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Chers lecteurs,

Comme chaque semaine, Ismo décrypte pour vous l’actualité qui impacte les marchés financiers.

Bonne lecture !

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World recule encore : -1,10%.
  • Les taux reculent : 2,79% pour le 10 ans US, 0,94% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières progressent. Le pétrole à 110$/bl.
  • Le Bitcoin est inchangé à 29 000$.
  • Le dollar baisse à 1,05$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, se stabilise à 29.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 20 mai 2022.

La baisse des actions se propage au crédit

Encore une semaine de baisse pour les marchés malgré plusieurs tentatives de rebond. Les obligations d’entreprises commencent à refléter le risque de contraction de l’économie. Les spreads de crédit s’écartent à mesure que les investisseurs réduisent leurs expositions aux actifs risqués. Le Président de la Fed affirme que la lutte contre l’inflation est essentielle même si cela se fait au détriment de l’économie.

La Chine essaie de relancer la machine

L’économie chinoise tourne au ralenti. La production industrielle et la consommation des ménages sont directement impactées par les confinements. Le gouvernement tente de supporter le secteur immobilier en baissant le taux d’emprunt à 5 ans, référence pour les prêts immobilier.

La Turquie s’oppose à l’élargissement de l’OTAN

Le Président Erdogan refuse de voir la Finlande et la Suède enter dans l’alliance. La Russie, en réaction à la demande d’adhésion, va déplacer des troupes le long de sa frontière commune avec la Finlande et a coupé l’approvisionnement en gaz du pays. Parallèlement, le Sénat américain a approuvé le programme d’aide à l’Ukraine de 40 milliards de dollars. Il s’agit de la plus forte contribution d’un pays à l’Ukraine, et de loin.

Les cryptos se stabilisent

C’est le retour au calme sur les cryptos après la semaine de tourmente sur le stablecoin algorithmique TerraUSD et sa cryptodevise associée Luna. Cette crise a vu les deux produits pratiquement disparaitre provoquant des pertes considérables chez leurs détenteurs. Rappelons que les marchés des cryptos ne sont pas régulés. Ils peuvent faire l’objet de manipulations. Ce qui est interdit sur les marchés réglementés ne l’est pas sur les cryptos. La taille de ces marchés est maintenant telle que le risque systémique existe. Les banques centrales ne le tolèreront plus très longtemps.

Chers lecteurs,

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Bonne lecture !

Encore de la volatilité sur les marchés

Malgré le rebond de fin de semaine, les marchés actions sont globalement dans le rouge. Depuis le début de l’année, c’est plus de 35 000 milliards de dollars qui sont partis en fumée. Cela représente près de 14% de la richesse mondiale. Pour la première fois depuis longtemps, les taux ont baissé, les investisseurs craignant le risque de récession.

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World recule encore : -2,20%.
  • Les taux reculent nettement : 2,93% pour le 10 ans US, 0,95% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières sont stables. Le pétrole à 110$/bl.
  • Le Bitcoin plonge du terrain à 29 000$.
  • Le dollar progresse à 1,04$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, recule un peu à 29.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 13 mai 2022.

Certaines cryptos s’effondrent

Le plongeon des prix des stablecoins fait peser un risque sur la stabilité du système financier. Savoir si les cryptos présentent un risque systémique est difficile à mesurer étant donné leur opacité, le haut niveau de levier, l’absence de régulation mais aussi l’absence de juridiction où elles pourraient chuter et donc l’absence de prêteur en dernier ressort qui viendrait sauver le système. Le TerraUSD qui vaut normalement toujours 1$ a décroché provoquant la disparition de milliards de dollars en quelques heures. La Fed et le Trésor américain, conscients du risque, réitèrent leur demande de réguler ces marchés.

