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  • Le MSCI World progresse fortement : +3,06%.
  • Les taux montent : 1,48% pour le 10 ans US, -0,34% pour le 10 ans allemand.
  • Les matières premières progressent. Le pétrole s’envole à 71$/bl.
  • Le Bitcoin recul à 47 000$.
  • Le dollar est stable à 1,13$/€.
  • La volatilité, mesurée par le Vix, recule fortement à 19.

Ces chiffres sont actualisés à la clôture des marchés du vendredi 10 décembre 2021.

Omicron rassure, les marchés s’envolent

Le variant Omicron semble moins redoutable finalement. Selon Pfizer, une dose de plus de vaccin (encore !) pourrait suffire à s’en protéger. Les marchés actions ont connu une des plus belles semaines de l’année. Comme quoi, essayer de faire du « market timing » est très compliqué ! Pour autant, l’Europe reste un foyer de la maladie et les règles se durcissent dans tous les pays. Mais compte tenu du nombre de morts/malades de cette vague, plus faible grâce à la vaccination massive, aucun pays n’a encore franchi le pas du reconfinement.

L’inflation poursuit sa hausse

L’inflation est au plus haut depuis 40 ans aux US. Elle atteint 6,8% sur un an ! Pour l’instant l’inflation anticipée reste sous contrôle mais la situation est préoccupante. La FED est acculée et doit réagir. Elle va accélérer le retrait des mesures de soutien mises en place au début de la crise sanitaire. En Europe aussi l’inflation progresse et nul doute que la BCE lui emboîtera le pas. En attendant, les taux d’intérêts remontent.

La tension monte à propos de l’Ukraine

Le président américain s’est entretenu avec son homologue russe pour essayer de le dissuader d’envahir l’Ukraine. Des troupes se sont massées de l’autre côté de la frontière faisant craindre une invasion imminente. Les US n’envisagent pas plus que des sanctions économiques, le président Biden ayant exclu d’envoyer des troupes dans un pays ne faisant pas partie de l’OTAN. Il est fort probable que Vladimir Poutine nous refasse le coup de la Crimée, malheureusement.

La Chine baisse le taux des réserves obligatoires

La Chine tente de stabiliser son économie en injectant plus de 188 milliards de dollar de liquidités. La situation des promoteurs immobiliers Evergrande et Kaisa Group ne s’améliore pas amenant la banque centrale du pays à agir.

Fin du règne d’Angela Merkel

C’est la fin de 16 ans au pouvoir comme chancelière de la République fédérale d’Allemagne. Quel destin extraordinaire pour elle, originaire d’ex-Allemagne de l’Est et première femme à accéder à cette fonction ! Son successeur, le Social-Démocrate Olaf Sholz a été élu officiellement à sa place ce mercredi.

Cette fois-ci, le zoom de marchés ressemble plus à un zoom sanitaire. En effet pour les marchés, le mois de novembre a été dominé par la hausse des hospitalisations liées au Covid dans certaines parties de l’Europe et par les inquiétudes concernant le nouveau variant Omicron (l’OMS va finir par être à court de lettres grecques 😊). Après avoir bien commencé le mois, les actions ont terminé novembre en baisse, le MSCI World perdant 2,4 %. Les obligations d’État se sont quant à elles redressées, les investisseurs cherchant des valeurs refuges.

La forte augmentation des cas de Covid-19 met clairement en danger la croissance européenne cet hiver. Heureusement, le nombre de décès est beaucoup plus faible que lors des vagues précédentes. Malgré tout, la forte hausse du nombre de cas oblige les gouvernements à introduire de nouvelles restrictions. À ce jour, les nouvelles mesures sont largement limitées aux régions les plus touchées et souvent ciblées dans le but d’encourager l’adoption de la vaccination (Autriche, Allemagne, Pays-Bas, …). Les admissions à l’hôpital restent globalement inférieures aux sommets précédents, mais d’autres restrictions à la mobilité ne peuvent être exclues avec l’approche de l’hiver.

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Source : https://www.ecdc.europa.eu/en/publications-data/data-national-14-day-notification-rate-covid-19

On peut malheureusement s’attendre à ce que l’activité soit impactée, soit, mais moins que lors de l’hiver 2020, principalement grâce à des niveaux d’immunité plus élevés. Attention cependant, le nouveau variant Omicron pourrait changer la donne de ce point de vue.
Les implications de la hausse des taux d’infection sur l’inflation sont moins claires. De nouvelles restrictions contribueraient à atténuer les pressions sur les prix dans les secteurs de services sensibles au Covid. Mais elles pourraient aussi accentuer les problèmes dans les chaines d’approvisionnement et donc renforcer la pression sur les prix déjà élevés des biens de consommation. Voilà qui ne va pas aider nos banquiers centraux à y voir plus clair !

Philippe
Co-fondateur et gérant des fonds Ismo