’est pas le cas dans des marchés haussiers. Dans ce cas il vaut mieux investir plus le plus tôt possible pour profiter pleinement de la hausse. Les marchés étant globalement haussier, un investissement en une fois produit généralement plus de rentabilité que d’investir périodiquement. En revanche, le risque de perte est accru et cela ne prend pas en compte la capacité d’investissement de chacun : il est plus facile de mobiliser dans le temps des sommes fractionnées qu’un gros montant.
  • Des coûts plus élevés : En investissant des petites sommes régulièrement, les frais sont en général plus élevés car il y a plus de transactions. Avec Ismo, ce n’est pas le cas, il n’y a pas de frais de transactions.
  • C’est plus compliqué : Suivre et respecter cette stratégie est plus compliqué. Mais les brokers offrent de plus en plus cette fonctionnalité automatisée… Comme Ismo.

En conclusion, le virement périodique permet de lisser le risque de l’investissement en le fractionnant et est particulièrement adapté pour se constituer une épargne qui croit dans le temps. Nous sommes convaincus que c’est la bonne approche. Tout ce qui peut automatiser la constitution de l’épargne se doit d’être utilisé.

  • Le MSCI World progresse fortement : +3,06%.
  • Les taux montent : 1,48% pour le 10 ans US, -0,34% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières progressent. Le pétrole s’envole à 71$/bl.
  • Le Bitcoin recul à 47 000$.
  • Le dollar est stable à 1,13$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, recule fortement à 19.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 10 décembre 2021.

Omicron rassure, les marchés s’envolent

Le variant Omicron semble moins redoutable finalement. Selon Pfizer, une dose de plus de vaccin (encore !) pourrait suffire à s’en protéger. Les marchés actions ont connu une des plus belles semaines de l’année. Comme quoi, essayer de faire du « market timing » est très compliqué ! Pour autant, l’Europe reste un foyer de la maladie et les règles se durcissent dans tous les pays. Mais compte tenu du nombre de morts/malades de cette vague, plus faible grâce à la vaccination massive, aucun pays n’a encore franchi le pas du reconfinement.

L’inflation poursuit sa hausse

L’inflation est au plus haut depuis 40 ans aux US. Elle atteint 6,8% sur un an ! Pour l’instant l’inflation anticipée reste sous contrôle mais la situation est préoccupante. La FED est acculée et doit réagir. Elle va accélérer le retrait des mesures de soutien mises en place au début de la crise sanitaire. En Europe aussi l’inflation progresse et nul doute que la BCE lui emboîtera le pas. En attendant, les taux d’intérêts remontent.

La tension monte à propos de l’Ukraine

Le président américain s’est entretenu avec son homologue russe pour essayer de le dissuader d’envahir l’Ukraine. Des troupes se sont massées de l’autre côté de la frontière faisant craindre une invasion imminente. Les US n’envisagent pas plus que des sanctions économiques, le président Biden ayant exclu d’envoyer des troupes dans un pays ne faisant pas partie de l’OTAN. Il est fort probable que Vladimir Poutine nous refasse le coup de la Crimée, malheureusement.

La Chine baisse le taux des réserves obligatoires

La Chine tente de stabiliser son économie en injectant plus de 188 milliards de dollar de liquidités. La situation des promoteurs immobiliers Evergrande et Kaisa Group ne s’améliore pas amenant la banque centrale du pays à agir.

Fin du règne d’Angela Merkel

C’est la fin de 16 ans au pouvoir comme chancelière de la République fédérale d’Allemagne. Quel destin extraordinaire pour elle, originaire d’ex-Allemagne de l’Est et première femme à accéder à cette fonction ! Son successeur, le Social-Démocrate Olaf Sholz a été élu officiellement à sa place ce mercredi.

Cette fois-ci, le zoom de marchés ressemble plus à un zoom sanitaire. En effet pour les marchés, le mois de novembre a été dominé par la hausse des hospitalisations liées au Covid dans certaines parties de l’Europe et par les inquiétudes concernant le nouveau variant Omicron (l’OMS va finir par être à court de lettres grecques 😊). Après avoir bien commencé le mois, les actions ont terminé novembre en baisse, le MSCI World perdant 2,4 %. Les obligations d’État se sont quant à elles redressées, les investisseurs cherchant des valeurs refuges.