L’inflation américaine reste élevée

Certains espéraient un ralentissement de l’inflation aux US compte tenu de la force du dollar et de la baisse des prix des voitures d’occasion. Le recul en avril est finalement très modeste : 8,3% contre 8,5% en février. Elle commence à se diffuser à l’ensemble de l’économie et notamment dans le secteur des services relativement épargné jusque-là. La Fed va donc continuer ses tours de vis. Les investisseurs craignent de plus en plus qu’elle n’entraine rapidement l’économie dans une récession. Pour autant, la situation financière des ménages et des entreprises est solide et le chômage est historiquement bas. Ces éléments devraient permettre de résister un temps à tout retournement de conjoncture.

BCE se prépare à monter les taux

La banque centrale se doit d’agir. La Présidente de la BCE a fait comprendre qu’une hausse en juillet était dans les cartons. Il est probable que les taux négatifs ne soient plus qu’un souvenir en fin d’année. Une période historique de près de 8 ans va bientôt s’achever.

L’Europe s’organise pour sortir du gaz russe

L’approvisionnement de gaz par l’Ukraine a été perturbé cette semaine provoquant une envolée de plus de 30% des prix. Pendant ce temps, la Commission Européenne a proposé un plan de près de 200 milliards d’euros pour sortir de la dépendance aux hydrocarbures russes d’ici 2027. Ce plan prévoit le développement massif des énergies renouvelables mais aussi des économies de l’ordre de 13%. Autant dire que l’exercice est compliqué. Sur le plan géopolitique, la Finlande et la Suède vont demander d’adhérer à l’OTAN. Sans surprise, la Russie le déplore et va prendre des mesures afin de « protéger » sa longue frontière commune.

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Les marchés subissent une 5ème semaine consécutive de pertes

La plupart des indices mondiaux ont enduré une nouvelle semaine de baisse alors que la hausse des taux et l’inflation pèsent toujours sur les actions, et plus particulièrement sur les valeurs de croissance. Le Nasdaq perd maintenant plus de 25% depuis le début de l’année avec une très forte volatilité. En Europe, les indices enregistrent près de 5% de baisse. Les investisseurs craignent que la BCE n’intervienne plus rapidement que prévu pour lutter contre l’inflation ce qui aurait pour effet immédiat de tuer le peu de croissance qu’il reste.

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World recule encore : -1,47%.
  • Les taux toujours en hausse : 3,14% pour le 10 ans US, 1,14% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières montent légèrement. Le pétrole à 110$/bl.
  • Le Bitcoin perd du terrain à 36 000$.
  • Le dollar progresse à 1,05$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, recule un peu à 30.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 6 mai 2022.

La FED hausse le ton et les taux

Comme anticipée, la Fed a monté ses taux de 0,50%. C’est la plus forte hausse depuis 2000 ce qui en dit long sur la détermination de la banque centrale. La réduction du programme d’achat de bonds, le « quantitative Tapering » démarrera le 1er juin. Rappelons que nous n’en sommes qu’au début et qu’il faut s’attendre à des hausses à chacun des prochains meetings. La FED n’est pas la seule à avoir bougé cette semaine. La banque d’Angleterre, la banque d’Inde et la banque d’Australie ont elles aussi monté les taux malgré une croissance souvent en fort ralentissement.

L’Europe proche d’un accord sur un embargo sur le pétrole russe ?

Le plan, c’est de s’émanciper du pétrole russe d’ici 6 mois et du gaz d’ici un an. Il rencontre une forte opposition des « petits » pays qui dépendent actuellement exclusivement de la Russie en matière énergétique. Il n’est donc pas sûr que le projet de la Présidente de la Commission Européenne, Ursula Van der Leyen, n’aboutisse. Parallèlement, l’importation de pétrole en provenance des US est au plus haut depuis 2016.

L’économie chinoise perturbée par les confinements

L’activité économique, que ce soit dans les services ou dans le secteur manufacturier, s’effondre à cause des confinements. Pourtant le Président Xi refuse toujours de modifier sa politique zéro tolérance, malgré la montée du mécontentement d’une population qui ne comprend plus les raisons du maintien d’une politique aussi drastique.

La Pologne submergée par les réfugiés ukrainiens

Le pays accueille 3,1 millions de réfugiés sur les 5,7 millions qui se sont enfuis de la zone des conflits. Des difficultés pour nourrir tout le monde commencent à se faire sentir et les prix des denrées alimentaires s’envolent participant ainsi à la hausse de 12% des prix dans le pays. La banque centrale a donc décidé de monter ses taux jeudi dernier (la Pologne n’est pas dans l’euro).

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La croissance s’étiole

Gros coup de frein sur la croissance au premier trimestre. En Europe, elle ralentit à 0,2% au premier trimestre contre 0,3% le dernier trimestre de 2021. Plus surprenant, l’économie américaine s’est contractée sur la même période avec une baisse de -1,4% malgré une consommation des ménages toujours dynamique (+2,7%). Or on sait que l’économie américaine est essentiellement tirée par la consommation.

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World recule encore : -2,63%.
  • Les taux sont stables : 2,94% pour le 10 ans US, 0,93% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières montent légèrement. Le pétrole à 105$/bl.
  • Le Bitcoin perd du terrain à 37 500$.
  • Le dollar progresse à 1,06$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, remonte à 34.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 29 avril 2022.

L’inflation au plus haut depuis la création de l’euro

Les chiffres ne sont pas bons : 7,5% d’inflation en Europe et 3,5% pour sa version de base (« core ») qui exclut les composantes sensées être volatiles comme les prix de l’énergie et des matières agricoles. Avec une inflation au plus haut depuis les années 70, la BCE est coincée et elle va monter les taux. Sa présidente, Christine Lagarde, a fait beaucoup d’efforts pour nous expliquer que la situation n’est pas celle des US où l’inflation « core » est deux fois plus importante qu’en Europe. Elle estime qu’elle est due essentiellement au conflit en Ukraine. Mais les anticipations à long terme de l’inflation montent de jour en jour, et ça, les investisseurs n’aiment pas.

La Russie ferme le robinet

La Russie a arrêté les livraisons de gaz à la Pologne et à la Bulgarie qui refusent de payer en roubles comme le demande le Kremlin. L’Europe essaie de faire face en faisant jouer la solidarité entre les nations du bloc à un moment où le parc des centrales nucléaires françaises fonctionne à peine à 50%. En effet, la moitié des centrales sont à l’arrêt, soit pour maintenance, soit à cause d’incidents.

La Chine à la relance

La Chine n’atteindra probablement pas l’objectif de 5,5% de croissance pour cette année à cause de sa politique de lutte contre la Covid-19 qui désorganise complètement l’activité économique. Par exemple, le port de Shanghai, où s’échangent le plus de containers au monde et qui est à lui seul trois fois plus gros que celui de Rotterdam, est pratiquement à l’arrêt. Le Politburo nous ressort alors les bonnes vieilles recettes à base de grands plans de constructions d’infrastructures. Mais on ne peut pas construire des routes et des ponts à l’infini… Le pays détient déjà 57% des lignes de train à haute vitesse mondiales, le réseau électrique offre plus de kilomètres de lignes par habitant qu’en Europe (1,3 millions de km de lignes, de quoi faire trois fois l’aller-retour Terre-Lune !). La demande chinoise en matières premières industrielles est insatiable : la moitié de l’acier mondial y est consommé. En 10 ans, le pays a utilisé autant de ciment que les US au XXème siècle ! La Chine n’a certainement pas besoin d’un n-ième plan d’infrastructures.

L’euro s’approche de la parité avec le dollar

Le dollar s’apprécie chaque semaine. Il est au plus haut depuis 20 ans contre le Yen à cause de la divergence des politiques monétaires de la Fed et de la Banque du Japon qui a décidé de maintenir sa politique de taux bas coute que coute. Le dollar progresse contre la majorité des devises en moyenne de 8% depuis le début de l’année. La fin de l’hégémonie du dollar dont on nous rabâche l’imminence et l’émergence d’un Nouvel Ordre Mondial basé sur les matières premières ne semblent pas être pour tout de suite !

Chers lecteurs,

Comme chaque semaine, Ismo décrypte pour vous l’actualité qui impacte les marchés financiers.