La forte augmentation des cas de Covid-19 met clairement en danger la croissance européenne cet hiver. Heureusement, le nombre de décès est beaucoup plus faible que lors des vagues précédentes. Malgré tout, la forte hausse du nombre de cas oblige les gouvernements à introduire de nouvelles restrictions. À ce jour, les nouvelles mesures sont largement limitées aux régions les plus touchées et souvent ciblées dans le but d’encourager l’adoption de la vaccination (Autriche, Allemagne, Pays-Bas, …). Les admissions à l’hôpital restent globalement inférieures aux sommets précédents, mais d’autres restrictions à la mobilité ne peuvent être exclues avec l’approche de l’hiver.

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Source : https://www.ecdc.europa.eu/en/publications-data/data-national-14-day-notification-rate-covid-19

On peut malheureusement s’attendre à ce que l’activité soit impactée, soit, mais moins que lors de l’hiver 2020, principalement grâce à des niveaux d’immunité plus élevés. Attention cependant, le nouveau variant Omicron pourrait changer la donne de ce point de vue.
Les implications de la hausse des taux d’infection sur l’inflation sont moins claires. De nouvelles restrictions contribueraient à atténuer les pressions sur les prix dans les secteurs de services sensibles au Covid. Mais elles pourraient aussi accentuer les problèmes dans les chaines d’approvisionnement et donc renforcer la pression sur les prix déjà élevés des biens de consommation. Voilà qui ne va pas aider nos banquiers centraux à y voir plus clair !

Philippe
Co-fondateur et gérant des fonds Ismo

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Hier les marchés ont connu une des plus belles journées de l’année, le MSCI ayant progressé de 2,14%. Elle se caractérise par une forte hausse après une série de baisse les jours précédents. C’est une situation que les anglo-saxons appelle le BTFD, acronyme de « Buy the Fucking Dip », qui peut se traduire par « acheter ce p..n de creux ».

Qu’est que le BTFD ?

« BTFD » est une expression courante utilisée par les traders qui signifie acheter un actif sur le repli, lorsqu’il a baissé de prix. L’idée générale consiste à penser que le nouveau prix inférieur, représente une bonne affaire car le repli n’est que transitoire, dû à des phénomènes de liquidités, et qu’avec le temps, l’actif rebondira.
Certains utilisent cette stratégie lorsque l’actif est déjà dans un mouvement haussier plus global en espérant que le mouvement est juste transitoire. C’est dans ce contexte que la stratégie fonctionne le mieux.
D’autres utilisent cette stratégie dans un marché baissier mais dont il estime que le mouvement est surfait. Enfin, des investisseurs utilisent cette stratégie alors qu’ils possèdent déjà l’actif pour « moyenner à la baisse ».

Comme toute stratégie, elle a ses inconvénients :

  • le prix d’un actif peut baisser pour plein de raisons, incluant le fait que l’actif sous-jacent peut réellement avoir perdu en valeur intrinsèque. Le fait que le prix baisse ne signifie pas qu’il s’agit d’une opportunité d’achat. La plupart des investisseurs n’ont pas la capacité de distinguer entre une baisse temporaire et le signal que les prix vont durablement chuter. Acheter plus de titres sur le repli pour réduire le coût moyen d’acquisition n’est en général pas une raison suffisante pour augmenter le pourcentage de ce titre dans son portefeuille compte tenu de la déformation ou de l’augmentation de risque que cela comporte.
  • Les coûts de trading sont déterminants. L’implémentation systématique de cette stratégie ne peut être profitable si les frais de trading, les bid-offers, sont trop élevés. C’est pourquoi, les particuliers l’appliquent sur des actifs volatiles comme le Bitcoin ou certaines actions. En effet, pour contrebalancer les frais divers qu’ils subissent, il faut pouvoir générer des profits importants et donc prendre plus de risques.

Cette stratégie a été massivement utilisée en 2021 par les particuliers et elle a remarquablement fonctionné compte tenu du fait que les marchés ont toujours rebondi. Aux US, via les plateformes de trading comme Robinhood, les particuliers se sont constamment mis en face des flux vendeurs des hedge funds. L’affaire Gamestop en est l’illustration ultime : les particuliers se sont regroupés pour acheter la valeur sur le moindre repli, quel que soit le prix, pour faire plier les hedge fund vendeurs.

Cette stratégie est une stratégie de trading, très spéculative, pour générer du profit à court terme. Dans le cadre d’un investissement à long terme elle n’a que peu d’intérêt. En effet, il est bien plus important d’investir régulièrement quel que soit le prix. C’est l’accumulation des montants et des profits qu’ils génèrent à long terme qui sont déterminants. Le point d’entrée importe peu.