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Les taux européens montent

La BCE durcit son discours et provoque l’envolée des taux en Europe. Alors que les rendements des emprunts d’état allemands étaient négatifs en début d’année, ils frôlent maintenant la barre des 1%. Le stock d’obligations avec des rendements négatifs fond à vue d’œil. Cette remontée des taux est une mauvaise nouvelle pour les états les plus endettés comme l’Italie dont l’écart de taux avec l’Allemagne ne fait qu’augmenter. En France, le taux à 10 ans s’établit à 1,40% alors que la crise de la Covid-19 a gonflé la dette publique à 115% du PIB. Il y a encore quelques semaines, il n’était pas question de monter les taux en Europe. Les investisseurs anticipent maintenant une hausse d’au moins 0,8% d’ici la fin de l’année et l’arrêt des programmes d’achats d’obligations dès cet été. Et pourtant, la croissance donne déjà des signes de fléchissement …

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World recule encore : -2,66%.
  • Les taux repartent à la hausse : : 2,90% pour le 10 ans US, 0,96% pour le 10 ans allemand
  • Les matières premières baissent légèrement. Le pétrole à 102$/bl
  • Le Bitcoin recule à 40 000$.
  • Le dollar est stable à 1,08$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, remonte à 28.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 22 avril 2022.

Les membres du G20 boudent la Russie

Les représentants américains, canadiens, anglais, danois et ukrainiens ont quitté la salle lors de l’intervention des représentants russes au sommet du G20. Certains membres souhaitaient l’exclusion du pays du G20, sans succès. Pendant ce temps, les Américains se sont engagés à fournir 1,3 milliard de dollars de soutien supplémentaire à l’Ukraine dont 800 millions d’aide militaire faisant des US le principal soutien économique et militaire du pays, bien au-delà de tous les autres réunis ! (Le deuxième pays étant l’Estonie, la France n’étant même pas dans les 10 premiers).

Le Japon veut lutter contre l’inflation

Le Japon a dû batailler ces 30 dernières années contre la déflation. Le retour de l’inflation dans ce pays est donc un évènement considéré comme une victoire par le pouvoir en place. Afin d’aider les ménages les plus faibles et les petites PME, le gouvernement planche sur une aide directe équivalente à 10 milliards d’euros, un peu comme le chèque inflation en France. Verra-t-on un jour les banques centrales donner de l’argent directement aux ménages et aux entreprises comme l’ancien président de la Fed l’avait proposé lors de la crise financière (le fameux ‘helicopter money’) ? On en est encore loin mais on s’en rapproche doucement.

Hausse des prix alimentaires en France

Selon les derniers chiffres publiés par l’INSEE, les prix des matières premières alimentaires importés ont vu leur prix augmenter de 41,5% en un an. La hausse des prix des transports et de l’énergie en est en partie responsable. Plus que jamais, les Français voulant réduire leur budget alimentaire devraient consommer local et acheter des produits de saison. Rien qu’en mars, les prix des matières premières importées ont bondi de 7,7% : 15% pour les oléagineux, 9% pour la viande et 11% pour les céréales.

Les épargnants renforcent encore leur épargne de précaution

Avec la guerre et l’inflation, les Français ont continué d’alimenter les livrets A et LDDS à hauteur de 3,7 milliards d’euros. Le taux réel du livret A est pourtant de plus en plus négatif (-3,5% en mars). Rappelons qu’aucun placement sans risque ne permet de lutter efficacement contre l’inflation.

Chers lecteurs,

Comme chaque semaine, Ismo décrypte pour vous l’actualité qui impacte les marchés financiers.

Bonne lecture !

Les banquiers centraux appuient sur le frein

La banque centrale du Canada et celle de Nouvelle-Zélande ont monté leurs taux directeurs de 0,50% cette semaine. Leur objectif et de ramener les taux à un niveau où ils ne stimulent plus la croissance économique mais où ils ne la freinent pas non plus. Le métier de banquier central est aussi celui d’un équilibriste !

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World recule à nouveau : -1,66%.
  • Les taux repartent à la hausse : 2,83% pour le 10 ans US, 0,84% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières le pétrole à 106$/bl.
  • Le Bitcoin est stable à 42 500$.
  • Le dollar monte à 1,08$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, remonte à 23.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du jeudi 14 avril 2022.

L’inflation toujours plus haute

8,5% aux US, 7% en Angleterre, 7,3% en Allemagne, 7,5% en Europe, l’inflation bat des records. L’inflation pourrait avoir atteint un pic en mars, mais les nouvelles pressions mises par les confinements en Chine sur les chaines d’approvisionnement suggèrent que l’inflation mettra du temps à baisser vers des niveaux plus acceptables.

Les confinements en Chine font baisser le prix du pétrole

Les dernières données de l’OPEC indiquent que la demande globale de pétrole pourrait baisser en 2022 du fait des mesures anti-covid appliquées par la Chine. Les importations chinoises en brut ont baissé de 14% en mars. Le géant chinois du pétrole CNOOP a annoncé son retrait de ses opérations au Canada, aux US et au UK pour éviter d’avoir à faire face à de possibles sanctions. D’aucun pourrait croire que la Chine s’apprête prendre des décisions politiques, comme soutenir la Russie, la mettant sous le coup de sanctions internationales …

La guerre en Ukraine s’enlise

Marioupol semble complètement détruite et devrait bientôt tomber tandis que les négociations sont au point mort. Le navire amiral ‘Moskova’ a été coulé par l’armée ukrainienne. C’est symbolique de la forte résistance ukrainienne. Mais les Russes, vexés, répliquent avec l’utilisation de bombardiers à long rayon d’action. De son côté, les US ont décidé de fournir pour près d’un milliard de matériel militaire incluant de l’artillerie et des hélicoptères. On est loin de la désescalade …

Les marchés français sous pression

Comme prévu finalement, on retrouve Marine Le Pen et Emmanuel Macron au deuxième tour de l’élection présidentielle. Pour l’instant, les marchés semblent donner le président sortant vainqueur. Mais attention, les dynamiques des candidats étant contraires, le scrutin pourrait être plus serré qu’on ne le croit.

81% des jeunes juge le Bitcoin comme un investissement rentable

Selon une récente enquête pour AG2R La Mondiale, les cryptoactifs ont largement séduit les Français. Il y a dorénavant plus de détenteurs de cryptoactifs que de de porteurs d’actions en direct en France ! Pourtant, le régulateur interdit toujours aux professionnels de la gestion de distribuer au grand public des produits utilisant ces actifs : une aberration. Une fois de plus, l’Europe va passer à côté d’une révolution. Mais on le sait, les US innovent, la Chine copie et l’Europe réglemente …

Chers lecteurs,

Comme chaque semaine, Ismo décrypte pour vous l’actualité qui impacte les marchés financiers.

Bonne lecture !

Les marchés français sous pression

Les derniers sondages montrent qu’Emmanuel Marcon et Marine Le Pen sont au coude à coude. Les investisseurs, n’aimant pas les incertitudes, allègent leurs positions en vendant les actions et les obligations françaises. Les marchés français devraient rester sous pression jusqu’au deuxième tour, à moins qu’un candidat prenne le dessus d’ici là.

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World recule : -1,4%.
  • Les taux repartent à la hausse : 2,7% pour le 10 ans US, 0,71% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières sont stables. Le pétrole à 98$/bl.
  • Le Bitcoin perd près de 10% à 42 300$.
  • Le dollar est stable à 1,09$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, remonte à 21.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 8 avril 2022.

Les US et l’UE renforcent les sanctions contre la Russie

Suite aux révélations des atrocités perpétrées par la Russie aux abords de Kiev, les US et l’UE ont ajouté de nouvelles sanctions. Les US ont retiré le statut de nation favorisée à la Russie provoquant mécaniquement la hausse des droits de douane pour les biens importés. De son côté l’Europe n’est pas en reste. Elle interdit l’importation de charbon et ferme ses portes aux camions et bateaux russes.