  • Le MSCI World recule à nouveau : -1,24%.
  • Les taux baissent : 1,36% pour le 10 ans US, -0,39% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières baissent. Le pétrole recule à 66$/bl.
  • Le Bitcoin est inchangé à 53 700$.
  • Le dollar est stable à 1,13$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, continue sa hausse à 31.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 03 décembre 2021.

Le variant Omicron se répand rapidement

Le virus a maintenant été détecté dans 38 pays. Si on en croit le patron de Moderna, les vaccins actuels seront moins efficaces car le virus a beaucoup muté. Il estime à plusieurs mois la production d’un nouveau vaccin efficace. S’il se répand rapidement, personne ne connait encore sa dangerosité. De cette information seule dépend l’impact qu’il peut avoir sur l’économie mondiale. En attendant, par précaution, plusieurs pays ont décidé de restreindre les déplacements internationaux et de renforcer les mesures barrières.

L’inflation européenne explose

On attendait 4,5%. C’est finalement à 4,9% que l’inflation européenne est ressortie pour le mois de novembre. Cela met clairement la pression sur la BCE pour arrêter ses programmes de soutien. Ce sont les prix de l’énergie qui ont principalement poussé l’inflation au plus haut depuis 25 ans.

Le président de la Fed s’inquiète

Chez les banquiers centraux, la confusion règne entre les craintes liées à l’inflation et l’arrivée d’Omicron. Faut-il agir vite contre la hausse des prix ou faut-il attendre d’en savoir plus sur le virus ? Le président de la Fed estime que l’économie est en danger et que l’inflation pourrait encore monter si le télétravail reprenait, mettant encore plus de pression sur le marché du travail.

La Turquie s’enfonce dans la crise économique

L’inflation a dépassé 20% ! C’est la conséquence de l’effondrement de la livre turque causée par des baisses de taux ordonnées par Erdogan, pour lutter contre l’inflation … Quand le politique se mêle de politique monétaire, cela finit toujours mal.

Record de versement sur l’assurance-vie en octobre

Décollecte sur le livret A, collecte sur l’assurance-vie. Les Français ont versé 13 milliards d’euros sur leurs contrats, dont près de 38% en unités de compte. On en est à un total de près de 125 milliards depuis le début de l’année pour un total de 1800 milliards d’euros. L’engouement pour ces produits ne se dément pas. Nous ne pouvons que vous conseiller de bien analyser les frais avant de souscrire ces produits.

  • Le MSCI World recule fortement : -2,82%.
  • Les taux baissent : 1,48% pour le 10 ans US, -0,34% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières baissent. Le pétrole s’effondre de 10% à 68$/bl.
  • Le Bitcoin baisse de 7,5% à 53 700$.
  • Le dollar est stable à 1,13$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, explose à 28.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 26 novembre 2021.

Un nouveau variant de la Covid-19 apparait : le variant Omicron

Un nouveau variant a été identifié en Afrique du Sud cette semaine provoquant un effondrement des marchés vendredi. Les investisseurs anticipent un retour des limitations de déplacement et craignent un possible retour des confinements. Ce nouveau variant présente un nombre important de mutations faisant craindre une perte d’efficacité des vaccins. Les actions liées à la réouverture des économies comme celles des secteurs des transports et des loisirs ont été particulièrement massacrées.

L’Allemagne repousse l’idée d’un reconfinement

Le pays est pourtant confronté à une explosion des cas. Le prochain chancelier, le social-démocrate Olaf Scholtz préfère d’abord tester d’autres mesures comme imposer la vaccination à certaines populations.

Powell confirmé en tant que président de la FED

Finalement, Joe Biden a renouvelé Jerome Powell dans ses fonctions au détriment de l’autre candidat, Lael Brainard. A cette annonce, les obligations américaines ont reculé. Les investisseurs estiment que le président de la FED (Réserve Fédérale des Etats-Unis) est plus enclin à monter les taux rapidement que son challenger.

Joe Biden ordonne l’utilisation des réserves stratégiques de pétrole

Il s’agit d’une action pour faire baisser les prix du pétrole. La Chine, l’Inde, le Japon et le Royaume-Uni accompagne cette action en mettant aussi une partie de leurs réserves sur le marché. L’impact sur les prix de cette action a été limité. Le pétrole a en revanche fortement reculé avec l’apparition du nouveau variant.

La livre turque au plus bas

La prise en main de la politique monétaire pas le président Erdogan fait peur. Le pays s’enfonce dans la crise. Mais aussi, quelle idée de vouloir combattre l’inflation en baissant les taux !

Décollecte sur le livret A en octobre

-3,40 milliards en octobre. Les épargnants ont puisé dans leur bas de laine pour la première fois en 2021. La fin d’année est source de nombreuses dépenses. L’inflation peut également être une raison pour faire face aux dépenses courantes. Mais la faiblesse du taux du livret A peut aussi inciter des épargnants à opter pour d’autres placements plus rémunérateurs.

  • Le MSCI World recule légèrement : -0,23%.
  • Les taux baissent : 1,55% pour le 10 ans US, -0,34% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières consolident. Le pétrole fond à 76$/bl.
  • Le Bitcoin baisse de 10% à 58 000$.
  • Le dollar monte à 1,13$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, grimpe à 18.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 19 novembre 2021.

Les marchés à la peine

Les marchés reprennent leur souffle. Les nouvelles sur le front de l’inflation et de l’épidémie ne sont pas bonnes. Les valeurs « Covid » liées au télétravail et au « rester à la maison » en profitent. Le Nasdaq atteint donc un nouveau record ce vendredi alors que les autres indices sont en recul.

Le plan de relance américain validé

Le plan qui prévoit 1000 milliards d’investissements dans le renouvellement des infrastructures a été signé par Joe Biden. Il prévoit d’investir massivement dans le rail pour les passagers et le fret, dans la construction de ponts et de routes, dans la fibre et dans les services publics (eau, électricité, …). Même si ces infrastructures sont pour la plupart obsolètes et nécessitent donc des investissements, le timing de ce plan n’est pas des plus heureux, car cet argent risque d’alimenter l’inflation.

Les restrictions sont de retour en Europe

L’Europe est à nouveau durement touché par la Covid-19. Plusieurs pays affichent un taux record d’infections. L’Autriche a décidé de confiner à nouveau sa population, les Pays-Bas partiellement. L’Allemagne va rendre la vaccination obligatoire. La Belgique impose le télétravail et le port du masque dans les espaces fermés.

Evergrande devrait faire faillite

Selon l’agence S&P, le promoteur géant devrait bien faire faillite car il a perdu son principal business. L’entreprise vend des appartements avant l’achèvement des travaux permettant de lever du capital pour de nouveaux projets. Or ce cycle est brisé, les particuliers ne voulant plus avancer l’argent à l’entreprise en difficulté.

Hausse des salaires en 2020 ?

Avec l’inflation et les problèmes d’approvisionnement en ressources, notamment humaines, le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, estime que les salaires vont progresser en 2022. Il pense que les rémunérations pourraient progresser de 10% dans certains secteurs où le recrutement est difficile comme celui de la restauration. Seulement 40% des entreprises envisagent des hausses de salaires collectives d’une moyenne de 1,2% en 2022. Les hausses seront donc principalement individuelles.

🤓 Ismo vous dit tout : 

  • Avec Ismo vous investissez dans des ETFs.
  • Un ETF qu’est ce que c’est ? Un ETF est un fond qui « track », c’est-à-dire qui réplique à la hausse comme à la baisse, la performance d’un indice boursier. Il présente également l’intérêt d’être coté en Bourse (ETF signifie Exchange traded fund) ce qui permet de suivre son évolution, en temps réel sur les marchés boursiers.

Depuis le début de l’année, les achats d’ETF par les investisseurs portent largement sur la thématique ISR (Investissement Socialement Responsable). D’après une analyse d’Amundi, plus de 50 milliards ont été déversés dans les ETFs actions répondants aux critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance)  ou ISR (Investissement Socialement Responsable). Cela représente plus que le total investi dans ceux qui n’appliquent pas de filtres d’exclusion des secteurs controversés ou de sélection des meilleures valeurs de chaque secteur.

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Source : Amundi Asset Management

Les ETFs ISR permettent de combiner une exposition diversifiée aux actions auxquelles sont appliquées des filtres basés sur des critères environnementaux, sociaux et de de gouvernance d’entreprise et cela à moindre coût. Cet engouement, à la fois poussé par les clients finaux et par les autorités se reflète aussi dans les performances (à fin octobre 2021).

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Cette surperformance ne s’explique pas que par le facteur ISR. D’autre facteurs comme la répartition des valeurs de croissance, la répartition géographique, sectorielle, ou la taille exerce aussi une influence.
Depuis le lancement, les fonds ISMO privilégie l’investissement dans les ETFs socialement responsable.