Les banques américaines bloquent les remboursements russes

On s’en doutait mais à cause de la guerre, l’inflation poursuit sa progression en Europe. Elle ressort à 7,5% en mars après avoir atteint 5,9% en février. Il s’agit de niveaux que l’on avait plus vus depuis la crise pétrolière des années 70.

La Fed signale qu’elle va agir contre l’inflation

Comme anticipé, la Fed a confirmé cette semaine que les taux allaient monter rapidement pour lutter contre l’inflation. Elle se sent en retard dans sa lutte contre l’inflation. Par ailleurs, elle va réduire son programme d‘achat d’obligations dès le mois de mai et ainsi commencer à réduire la taille colossale de son bilan. Le coup de frein est brutal.

La BCE dans un corner ?

L’inflation galopante va aussi contraindre la BCE à modifier sa politique. Elle se prépare aussi à entrer dans l’arène plus tôt que prévu. On peut maintenant s’attendre à une hausse des taux avant la fin de l’année. En revanche, les taux longs de certains pays très endettés comme l’Italie commencent à s’écarter avec l’anticipation de la fin du soutien de la BCE via son programme d’achat. Voilà qui risque de donner des maux de têtes à tous ses membres.

La Chine signale un assouplissement de sa politique monétaire

A l’inverse des pays développés qui se battent contre l’inflation, la Chine pense assouplir sa politique monétaire. Le pays est englué dans sa politique de tolérance zéro contre la Covid-19 provoquant le confinement de mégalopole comme Shanghai et un recul de l’activité économique.

Conseils du mois d'avril

Que faire pour optimiser votre investissement avec Ismo ?

  • Conserver un horizon d’investissement à long terme : le temps est l’ennemi du risque.
  • Investir de manière diversifiée sur tous les marchés.
  • Garder le cap, ne pas sur-réagir. Les périodes de hausses succèdent à des périodes de baisse : il est essentiel de conserver un rythme d’investissement stable et régulier. Cela permet de lisser les points d’entrée sur les marchés financiers et ainsi d’amortir les fluctuations à court terme.

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World poursuit son rebond : 0,5%.
  • Les taux baissent légèrement encore : 2,39% pour le 10 ans US, 0,56% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières reculent nettement. Le pétrole à 99$/bl.
  • Le Bitcoin progresse à nouveau de 9% à 46 000$.
  • Le dollar est stable à 1,10$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, redescend à 20.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 1er avril 2022.

Des pourparlers pour stopper les combats ?

La Russie affirme qu’elle va réduire ses attaques sur l’Ukraine alors que des négociations se poursuivent à Istanbul pour une trêve humanitaire. Moscou annonce qu’elle va réduire son activité militaire dans la région de la capitale Kiev. Par ailleurs, le contrôle de la centrale de Tchernobyl a été rendu à l’Ukraine selon l’Agence pour l’Énergie Atomique. Enfin, la Russie estime que la première phase de ses opérations est terminée et qu’elle va se concentrer sur le Donbass. Cette annonce est surprenante car elle signifie que les objectifs de l’invasion pourraient être revus à la baisse. Maintenant, rien ne dit qu’il ne s’agit pas simplement de désinformation tactique de la part des Russes.

Le coût de la vie s’envole en Europe

On s’en doutait mais à cause de la guerre, l’inflation poursuit sa progression en Europe. Elle ressort à 7,5% en mars après avoir atteint 5,9% en février. Il s’agit de niveaux qu’on avait plus vus depuis la crise pétrolière des années 70.

La courbe des taux s’inverse aux US

On parle d’inversion quand les taux à 2 ans sont plus élevés que les taux à 10 ans. C’est souvent le signe d’une récession à venir. Les investisseurs ne croient pas que la FED soit en mesure de faire baisser l’inflation sans provoquer une récession. Ce fut le cas au début des années 80 quand Paul Volcker avait monté les taux jusqu’à 11% pour faire baisser l’inflation. S’en était alors suivi une récession brutale.

Premier trimestre de baisse pour les marchés depuis 2 ans

Lors du premier trimestre le MSCI World a perdu 5,2%. C’est une première depuis 2020 et la crise du Covid. Si on exclut cette crise, il faut remonter à 2009 pour voir les marchés en recul sur la même période de l’année.

Poutine met la pression sur le gaz

La Russie met la pression sur les acheteurs de gaz. Vladimir Poutine demande que les pays inamicaux (donc nous) paient la facture en rouble et ce, dès vendredi ou alors l’approvisionnement sera coupé. Il nous est techniquement impossible de mobiliser du rouble. A voir si la Russie mettra ses menaces à exécution ou si une solution de contournement est trouvée.

L’activité manufacturière en baisse en Chine

L’activité manufacturière est en recul en Chine. Elle est directement impactée par le ralentissement de l’économie mondiale mais aussi par sa gestion de la crise du Covid, alors que l’épidémie rebondit dans le pays amenant les autorités à durcir les mesures antiépidémiques dans plusieurs grandes métropoles.

Le Yen s’enfonce

Le yen s’effondre après l’intervention de la Banque du Japon pour empêcher les taux longs de monter. La devise pâtit de l’écart grandissant entre sa politique monétaire et celles des autres pays développés qui voient les rendements obligataires s’envoler. La faiblesse du yen est à suivre.

La guerre semble s’enliser

L’Ukraine semble mener des contre-attaques autour de Kiev avec succès. Le nombre de russes tués, blessés, capturés ou disparus montent régulièrement et pourrait avoir atteint 40 000 selon l’OTAN. Le président Joe Biden affirme que l’OTAN réagira en cas d’utilisation d’armes chimiques et fait pression pour exclure la Russie du G20. Cette demande a peu de chance d’aboutir compte tenu de l’opposition de plusieurs membres comme l’Inde, la Chine et l’Arabie Saoudite.

 

Les chiffres de la semaine

  • Le MSCI World poursuit son rebond : 1,2%.
  • Les taux s’envolent encore : 2,49% pour le 10 ans US, 0,57% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premièresrepartent à la hausse. Le pétrole à 114$/bl.
  • Le Bitcoin monte de 5% à 42 000$.
  • Le dollar progresse à 1,10$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, se dégonfle à 21.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 25 mars 2022.

Les prix des fertilisants au plus haut

A cause de la guerre et des problèmes d’approvisionnement, les prix des engrais ne font que monter. Ses composants comme l’ammoniac, l’azote, les nitrates, le potassium et les sulfates sont difficiles à trouver et leurs prix ont monté de plus de 30% depuis le début de l’année. Cette hausse combinée avec celle de l’énergie va continuer de faire monter les prix des denrées alimentaires. On peut craindre la famine dans certaines des zones les plus pauvres du globe.

La FED veut s’occuper de l’inflation

On pourrait voir très bientôt de l’inflation à deux chiffres aux US ! La Fed est résolue à mettre tout en œuvre pour la combattre. Les taux vont donc monter vite, très vite, et plus haut qu’anticipé. Fini la volonté de régulariser la politique monétaire petit à petit.

Les US vont fournir du gaz à l’Europe

Les US veulent aider les européens à sortir de leur dépendance aux hydrocarbures russes (et entrer dans la leur ?). Ils se sont engagés à fournir du gaz naturel liquéfié en quantité. Mais à quel prix pour les européens ? En effet, il est notoire qu’il n’y a pas moins cher que le gaz russe. De plus, le gaz naturel liquéfié nécessite des infrastructures portuaires qui sont actuellement insuffisantes. De leur côté, les européens n’ont pas réussi à se mettre d’accord pour un embargo sur le gaz et le pétrole russe.

L’immobilier baisse en France

Le volume des transactions baisse (-9% en février). Compte tenu du contexte actuel, c’est normal. Cette baisse peut même être considérée comme une saine correction après des années d’euphorie. Ce qui est attendu désormais, c’est une baisse sensible des prix. En effet, avec la hausse des taux long, la capacité des particuliers à financer une acquisition par l’emprunt va diminuer. 

Cet article n’est pas un conseil en investissement. Il s’agit d’une analyse menée suite aux dernières actualités et leurs potentiels impacts sur les marchés financiers. La question que vous devez vous poser à la lecture de cet article est de savoir si votre stratégie d’épargne est adaptée à votre capacité d’épargne actuelle.

Le début d’année est plus que difficile pour les marchés actions. Des taux d’inflation exceptionnellement élevés, une Fed déterminée à relever les taux d’intérêt, la guerre en Ukraine, la hausse exceptionnelle des matières premières, tout cela met en danger la croissance mondiale, c’est une évidence.

En tant qu’investisseur individuel, que devriez-vous faire de tout cela et, plus important encore, comment devriez-vous procéder ? Aussi effrayant que cela puisse paraître, il est généralement déconseillé aux investisseurs de vendre. La vente de panique et le fait de ne pas investir sur le marché sont des risques plus importants que d’être investi pendant un marché baissier. Les baisses intra-annuelles font partie d’un cycle de marché normal et ne signifient pas forcément que les marchés mondiaux se dirigent vers un krach ou que l’économie mondiale va vers une récession. Le MSCI World a des baisses moyennes intra-annuelles de 10%, mais les rendements des marchés boursiers ont été positifs pendant 30 des 40 dernières années.

perte max intra-annuelle
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Les journalistes et les analystes ont brossé un tableau sombre au cours des premières semaines de l’année, mais ils le font presque toujours dans un marché en baisse. La peur fait vendre. Bien qu’il soit plus confortable de suivre la tendance baissière du marché, les investisseurs doivent tenir compte de décennies de recherche et de modèles économiques plutôt que de prendre des décisions émotionnelles rapides pour vendre leurs actions. L’économie traverse une période économique difficile, mais il vaut mieux que l’argent reste investi que de rester sur la touche.

Si on refait un peu l’histoire, octobre 2008, mars 2020 ont été des périodes très effrayantes pour les actions, mais ceux qui sont restés investis, ou mieux, qui ont poursuivi leur effort d’épargne, ont pu bénéficier d’une reprise spectaculaire. L’année 2020 s’est terminée avec un rendement boursier de plus de 14 %, malgré une pandémie en plein essor et des chiffres de chômage plus élevés que lors de la Grande Récession.

Même dans un environnement de hausse des taux d’intérêt et d’inflation élevée, vous risquez de nager à contre-courant si vous pariez contre le marché boursier. Le marché est résilient, et il monte plus qu’il ne descend. Le marché haussier moyen dure 48 mois, tandis que le marché baissier moyen dure 14 mois.

En juin 2021, le stratège en chef des actions américaines chez Morgan Stanley, a prédit une contraction des actions. Il avait peut-être raison, et maintenant, cette contraction est là. Mais si vous restiez investi en actions depuis cette annonce, vous auriez profité d’une hausse supplémentaire de 6% pour le reste de 2021.

Ce n’est pas que les analystes se trompent, c’est qu’ils n’ont que trop rarement le bon timing. En tant qu’investisseurs individuels, il est trop dangereux de négocier en fonction des articles et des attentes des analystes. La seule façon de vraiment trader et de gagner de l’argent est de choisir une bonne stratégie et de rester investi pendant une longue période de temps.

Historiquement, placer dans la durée et régulièrement est la meilleure stratégie. Les baisses de marchés sont a priori des opportunités d’investissement à long terme. Nous préconisions toujours à nos investisseurs d’investir dans le temps pour lisser les aléas des marchés et dans des portefeuilles bien diversifiés pour profiter des cycles économiques parfois asynchrones entre les différentes zones géographiques. Effectivement, l’Europe va souffrir humainement et économiquement dans les mois qui viennent, mais ce ne sera pas nécessairement le cas dans la zone Amérique ou dans la zone Asie.

La question que vous devez vous poser est plutôt de savoir si votre stratégie d’épargne est adaptée à votre capacité d’épargne. Il vaut mieux réduire les montants que vous épargnez régulièrement si vous estimez que le risque que les marchés vous font supporter est trop important. Le conseil est le même si votre aversion au risque et plus importante.